10 mai 2015 : Une histoire de choix de films


Je ne suis pas du genre d'individu à me lancer tête baissée dans une opération sans la mûrir longuement. Préparant tranquillement mon reportage d'entreprise du mois de juin depuis début mai, je profite de mes propres reportages pour poursuivre mon approfondissement personnel du côté du rendu des couleurs des différents films proposés par l'interface d'un boitier FUJIFILM X-Series Prémium, à savoir le X100T dans mon cas tout à fait personnel. Quand on réalise ses prises de vues en RAW (format .RAF pour FUJIFILM), il est possible depuis la dernière version de RAW FILE CONVERTER EX 2.0 de choisir le rendu d'un film, même après la prise de vue. Cependant, pour gagner beaucoup de temps de développement de ces RAW et sur la publication finale, notamment en reportage où la prise de vue à la volée est de mise, il convient de réaliser le choix du film une bonne fois pour toutes sur le boitier dès la réalisation des images, surtout si on cumule comme certains photojournalistes, les RAW+JPEG. A ce propos, mon reportage m'a permis de faire connaissance avec le rendu particulièrement réaliste et surtout très doux de la FUJICHROME ASTIA. Depuis le début de mon utilisation du X100T, j'ai placé ma nette préférence comme beaucoup de X-PHOTOGRAPHERS sur le rendu colorifique de la mythique KODACHROME 64 (profil "CLASSIC CHROME") dont le rendu s'accorde particulièrement aux lumières diffuses d'intérieur des églises. Cependant, à de nombreuses reprises, j'ai pu constater l'incompatibilité de la KODACHROME avec les visages humains que je trouve trop contrastés et trop rouges à mon goût. Vu que le reportage couleur que je prépare pour mon entreprise réunit la plupart du temps des visages humains, il m'a fallu reconsidérer sporadiquement mon choix de pellicule pour un rendu beaucoup plus neutre. Initialement, je me suis fié aux recommandations de FUJIFILM et j'ai d'abord testé le rendu de la FUJICHROME PROVIA, désignée comme la pellicule standard, dans le village de Gerberoy (Oise), le 10 mai 2015. En étudiant les résultats des RAF sur mon ordinateur, je trouvais les contrastes de la PROVIA encore trop "brutaux" pour une vraie polyvalence pour un reportage réunissant à la fois des sujets humains, des intérieurs, des extérieurs. A partir de recherches sur internet, j'ai été aiguillé vers le rendu de la FUJICHROME ASTIA. En testant l'ASTIA sur plusieurs de mes RAF de Gerberoy avec RAW FILE CONVERTER EX 2.0, le rendu parfaitement neutre que je cherchais pour mon reportage m'a sauté au visage comme une évidence. Cette pellicule présente l'intérêt d'avoir plus de caractère dans les couleurs que la PROVIA tout en représentant un très bon consensus de rendu pour la plupart des yeux qui se poseront sur mes images.

La FUJICHROME ASTIA dans la pratique à Gerberoy (Oise) :






Je ne m'aventurai pas à montrer des visages humains réalisés avec la FUJICHROME ASTIA mais les rougeurs et les trop forts contrastes sur les visages que l'on pouvait observer avec la KODACHROME 64 ont disparus, laissant apparaître des tons chair parfaitement doux. 

6 mai 2015 : Flash TTL FUJIFILM EF-42

Le FUJIFILM X100T est devenu mon compagnon préféré de prises de vues depuis début 2015. Changer de marque de boitier implique bien souvent d'adjoindre les accessoires associés pour retrouver la flexibilité créative que je possède avec mes boitiers NIKON. Notamment pour un flash, la compatibilité de mes flashs NIKON n'est pas de mise avec un produit FUJIFILM. De ce fait, il m'a fallu obligatoirement investir dans un flash de la marque pour bénéficier notamment de la fameuse mesure TTL (Through The Lens - Mesure à travers l'objectif). Comme dans le cadre de mes flashs NIKON, la mesure TTL représente la garantie d'obtenir des clichés très bien exposés par une parfaite évaluation par le couple boitier-flash, en quelques dixièmes de secondes, de l'intensité lumineuse supplémentaire à délivrer dans la scène.

Le FUJIFILM EF-42 représente un très beau cousin du NIKON SB-900 que j'utilise avec mes reflex, doté d'une tête cobra très flexible que l'on peut incliner de 0° à +100° et que l'on peut orienter sur 360° soit le choix d'un départ de lumière s'inscrivant dans le recouvrement complet d'une demie-sphère. Du coup, comme avec le NIKON SB-900, il en résulte la possibilité d'envoyer la décharge de lumière artificielle dans n'importe quelle direction dans la pièce, ce qui s'avère pour le moins très hautement créatif. J'ai investi dans le FUJIFILM EF-42, tout d'abord donc pour cette souplesse d'orientation de la source lumineuse mais également pour son alimentation autonome avec 4 piles, dissociée de celle du X100T et aussi, surtout pour sa formidable réserve de puissance (nombre guide de 42 à 100 ISO). Tous ses atouts s'avèrent incontournables dans une période où je me dirige tout droit vers la couverture de la future journée du personnel de l'entreprise pour laquelle je travaille, en juin prochain. On ignore encore très justement la teneur de la météorologie qui aura lieu ce jour là (grand soleil, nuages, pluie ?) mais dans le cas extrême d'une condamnation à des scènes intérieures à cause d'une pluie battante, le FUJIFILM EF-42 pourra s'avérer un compagnon quasi-incontournable pour pallier au manque de lumière, bien que le X100T soit particulièrement remarquable jusque dans les plus hautes sensibilités ISO. Compagnon d'autant plus agréable à utiliser que malgré sa forte et très confortable puissance, il présente un encombrement globalement moindre par rapport au NIKON SB-900, ce qui facilite son transport. Il s'agit très vraisembablement d'un flash SUNPACK rebaptisé par FUJIFILM. Je saluerai par ailleurs, l'interface autonome simple mais diaboliquement efficace du FUJIFILM EF-42 pour les réglages de puissance et son paramétrage. Pour comparaison, l'interface du NIKON demande beaucoup plus d'apprentissage, tandis que celle du FUJIFILM est beaucoup plus intuitive. Certes, certains me diront pour défendre le NIKON SB-900 qu'il permet la gestion de certaines subtilités que le FUJIFILM ne permet pas mais en tout état de cause, les subtilités sont parfois source de complications inutiles car au passage à la pratique, le EF-42 remplit parfaitement son rôle de flash cobra haut de gamme et permet d'obtenir des clichés tout à fait similaires à ce que j'étais habitué avec NIKON sur le plan d'une gestion exemplaire de la lumière artificielle.

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