18 février 2015 : Le FUJIFILM X100T, l'hymne aux JPEG

Mon investissement tout récent dans le FUJIFILM X100T a déclenché un affrontement interne au fond de moi entre deux écoles de la photographie numérique : Celle du traitement minutieux d'images à partir de leurs brutes de capteur (fichier RAW) et l'instantabilité d'images au format JPEG sans traitement ultérieur. Venant très précisément de la structure particulière atypique de son capteur APS-C "X-Trans CMOS II" de 16,3 millions de pixels qui ne répond pas à la constitution traditionnelle des capteurs couleur par matrice de Bayer, le FUJIFILM X100T m'impose immédiatement une nouvelle façon de travailler. Comme à mon habitude, dès l'acquisition de ce boitier compact, j'ai poursuivi au tout début par la même méthode de travail, à savoir réaliser mes images au format RAW. Or, le format RAW de FUJI (le RAF) est soutenu par seulement quelques très rares logiciels de post-traitement et ma licence de DXO Optics Pro, fraîchement acquise il y a cinq mois à peine, ne décode pas ce format. La conception atypique du capteur conduit très vraisemblablement selon plusieurs sources à ce que les RAW de FUJI ne soient pas si faciles à développer à partir de la méthode de dématricage traditionnelle et que le prix à payer à produire des fichiers très lourds d'environ 35 Mo par photo n'en vaut finalement pas la chandelle.
De toute la sphère photographique, il ne fait plus guère de doutes que la particularité première du X100T, dû notamment à la nature atypique de son capteur CMOS, s'exprime par une qualité exceptionnelle de ses JPEG dont aucune marque concurrente (CANON, NIKON, SONY,...) ne peut rivaliser, sans compter l'incontournable connaissance de FUJI en matière de couleur et de simulation de films.

Le FUJIFILM X100T s'impose tout naturellement comme le meilleur appareil photo de reportage car en mettant au point à la fois des algorithmes puissants de traitement du signal et une structure originale de capteur, FUJI défend une autre école de l'imagerie numérique, véritablement à contre-pied de la seconde défendue par les grandes marques traditionnelles de la photo. Il ne fait pas de doute que du début jusqu'à la fin, le X100T a été conçu pour la prise de vue immédiate de haute qualité en JPEG pour éviter presque totalement la séance de post-traitement en épousant la bonne vieille école de l'argentique, en proposant de choisir la simulation parfaite de l'émulsion argentique FUJI de son choix, dès la prise de vue. Une façon de travailler très séduisante, comme un hymne au format JPEG et à la spontanéité du reportage sur le vif. Avant de m'en être servi suffisamment longtemps, je ne croyais pas beaucoup à la qualité légendaire des JPEG de FUJI et à sa maitrise de la colorimétrie mais j'ai été obligé de m'en convaincre très rapidement par des tests probants, réalisés de jour comme de nuit, les 15 et 16 février dernier.

Si les RAW ne sont pas reconnus par DXO, les JPEG le sont sans aucun problème par contre (avec décodage des EXIF de surcroît) et il est ainsi toutefois possible d'effectuer certaines petites corrections importantes quand ceci est nécessaire. Avec le X100T, j'ai dû revoir ma copie des dix dernières années dans mon soutien absolu du RAW et accepter à épouser le format JPEG, convaincu que FUJI est le meilleur dans ce domaine pour l'accomplissement de mes reportages. Le gain de temps en publication se révèle immédiatement très appréciable et l'autre avantage, moins important mais tout de même très agréable est l'allégement considérable de mes disques durs, critère facilitant considérablement le stockage de mes oeuvres.






A la vision de ces quelques images prises très spontanément à la volée au X100T, on peut se permettre très facilement de se laisser tenter par l'amour définitif des JPEG de FUJI !

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