24 septembre 2015 : Première opération en Pays de Bray


Depuis le vendredi 18 septembre au soir et ceci, jusqu'au 11 octobre au soir prochain, me voici en congés annuels.
Comme d'habitude, c'est l'occasion de remplir les cartes mémoires et de me consacrer pleinement à la photographie du Pays de Bray, lieu devenu récurrent depuis l'été 2009. Cette sixième édition 2015 est d'une saveur très particulière car il s'agit très certainement de la dernière car au courant de cet hiver, je vais sans doute déménager dans le Val-de-Marne (94) mais également parce-qu'il s'agit de la seule édition qui ne sera pas couverte par mes deux reflex et leurs nombreux objectifs. Ces deux dernières années, j'avais déjà beaucoup réduit ma productivité sur ce secteur mais mon éloignement géographique sera fort évidemment fatal à la poursuite de mes travaux sur le Pays de Bray. Pour sortir tout naturellement des sentiers battus, cette dernière édition sera totalement réalisée au compact professionnel FUJIFILM X100T et à sa focale fixe unique de 35 mm, dit le "LEICA du pauvre". Première occasion de montrer le Pays de Bray sous une vision humaine (la focale de 35mm correspond assez fidèlement au champ de l'oeil humain) et démontrer simplement une énième fois que très peu de moyens peuvent suffire à produire des images très intéressantes.

Contrairement aux autres années, mes congés ont débuté par plusieurs jours de repos à ne rien faire, tout d'abord à cause d'une très grosse fatigue et secondo, à cause d'une météo peu clémente. J'ai réalisé quelques images dans le Val D'Oise malgré tout le dimanche 20 septembre, jour où la météo se présenta sous d'assez bons hospices. Après deux jours de nouveau sous la pluie, le mercredi 23 septembre fut très moyennement ensoleillé (suffisant pour faire des images) mais je fus malheureusement occupé par mes dossiers administratifs en cours pour mon futur déménagement (achat d'appartement oblige) et très justement cette année, j'ai compté également mettre à jour le logiciel interne + la carte de mon GPS TOMTOM ainsi que revoir complètement ma base de données en points GPS afin de parfaire la préparation de mes affaires, tant pour mes images dans le Pays de Bray que dans l'exploration photographique future du département du Val-de-Marne. 

Selon les dernières projections météorologiques que j'avais obtenu la veille, le jeudi 24 septembre était prévu acceptable pour la photo, malgré des risques de seulement 0,5mm de pluie vers 17h00. Il n'en sera justement rien de tout cela. Dès le départ vers 13h00 de mon parcours vers le Pays de Bray, j'ai subi des chutes de pluie. En arrivant vers 14h30 sur le secteur, quelques éclaircies rassurantes malgré un ciel menaçant : Je prends quelques photos depuis un point GPS bien connu. Et je tente de poursuivre un programme pouvant être intéressant visant de rallier plusieurs points GPS pour leur donner une bien plus précise dénomination sur mon GPS que celle, mystérieuse, enregistrée quelques années plus tôt comme "balise" ou "curiosité". Je redécouvre des lieux fabuleux où se pressent les lumières de nuages structurés et des bovins Charolais. Je tente les compositions audacieuses avec l'unique focale de 35 mm à ma disposition.





La période de septembre et octobre est souvent l'occasion pour les autorités d'effectuer des travaux sur les routes et avec la pluie qui commence à tomber de plus en plus depuis 16h00, je commence à me dire qu'il est bon de rebrousser chemin pour aller me mettre au chaud chez moi. Malheureusement, en empruntant une très longue départementale me permettant de me réaligner peu à peu sur cette route du retour, je tombe en pleins travaux de macadam. Un ouvrier m'annonce qu'il me faut rebrousser chemin et tenter un autre parcours intermédiaire pour rejoindre le village visé pour mon retour. Du coup, commence les ennuis car les chutes de pluie atteignent les 4mm sur la chaussée et je dois amorcer l'une des vitesses les plus rapides pour les essuies-glaces. Je souhaite m'arrêter prudemment sur le bord herbeux d'un champ à la terre très tendre pour régler mon GPS afin de me définir ce fameux parcours de contournement mais mon véhicule s'embourbe, les roues tournent désespérément dans la glaise bien molle et je ne peux me dépêtrer de ce piège. Je dois mon seul point de salut à un jeune agriculteur (que je salue très très chaleureusement) qui me voyant dans cette situation désespérée viendra me tenir main forte en pleine tempête de pluie pour dégager mon véhicule en le poussant fortement à deux en dehors de cette zone inhospitalière. Une voiturette de tourisme possède des inconvénients (telle qu'une vitesse de pointe, bridée à 55 km/h) mais dans ce cas précis, elle possède un avantage de taille : Son faible poids de 350 kg à vide. Avec un véhicule ordinaire d'environ une tonne, pas sûr que la force seule combinée de deux individus auraient suffit à me dégager d'un tel piège. Sitôt reparti avec le GPS finement programmé, je n'ai pas demandé mon reste en affrontant l'une des conditions pluvieuses les plus horribles depuis mes débuts d'autonomie en 2008 (pluie battante avec au moins 5mm sur la chaussée pendant un peu plus de 90 minutes de trajet).
Je me souviendrais longtemps de ce jeudi 24 septembre 2015.
J'espère que les prochains jours seront plus cléments avec moi, tant d'un point de vue climatique que photographique...


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