La recherche continuelle d'une réinvention

Peu de temps après mes travaux photographiques de mars 2017, je me suis ré-entouré d'anciens outils optiques que j'avais cessé d'utiliser depuis de très nombreux mois : ma paire de jumelles en prismes en toit 8x42 et ma longue-vue achromatique 20-60x80. Une instrumentation fortement efficiente de part notamment leur étanchéité à l'azote, leur assurant un parfait fonctionnement, même dans les conditions météorologiques les plus épiques en toutes saisons. Le 8 avril, à la Base de Loisirs de Jablines à Annet-sur-Marne, j'observais une bergeronnette grise dans des conditions de grand soleil mais aussi de nombreuses foulques et un rassemblement de plusieurs dizaines de mouettes rieuses sur le lac principal. Le 25 avril, je redécouvre avec une certaine joie l'excellent livre "A l'Affût des étoiles" qui me fut offert avec mon télescope de 200mm en décembre 1999. J'en tire de nombreux calculs pour essayer d'établir une stratégie prochaine pour tenter de me remettre un jour, peut-être, à l'observation astronomique nomade. Deux jours plus tard, je teste un site d'observation de la nature, jugé très fructueux par de nombreux ornithologues, d'où je parviens sur plusieurs de ses mares internes jonchées de nénuphars, à effectuer plusieurs observations très qualitatives de grenouilles rousses et vertes.  

Le 4 mai, je deviens officiellement membre du Centre Ornithologique d'Ile-de-France (CORIF). 


Du 16 au 19 mai, une pause philosophique indispensable sur la notion de l'échec et ses vertus marque mon emploi du temps par la lecture du livre de Charles Pépin consacré bien précisément à ce sujet, durant laquelle je prend un grand nombre de notes en essayant d'en tirer l'éclaircissement sur une route un peu sombre. Les grandes réussites de demain trouvent souvent leur source dans les échecs d'aujourd'hui. Le 23 mai, je poursuis mes découvertes géographiques par l'exploration d'un nouveau secteur de la Seine-et-Marne (77) dominé par deux étangs, une ferme, un moulin et des paysages me rappelant un peu ce Pays de Bray qui aura marqué une large période de mon développement personnel entre 2009 et 2015. Ce 23 mai, j'aperçois un Héron Cendré en surveillance mais aussi la nidification d'un couple de Grèbes Huppés et de Foulques. Un Rouge-Gorge s'invite aussi furtivement dans le champ de ma paire de jumelles. A défaut de contact visuel, je repère un grand nombre de grenouilles par leur son caractéristique. Enfin, le circuit en sous-bois caractérisant ce secteur est l'occasion ce même jour d'utiliser mon télémétrique FUJIFILM X100T pour saisir le spectacle naturel de jeux de lumières offert par le ru et les arbres. 



Le 27 mai, j'explore le zonage sud du même secteur ; exploration au cours de laquelle, je découvre une faune très active avec une nidification de mésanges bleues dans un arbre et pas moins de cinq amphibiens clairement identifiés au bord d'un étang enjolivé par de magnifiques iris d'eau, sans compter un couple de cygnes tuberculés avec leur progéniture mais également l'observation de nidifications de foulques macroules et de gallinules poules-d'eau. Ce même 27 mai, le X100T s'illustre de nouveau en me permettant d'immortaliser ma découverte de l'intérieur de l'église de Coupvray (77).


Rendu célèbre par Louis Braille, le village de Coupvray serait-il finalement cette bien curieuse invitation suprême à me laisser nouvellement guider aveuglément par l'écriture en ces derniers événements, vers une réinvention bienfaitrice ?

31 mars 2017 : Regarder devant soi, malgré tout...

Je me suis surpris en l'achèvement de ce mois de mars 2017 que mon blog ELECTRONS LIBRES soit resté si longtemps figé sur ma mésaventure arachnéenne de l'été dernier concernant ma main droite, avec jusque-là un dernier article dont la publication remontait fin juillet 2016. Depuis, pourtant, ma vie ne s'était pas figée. Depuis, ma main poursuit tranquillement son épidermisation avec succès avec l'aplanissement de la cicatrice ainsi que le blanchiment des tissus, les dernières petites douleurs s'éteignant peu à peu car mon index ayant retrouvé sa flexibilité toute entière.
Depuis, au cours de l'hiver dernier, en décembre, j'ai surtout tout d'abord retrouvé une très précieuse autonomie dans mes divers déplacements (courses et ballades) en prenant enfin le temps de modifier la carte grise de mon véhicule découlant sur la ré-immatriculation de ma voiturette de tourisme dans le nouveau SIV afin de pouvoir le rapatrier depuis le garage du domicile familial jusqu'à ma nouvelle adresse, sur ma place de parking privée.

Mon véhicule au printemps 2009
Tout semblait figé à ma seule volonté de communiquer car disons plus justement que ma créativité avait foncièrement changé un peu de forme afin de me garantir un intérieur résidentiel (cuisine, chambre, rangements,...) conforme avec un certain niveau de confort. Etre propriétaire d'un appartement est honorable mais s'accompagne de devoirs. A cette heure, encore un certain nombre d'aménagements restent à faire mais en ce printemps naissant, un an et demi déjà après mon changement d'environnement, j'ai touché à un but très important : Voir parfaitement clair dans mes affaires. Il s'agit d'un détail qui n'en est pas un ou alors, le détail renfermant toute la raison de mon bien-être. La route est longue surtout quand elle continue à être jalonnée d'imprévus.

Je traverse une période clé de synthèse dans ma vie où je tri pour conserver juste l'essentiel par la destruction du superflu. L'horizon devient net et les raisons de ma situation actuelle, limpides. J'avais d'autres projets encore plus beaux en réserve aux environs de l'été 2017 mais il y a un mois, ils se sont brusquement évaporés et il a fallu reconsidérer l'écriture du futur en me re-concentrant sur moi, rien que sur moi. Dans la trouvaille de l'énergie pour avancer, c'est souvent dans nous-mêmes où demeure la dernière lueur d'espoir. Depuis août 2016, les instants réservés à la photographie furent rares, comparés à la créativité tout à fait pléthorique s'étalant de novembre 2015 jusqu'à mon incident de santé impliquant ma main en juin 2016.

Regarder devant soi, malgré tout, s'impose comme un slogan, telle la bicyclette d'Albert Einstein (1879-1955) symbolisant la vie, se devant d'être toujours en mouvement pour ne pas perdre l'équilibre. Rester debout, encore et toujours, je le dois à ma créativité, tant par l'observation par la photographie, la méditation par la littérature, les interrogations au détour d'événements ou bien la clarification de mon espace de vie privatif par divers travaux manuels. Le château de Versailles en septembre 2016, les boutiques de Noël en décembre 2016, tout comme les lumières de l'église de Blandy-Les-Tours et les jardins du château de Vaux-Le-Vicomte, il y a moins d'une semaine, sont autant de témoignages au milieu d'autres natures créatives que l'équilibre intérieur est sauf.

Dès que possible, j'espère également retrouver l'engouement constructif pour la photo de rue...


















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