06 mars 2015 : Pourquoi le capteur FUJIFILM X-TRANS CMOS II est-il si génial ?

Les boitiers FUJIFILM X sont capables de performances inégalées par rapport aux marques concurrentes comme CANON, NIKON, SONY, PENTAX,...etc. Comme déjà mentionné dans mes billets précédents, FUJIFILM se démarque surtout par des boitiers s'expliquant par des images d'une grande dynamique naturelle, au point qu'il devient possible de se passer assez souvent de la séquence du post-traitement (dérawtissage) à partir du RAW d'origine et de se suffire du JPEG produit directement par le boitier. Un gain considérable de temps pour le photographe, favorisant le plaisir pur de photographier sur le temps de développement. 

Indiscutablement, je ne le répéterai jamais assez, le FUJIFILM X100T représente une révolution au milieu de mon artillerie de marque NIKON. L'âme d'un appareil photo numérique est très certainement son capteur et les performances observées chez les boitiers FUJIFILM X ne sont pas étrangères à la nature du capteur qu'ils embarquent. Mon énorme curiosité technique s'est efforcée, comme à son habitude, de résoudre les différentes caractéristiques du fameux capteur de FUJIFILM, le X-TRANS CMOS II.

Tout d'abord, la légende se rattachant aux chiffres des repères de la première illustration permet de nommer les différents composants du capteur X-TRANS CMOS II :

  1. Micro-lentilles
  2. La structure des filtres de couleur X-Trans (différente de la matrice de Bayer)
  3. Filtre d'interception de la lumière
  4. Capteur de détection de phase placé dans l'axe d'un pixel vert
  5. Photodiodes

Le capteur X-TRANS CMOS II se distingue tout d'abord par sa structure spécifique de disposition des filtres de couleur (rep.2), différente de la matrice de Bayer. De ce fait, il n'est plus nécessaire d'installer un filtre passe-bas pour combattre le moiré et la résolution atteinte dans les images se retrouve très supérieure à celle de mes reflex NIKON D90 et D7000.



Avec ce capteur, FUJIFILM a été capable de développer un détecteur numérique permettant de disposer au format APS-C d'une qualité d'image surpassant même celle des appareils photo reflex full frame. Parallélement, le point très fort du capteur X-TRANS est son excellente dynamique, ses teintes progressives, ses dégradés riches et les 14 bits de sortie que l'on doit à sa combinaison au processeur de traitement d'image EXR du FUJIFILM X100T. En travaillant en mode monochrome, j'ai été par ailleurs tout à fait ravi par la beauté des noirs et blancs et je n'ai pas été surpris après coup, après étude de la structure fonctionnelle du capteur, d'y découvrir un ratio favorable aux pixels blancs et verts.


L'analyse de l'organisation des pixels selon le brevet N°2013-258168 de FUJIFILM laisse apparaître des pixels verts et blancs deux fois plus gros que leurs voisins rouges et bleus. Cette disposition exotique semble favorable très probablement à la prise de vue en noir et blanc par des blancs plus profonds et une valorisation de la couche verte dont ceux qui ont pratiqué l'astrophotographie comme moi savent qu'elle présente toujours la meilleure résolution et le meilleur contraste général. Les pixels blancs permettant au passage très judicieusement d'assurer un gain en sensibilité par rapport à la structure de Bayer qui n'en possède pas !

Si la qualité d'image est indiscutablement une grande réussite du capteur, le X-TRANS se s'arrête pas en si bon chemin et présente un second atout de taille : Assurer un autofocus (AF) particulièrement véloce. Habituellement des compacts comme le X100T utilisent exclusivement un AF par contraste. Grâce à la structure particulière du X-TRANS, on a pu implanter au sein d'un capteur les moyens d'effectuer de l'AF par détection de phase comme sur les reflex. Sur mon site internet officiel, j'avais déjà étudié la différence entre les deux autofocus. L'AF par détection de phase présente l'avantage d'assurer une mise au point bien plus rapide car il consiste à détecter immédiatement la distance d'un sujet en fonction d'une différence existant entre deux images de ce même sujet. FUJIFILM s'est avéré d'autant plus compétitif par rapport à l'AF des reflex que son AF par détection de phase fonctionne selon la "méthode de détection de phase d'image". Du coup, l'AF de FUJIFILM implanté dans le X100T notamment, combine très intelligemment la vitesse de la détection par phase et la précision de la détection par contraste : Imparable dans un si petit format et du coup, un tel capteur laisse le photographe prendre facilement des clichés correspondant exactement à ses attentes...Un agrément précieux !

Merci à Kazuya Oda, Takashi Aoki, Tomohiro Sakamoto et Noriko Kawamura !

Aucun commentaire:

Articles les plus consultés depuis les 7 derniers jours...