Automne et fin d'année 2017 : Nouveau site internet, retour au cinéma et SUPER 8


L'année 2017 est celle de toutes les restructurations et surtout de l'abandon d'un vieux système de pensée. Longtemps rompu à une littérature ainsi que créativité expansives, j'adopte progressivement une re-concentration de mes activités par la culture de la discrétion. Avec mon nouveau site internet "Fenêtre ouverte sur la vie", encapsulage de mon portail originel créé dans un délai éclair d'une semaine, j'ai sonné début octobre la fin d'une époque.
La "cathédrale inachevée" débutée en 2011 demeurera inachevée avec le charme particulier de ce symbolisme que l'on peut retrouver dans le temple de la philosophie érigée dans le Parc Jean-Jacques ROUSSEAU à Ermenonville (Oise-60). J'ai décidé de figer beaucoup de mes publications pour me recentrer sur la seule activité de conteur visuel du quotidien dans laquelle les inconnus sont mes héros. L'année 2017 sera la dernière à être résumée dans ma biographie car j'ai également décidé de l'arrêter, considérant que ceci ne représente plus rien. Je ferme la porte sans pourtant éteindre ma lumière intérieure. Je n'ai très simplement plus grand-chose à démontrer, sinon simplement encore une tonne de choses à découvrir sur un chemin plus privatif.

La rue et l'amour pour la vie des gens m'ont emporté. C'est désormais ce que j'adore montrer et uniquement cela. Ceci me rend la pratique de la photo et les actualisations de mon portail internet bien plus agréables. Indiscutablement, la phase des 35-40 ans est toujours décisive dans une vie et c'est souvent durant cette période que l'on adopte un nouveau virage. Bien que mon appareil photo m'accompagne très régulièrement, avec l'arrivée des nuits longues de l'hiver, je n'ai hélas que trop rarement l'occasion de pratiquer cette photo. Une rareté dont je ne me plains toutefois pas car ce temps libéré m'a permis de me réinvestir parallèlement dans la narration cinématographique avec une nouvelle caméra HD ainsi que la restauration de souvenirs argentiques sur SUPER 8mm issus d'une autre époque (1976-1984). Je traverse une drôle de période où le passé resurgit pour mieux alimenter le présent et l'avenir.

Après l'expansion, voici venue la quête intérieure avec un nouvel axe pour aborder la méditation.
J'étais dans les étoiles, me voici tout à fait terre à terre, auprès de tous mes semblables.

Été 2017 : Suivre son chemin, toujours. La récompense est au bout de sa poursuite.


Chemin, toujours, se doit d'être poursuivi. S'en écarter n'est pas forcément gage d'épanouissement. René Descartes prescrivait lui-même de croire en sa quête personnelle et que lorsqu'on est perdu en forêt, de continuer tout droit au lieu de tourner en rond car c'est la meilleure façon d'espérer sortir de son égarement en débouchant sur une finalité, même si ce n'est pas tout à fait celle espérée. Il y a de ces facultés sous-jacentes ne se révélant que par le travail. Deux ans et demi déjà que le FUJIFILM X100T est mon compagnon de reportage et d'observation du monde qui m'entoure. Deux ans et demi que l'homme est progressivement entré dans mon champ d'investigation photographique. Au départ, braquer son objectif en direction de parfaits inconnus, relève d'un sentiment un peu spécial et d'une démarche un peu étrange. On ne réussit jamais aussi bien en photo que lorsque les sujets que l'on cadre sont aimés, au plus profond de nos tripes. Ce fut vrai avec les vaches pendant plusieurs années et cet amour m'aura valu de belles perspectives. Il m'a donc fallu apprendre de même à aimer les hommes et les femmes qui pouvaient entrer dans mon cadre en y ajoutant le jeu de l'espace qui les entoure. C'est un œil et de nouvelles capacités constructives à développer car réussir l'instantané relève souvent de savoir s'abandonner à sa seule intuition dans un monde d'une mouvance continue. Indéniablement, la visée télémétrique dénuée de toute information distrayante, bien qu'approximative, représente le meilleur moyen pour laisser l'intuition écrire d'elle-même le cours des choses, entre notre perception et le couperet final décidé par notre index. Sous l'effet bénéfique de l'expérience, j'ai appris à ne plus m'encombrer d'informations comme la vitesse et l'ouverture dans la visée ; seul le cadre lumineux blanc délimitant le théâtre de la future nouvelle action à venir suffit à l'alimentation de la direction à donner à mon futur tir sur cible(s).

Image - Copyright FUJIFILM
Foudroyé temporairement dans ma santé au cours de l'été 2016 dans mon élan vers ma libération en photo de rue, je m'étais quelque peu renfermé dans une productivité presque nulle et il a fallu presque tout reprendre à zéro. Le secret de la photo de rue, c'est d'arriver à établir le terreau favorable au dépassement des appréhensions par rapport à l'inconnu(e) pour s'autoriser à l'enregistrer. Pour y arriver, il me semble aujourd'hui certain qu'il faille miser sur une certaine régularité de la pratique. Plus on tire, plus la probabilité de réussir augmente, plus la confiance augmente et plus la pertinence du regard créatif est décuplée, il s'agit d'un cercle vertueux indéniable dans ce type de photo. Il convient aussi de se convaincre une bonne fois pour toutes que nul ne peut s'ériger contre votre envie de photographier des inconnus dans la rue car la loi n'encadre pas le droit de photographier mais délimite seulement la publication de vos résultats. Dans la publication de vos images, vous ne craignez pas grand-chose non plus si vos travaux visent à mettre en valeur positivement vos sujets mais certainement pas à leur porter préjudice. A la croisée d'un travail soutenu, de l'amour de vos sujets, la récompense est au bout. 



Au début, comme tous les photographes de rue débutants, je me sentais davantage à l'aise avec la focale de 50mm mais depuis, ma perception a quelque-peu évolué et j'aurais tendance aujourd'hui plutôt à croire que la focale de 28mm de Garry Winogrand avec sa très large profondeur de champ à f/16 serait bien plus polyvalente/performante qu'aucune autre focale dans la rue, rien que pour une question de mise en oeuvre vis à vis de la mise au point. Complémentairement, les flous d'arrière-plans ressortent difficilement en noir&blanc et ne sont finalement pas obligatoirement nécessaires pour donner de la force à une photo de rue, même en couleur. La photo de rue semble justement avec le recul tirer sa force, de la planéité issue d'une netteté maximale. Je semblais un peu perdu il y a encore quelques semaines mais finalement, suivre son chemin, toujours !

Printemps 2017 : La recherche continuelle d'une réinvention

Peu de temps après mes travaux photographiques de mars 2017, je me suis ré-entouré d'anciens outils optiques que j'avais cessé d'utiliser depuis de très nombreux mois : ma paire de jumelles en prismes en toit 8x42 et ma longue-vue achromatique 20-60x80. Une instrumentation fortement efficiente de part notamment leur étanchéité à l'azote, leur assurant un parfait fonctionnement, même dans les conditions météorologiques les plus épiques en toutes saisons. Le 8 avril, à la Base de Loisirs de Jablines à Annet-sur-Marne, j'observais une bergeronnette grise dans des conditions de grand soleil mais aussi de nombreuses foulques et un rassemblement de plusieurs dizaines de mouettes rieuses sur le lac principal. Le 25 avril, je redécouvre avec une certaine joie l'excellent livre "A l'Affût des étoiles" qui me fut offert avec mon télescope de 200mm en décembre 1999. J'en tire de nombreux calculs pour essayer d'établir une stratégie prochaine pour tenter de me remettre un jour, peut-être, à l'observation astronomique nomade. Deux jours plus tard, je teste un site d'observation de la nature, jugé très fructueux par de nombreux ornithologues, d'où je parviens sur plusieurs de ses mares internes jonchées de nénuphars, à effectuer plusieurs observations très qualitatives de grenouilles rousses et vertes.  

Le 4 mai, je deviens officiellement membre du Centre Ornithologique d'Ile-de-France (CORIF). 


Du 16 au 19 mai, une pause philosophique indispensable sur la notion de l'échec et ses vertus marque mon emploi du temps par la lecture du livre de Charles Pépin consacré bien précisément à ce sujet, durant laquelle je prend un grand nombre de notes en essayant d'en tirer l'éclaircissement sur une route un peu sombre. Les grandes réussites de demain trouvent souvent leur source dans les échecs d'aujourd'hui. Le 23 mai, je poursuis mes découvertes géographiques par l'exploration d'un nouveau secteur de la Seine-et-Marne (77) dominé par deux étangs, une ferme, un moulin et des paysages me rappelant un peu ce Pays de Bray qui aura marqué une large période de mon développement personnel entre 2009 et 2015. Ce 23 mai, j'aperçois un Héron Cendré en surveillance mais aussi la nidification d'un couple de Grèbes Huppés et de Foulques. Un Rouge-Gorge s'invite aussi furtivement dans le champ de ma paire de jumelles. A défaut de contact visuel, je repère un grand nombre de grenouilles par leur son caractéristique. Enfin, le circuit en sous-bois caractérisant ce secteur est l'occasion ce même jour d'utiliser mon télémétrique FUJIFILM X100T pour saisir le spectacle naturel de jeux de lumières offert par le ru et les arbres. 



Le 27 mai, j'explore le zonage sud du même secteur ; exploration au cours de laquelle, je découvre une faune très active avec une nidification de mésanges bleues dans un arbre et pas moins de cinq amphibiens clairement identifiés au bord d'un étang enjolivé par de magnifiques iris d'eau, sans compter un couple de cygnes tuberculés avec leur progéniture mais également l'observation de nidifications de foulques macroules et de gallinules poules-d'eau. Ce même 27 mai, le X100T s'illustre de nouveau en me permettant d'immortaliser ma découverte de l'intérieur de l'église de Coupvray (77).


Rendu célèbre par Louis Braille, le village de Coupvray serait-il finalement cette bien curieuse invitation suprême à me laisser nouvellement guider aveuglément par l'écriture en ces derniers événements, vers une réinvention bienfaitrice ?

31 mars 2017 : Regarder devant soi, malgré tout...

Je me suis surpris en l'achèvement de ce mois de mars 2017 que mon blog ELECTRONS LIBRES soit resté si longtemps figé sur ma mésaventure arachnéenne de l'été dernier concernant ma main droite, avec jusque-là un dernier article dont la publication remontait fin juillet 2016. Depuis, pourtant, ma vie ne s'était pas figée. Depuis, ma main poursuit tranquillement son épidermisation avec succès avec l'aplanissement de la cicatrice ainsi que le blanchiment des tissus, les dernières petites douleurs s'éteignant peu à peu car mon index ayant retrouvé sa flexibilité toute entière.
Depuis, au cours de l'hiver dernier, en décembre, j'ai surtout tout d'abord retrouvé une très précieuse autonomie dans mes divers déplacements (courses et ballades) en prenant enfin le temps de modifier la carte grise de mon véhicule découlant sur la ré-immatriculation de ma voiturette de tourisme dans le nouveau SIV afin de pouvoir le rapatrier depuis le garage du domicile familial jusqu'à ma nouvelle adresse, sur ma place de parking privée.

Mon véhicule au printemps 2009
Tout semblait figé à ma seule volonté de communiquer car disons plus justement que ma créativité avait foncièrement changé un peu de forme afin de me garantir un intérieur résidentiel (cuisine, chambre, rangements,...) conforme avec un certain niveau de confort. Etre propriétaire d'un appartement est honorable mais s'accompagne de devoirs. A cette heure, encore un certain nombre d'aménagements restent à faire mais en ce printemps naissant, un an et demi déjà après mon changement d'environnement, j'ai touché à un but très important : Voir parfaitement clair dans mes affaires. Il s'agit d'un détail qui n'en est pas un ou alors, le détail renfermant toute la raison de mon bien-être. La route est longue surtout quand elle continue à être jalonnée d'imprévus.

Je traverse une période clé de synthèse dans ma vie où je tri pour conserver juste l'essentiel par la destruction du superflu. L'horizon devient net et les raisons de ma situation actuelle, limpides. J'avais d'autres projets encore plus beaux en réserve aux environs de l'été 2017 mais il y a un mois, ils se sont brusquement évaporés et il a fallu reconsidérer l'écriture du futur en me re-concentrant sur moi, rien que sur moi. Dans la trouvaille de l'énergie pour avancer, c'est souvent dans nous-mêmes où demeure la dernière lueur d'espoir. Depuis août 2016, les instants réservés à la photographie furent rares, comparés à la créativité tout à fait pléthorique s'étalant de novembre 2015 jusqu'à mon incident de santé impliquant ma main en juin 2016.

Regarder devant soi, malgré tout, s'impose comme un slogan, telle la bicyclette d'Albert Einstein (1879-1955) symbolisant la vie, se devant d'être toujours en mouvement pour ne pas perdre l'équilibre. Rester debout, encore et toujours, je le dois à ma créativité, tant par l'observation par la photographie, la méditation par la littérature, les interrogations au détour d'événements ou bien la clarification de mon espace de vie privatif par divers travaux manuels. Le château de Versailles en septembre 2016, les boutiques de Noël en décembre 2016, tout comme les lumières de l'église de Blandy-Les-Tours et les jardins du château de Vaux-Le-Vicomte, il y a moins d'une semaine, sont autant de témoignages au milieu d'autres natures créatives que l'équilibre intérieur est sauf.

Dès que possible, j'espère également retrouver l'engouement constructif pour la photo de rue...


















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