15 février 2015 ===> 27 février 2015 : L'artiste peintre François LAVAL - Auvers-sur-Oise

Quand un artiste-peintre d'Auvers-sur-Oise et un artiste-photographe d'une commune des alentours se rencontrent, cela donne des échanges lumineux et...Des photos. François LAVAL était particulièrement soucieux, suite à mon passage dans son atelier de peinture situé dans un local de la gare d'Auvers-sur-Oise, que je réalise la promotion de son travail particulièrement prolifique d'oeuvres originales et d'interprétations de maîtres. En arrivant par le train, c'est très difficile de lui échapper ! L'artiste-peintre est un homme de contact et vous apprécierez de discuter avec lui de son travail, d'autant qu'il ne manque pas d'anecdotes amusantes. Pour mon FUJI X100T, dès son acquisition la veille dans un magasin parisien, ce fut le 15 février 2015 après-midi sa première utilisation réelle en photographie documentaire.

Outre ses très nombreuses toiles (plus de 5000 !) réalisées sur plusieurs décennies, il s'est illustré plus particulièrement par un travail en extérieur, visible depuis la route principale du village.

La publication de mon reportage du 15 février aura pris un peu de temps mais me voici dorénavant en paix avec moi-même par rapport à l'engagement de promotion que j'avais pris vis à vis de cet artiste. L'arrivée de la version 4 de RAW FILE CONVERTER EX 2.0 n'est par ailleurs pas étrangère à cette publication, tout autant de mes propres sollicitations et sollicitudes d'artiste-photographe.

L'artiste-peintre au milieu de ses toiles
Travail mural extérieur

Notamment dans son travail mural extérieur tout simplement remarquable, on y retrouve tous les symboles de la ville d'Auvers-sur-Oise (l'église, le Docteur Gachet, Vincent Van-Gogh, le tableau des Tournesols, la gare,...). Bravo et chapeau l'artiste !

26 février 2015 : Le jour où la première école s'est imposée sur la seconde

Dans mon précédent billet, je parlais de l'existence de deux écoles : La première consistant à la prise de vue en RAW et développement ; la seconde se limitant à la prise de vue directe en JPEG. Il ne fait absolument aucun doute que le FUJI X100T fourni très certainement les images JPEG les plus belles (toutes marques confondues). Même la marque LEICA couramment cité comme celle de l'excellence ne fait pas aussi bien.
Lors de mes travaux nocturnes sur Paris, je m'étais résolu à travailler entièrement en JPEG en m'abandonnant à la maîtrise exceptionnelle de FUJI dans ce domaine. Depuis le 26 février 2015, la nouvelle version 4 du logiciel gratuit de FUJIFILM, RAW FILE CONVERTER EX 2.0, est venu répondre aux souhaits et beaucoup d'attentes de la première école. J'avais briévement testé la version 3 mais son interface ainsi que ses fonctionnalités ne m'avaient pas convaincu. Je désespérais encore il y a quelques temps de l'impossibilité de traiter en natif avec DXO Optics Pro ces maudits fichiers .RAF contenant pourtant le Graal de la qualité d'image ultime du capteur du X100T. Avec cette nouvelle mouture de RAW FILE CONVERTER, FUJI m'a très agréablement surpris en fournissant enfin des moyens très efficaces de pouvoir tirer totalement parti des RAW de ses boitiers X-PREMIUM et de passer outre les spécificités du capteur X-TRANS sur lesquelles se casse les dents LIGHTROOM (ainsi que d'autres logiciels).

Cliquer pour agrandir
Gratuit pourrait signifier "logiciel au rabais". Dans le cas de RAW FILE CONVERTER, il n'en est rien. On se retrouve bel et bien devant un dérawtiseur (sur PC comme sur MAC) de très bonne qualité s'offrant même le luxe de proposer des fonctions que je ne trouvais jusque-là que dans DXO Optics Pro comme la possibilité de copier tous les réglages de développement d'un cliché et de les attribuer d'un clic à toute une série de RAW ! Et bien sûr, on retrouve toutes les autres fonctions habituelles comme le recadrage et le développement par lot des images en JPEG comme en TIFF 8 ou 16 bits. A l'usage, la version 4 semble avoir gagné au passage de la vélocité par rapport à la précédente version 3. Pour mon grand bonheur, on notera la parfaite compatibilité des TIFF générés par RAW FILE CONVERTER avec Nikon Capture NX2 et DXO Optics Pro. De ce fait, il devient possible d'apporter ma dernière patte artistique à mes clichés avec les fonctions très puissantes de ces deux logiciels dont j'ai acquis respectivement les licences en 2008 et 2014.

Pas de doute, FUJIFILM avait depuis très longtemps satisfait l'école des reporters sur le vif fan des JPEG directement exploitables. Avec la version 4 de son dérawtiseur, l'école du format RAW et du développement trouve enfin un outil capable de s'en donner à coeur-joie avec toute la quintessence des 16,3 millions de pixels du capteur sans filtre passe-bas du X100T. La vraie nouveauté et pas des moindres de la version 4 de RAW FILE CONVERTER est surtout de permettre enfin la gestion ainsi que l'attribution de la simulation des films FUJI (Provia, Astia, Velvia,...) et du nouveau rendu CLASSIC CHROME, à partir des RAW. La boucle est bouclée. En tous les cas pour moi, tous les étages de la fusée sont dorénavant assemblés pour l'exploitation de tout le potentiel de mon nouveau compagnon de jeu. Mercredi 25 février, la réception d'un colis d'accessoires indispensables pour mon exemplaire du FUJI X100T (housse en cuir noir, filtre de protection et pare-soleil) rend possible la protection du précieux objectif FUJINON de 23mm dont je trouvais la lentille frontale beaucoup trop exposée afin de pouvoir évoluer sereinement en milieux sensibles et de prédilection (agriculture, bovins, foule urbaine...) ainsi que de la partie inférieure du boitier du X100T (trappe batterie et carte-mémoire). Mais surtout, je retiendrais le 26 février 2015, jour où la première école du RAW s'est de nouveau imposée à moi définitivement comme une évidence sur la seconde école du JPEG.

Reprendre le RAW comme seul et unique format de travail m'a contraint également à revoir complétement les réglages personnalisés de mon boitier puisque avec la version 4 de RAW FILE CONVERTER, certains critères de paramétrages s'appliquant aux JPEG ont pu être abandonnés...Avec mon plus grand plaisir !...Car j'ai pu recentrer plus précisément mes réglages autour de la gestion de l'ISO qui est l'un des rares facteurs irréversibles à ne pas pouvoir être modifiés après la prise de vue. La suite de l'aventure avec le X100T pourrait bien s'écrire dès demain...

18 février 2015 : Le FUJIFILM X100T, l'hymne aux JPEG

Mon investissement tout récent dans le FUJIFILM X100T a déclenché un affrontement interne au fond de moi entre deux écoles de la photographie numérique : Celle du traitement minutieux d'images à partir de leurs brutes de capteur (fichier RAW) et l'instantabilité d'images au format JPEG sans traitement ultérieur. Venant très précisément de la structure particulière atypique de son capteur APS-C "X-Trans CMOS II" de 16,3 millions de pixels qui ne répond pas à la constitution traditionnelle des capteurs couleur par matrice de Bayer, le FUJIFILM X100T m'impose immédiatement une nouvelle façon de travailler. Comme à mon habitude, dès l'acquisition de ce boitier compact, j'ai poursuivi au tout début par la même méthode de travail, à savoir réaliser mes images au format RAW. Or, le format RAW de FUJI (le RAF) est soutenu par seulement quelques très rares logiciels de post-traitement et ma licence de DXO Optics Pro, fraîchement acquise il y a cinq mois à peine, ne décode pas ce format. La conception atypique du capteur conduit très vraisemblablement selon plusieurs sources à ce que les RAW de FUJI ne soient pas si faciles à développer à partir de la méthode de dématricage traditionnelle et que le prix à payer à produire des fichiers très lourds d'environ 35 Mo par photo n'en vaut finalement pas la chandelle.
De toute la sphère photographique, il ne fait plus guère de doutes que la particularité première du X100T, dû notamment à la nature atypique de son capteur CMOS, s'exprime par une qualité exceptionnelle de ses JPEG dont aucune marque concurrente (CANON, NIKON, SONY,...) ne peut rivaliser, sans compter l'incontournable connaissance de FUJI en matière de couleur et de simulation de films.

Le FUJIFILM X100T s'impose tout naturellement comme le meilleur appareil photo de reportage car en mettant au point à la fois des algorithmes puissants de traitement du signal et une structure originale de capteur, FUJI défend une autre école de l'imagerie numérique, véritablement à contre-pied de la seconde défendue par les grandes marques traditionnelles de la photo. Il ne fait pas de doute que du début jusqu'à la fin, le X100T a été conçu pour la prise de vue immédiate de haute qualité en JPEG pour éviter presque totalement la séance de post-traitement en épousant la bonne vieille école de l'argentique, en proposant de choisir la simulation parfaite de l'émulsion argentique FUJI de son choix, dès la prise de vue. Une façon de travailler très séduisante, comme un hymne au format JPEG et à la spontanéité du reportage sur le vif. Avant de m'en être servi suffisamment longtemps, je ne croyais pas beaucoup à la qualité légendaire des JPEG de FUJI et à sa maitrise de la colorimétrie mais j'ai été obligé de m'en convaincre très rapidement par des tests probants, réalisés de jour comme de nuit, les 15 et 16 février dernier.

Si les RAW ne sont pas reconnus par DXO, les JPEG le sont sans aucun problème par contre (avec décodage des EXIF de surcroît) et il est ainsi toutefois possible d'effectuer certaines petites corrections importantes quand ceci est nécessaire. Avec le X100T, j'ai dû revoir ma copie des dix dernières années dans mon soutien absolu du RAW et accepter à épouser le format JPEG, convaincu que FUJI est le meilleur dans ce domaine pour l'accomplissement de mes reportages. Le gain de temps en publication se révèle immédiatement très appréciable et l'autre avantage, moins important mais tout de même très agréable est l'allégement considérable de mes disques durs, critère facilitant considérablement le stockage de mes oeuvres.






A la vision de ces quelques images prises très spontanément à la volée au X100T, on peut se permettre très facilement de se laisser tenter par l'amour définitif des JPEG de FUJI !

15 février 2015 : Presque six mois de silence pour le grand chamboulement

Tout d'abord, c'est tardif mais il n'est jamais trop tard pour y penser : Tous mes meilleurs voeux pour 2015. Cela fait longtemps que j'ai souhaité mes voeux à mes innombrables contacts en privé mais si ma foi, je vous aurais par mégarde oublié, sachez que dans mon coeur, j'y avais pensé fortement.

Depuis septembre 2014, les mois se sont écoulés dans le silence dans le plus profond sur ce blog. Pourtant, si vous avez été très attentif jusque-là à mes activités, vous avez dû constater que mon site internet officiel avait connu en fin d'année 2014 une actualisation sans précédent avec près de 300 nouvelles images et que ma pratique même de la photographie avait connue une évolution inattendue majeure : L'apparition dans mes images, de plus en plus prononcée, de sujets humains et ma pratique beaucoup plus affirmée dans le noir&blanc. Derrière cet immobilisme apparent se dissimule plutôt un regain incroyable de mes activités photographiques, au point que j'en étais découragé d'actualiser mon blog.
J'ai jugé bon, ce jour de février, de ne pas vous laisser trop dans une absence trop prononcée.
Mais avant de poursuivre plus loin, récapitulons tout de même les faits marquants dans mes travaux depuis septembre 2014 :
  1. Traitement de tous mes RAW dorénavant effectués sur DXO Optics Pro 9.5.2
  2. Mon rapprochement avec la mission ANUNCIO pour le monde religieux
  3. Clôture de mon portfolio de 2005 à 2014
  4. Ouverture d'un nouveau portfolio portant sur ma nouvelle période depuis 2015
  5. Nouveau système de navigation dans mon nouveau portfolio pour parcourir mes images
  6. Abandon progressif de la suprématie de mes reflex pour la spontanéité des compacts
  7. Perfectionnement et investissement de plus en plus marqué dans l'argentico-numérique
  8. Perfectionnement et investissement plus particulièrement dans le noir et blanc
L'évolution majeure intervenant dans ma pratique de la photographique est tout de même le point n°6 : Ma confiance de plus en plus affichée vis à vis des compacts et mon éloignement progressif de mes reflex (et celà malgré mon investissement en septembre 2014 dans un fisheye). Depuis 2012, je travaille sporadiquement avec le très bon Nikon COOLPIX P7100 dont mon séjour d'une semaine en août 2013 en Alsace/Allemagne sera la très juste occasion d'en exploiter la compactibilité afin de m'éviter de m'encombrer bien davantage (déjà que je l'étais déjà suffisamment avec mes instruments d'optique et mes affaires de camping). Pour poursuivre sur ce chemin, j'ai découvert fin 2014, mon attrait pour la photographie humaniste, pas seulement dans la Normandie profonde qui représente le foyer de la plupart de mes images depuis 2009 mais également dans l'espace urbain de Paris. Parallélement, au cours la même période, avec le Nikon COOLPIX P7100, je faisais mes premiers pas dans l'argentico-numérique noir et blanc avec la fidèle simulation du KODAK TRI-X 400, du FUJI NEOPAN ACROS 100 et de bien d'autres émulsions. 

Noir et blanc par mixage personnalisé des 3 couches
L'évolution de mon regard photographique s'est soldé par l'achat de mon second compact...Mais pas n'importe lequel ! Communément appelé le "LEICA du Pauvre", j'ai senti l'appel de la rue et de la spontanéité de la créativité artistique dans l'agrandissement de ma famille d'appareils par un FUJIFILM X100T. Pour ceux qui n'ont pas les moyens de glisser 8000 euros dans une tirelire pour un LEICA M, FUJIFILM propose sa solution pour un petit peu plus de 1000 euros. Depuis sa première mouture en 2011, FUJIFILM nous a pondu progressivement une merveille de compactibilité et de performances avec le compact professionnel de sa série X.


Reconnu par beaucoup pour sa qualité d'image remarquable et sa discrétion, il est le compact de reportage par excellence. Il regorge de superlatifs lorsque l'on souhaite se lancer sur la trace des grands de la photo d'émotion sur le vif. Toutefois, il ne s'adresse pas à tous les photographes, bien que j'ai pu trouver son fonctionnement très simple car il convient pour pouvoir s'en servir convenablement d'être si ce n'est un minimum "expert" dans le domaine. Issu du monde de l'argentique avant de basculer totalement dans le numérique en 2005, en ayant appris initialement rigoureusement la photo avec le Minolta XD-5 de mon père, je ne fus pas dépaysé de retrouver le confort inégalé des commandes d'ouverture et de vitesse "à l'ancienne". Au delà même des commandes manuelles, le FUJIFILM X100T se démarque surtout par de nombreux critères où il peut, sans aucun problème, contrairement à beaucoup d'autres compacts du marché, rivaliser avec le rendu d'un reflex :
  • Un capteur APS-C (16 x 24mm) de 16 millions de pixels (de la même taille donc que celui de mon NIKON D7000)
  • Un véritable objectif photo FUJINON de focale fixe de 35mm ouvert à f/2
  • Un système autofocus particulièrement véloce combinant les deux types de détection (celle du compact par contraste et celle du reflex par différence de phase)
  • Un système de mesure télémétrique comme chez LEICA avec Stigmomètre électronique
  • Bien entendu, on peut réaliser ses photos au format RAW pour en tirer le maximum !... :)
J'ai toujours regretté les images très "plates" des compacts avec bien souvent, une absence totale de relief dû à une profondeur de champ toujours trop large. Tout comme, j'ai toujours eu du mal à me faire au ratio 4:3 des images des compacts, y préférant la composition au ratio 3:2 des reflex. De ce point de vue, le FUJIFILM X100T fait très habilement bande à part des compacts traditionnels en respectant le ratio 3:2 et en proposant une véritable progression de la profondeur de champ de f/2 à F/16 comme les reflex. Quant à sa construction entièrement en métal argenté, c'est la cerise sur le gâteau pour un appareil aussi atypique. Beaucoup de petits détails qui justifient très clairement son prix élevé pour un compact. Sans nul doute que le chamboulement de mon portfolio et de mes habitudes photographiques, est en cours avec l'arrivée de ce nouveau compagnon.

Aventure à suivre...

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