13 septembre 2014 : Pays de Bray


Un peu dans le même registre que mon escapade du 10 septembre, les bovins adorent ma voiturette de tourisme ! 
Cette fois-ci, les curieux sont de beaux mâles reproducteurs de race Charolaise et l'appareil est dégaîné pour saisir la réaction des protagonistes. 
Cette fois-ci, pas de léchage de la carrosserie mais quelques réactions amusantes.


Plus tôt dans l'après-midi, le fait de remonter directement dans le Bray Normand m'a permis de dénicher un groupe hétérogène composé de bovidés de races Normande et Prim'Hostein. Il est toujours intéressant d'étudier le comportement de deux races en cohabitation. 
Ces deux-là semblent plutôt bien s'accorder et cela bien-sûr même s'il semble plus courant que les races soient toujours bien départagées.

11 septembre 2014 : Pays de Bray


Quoi de plus normal pour moi de photographier très régulièrement les agriculteurs en plein travail. Pourtant, mon propre travail de photographe intrigue parfois, au point de provoquer une réaction quelque-peu intattendue d'un jeune agriculteur en ce 11 septembre 2014 après-midi. Analysé tout d'abord sous le régime de la suspicion, l'interrogatoire du jeune agriculteur se veut énergétique mais après lui avoir détaillé longuement le but de mes photos, l'ambiance s'est brutalement détendue. Je serai en ce titre toujours autant surpris par la bassesse des gens qui n'y connaissent rien à l'agriculture et qui se permettent de la dénigrer, sans penser que rien n'arrive tout seul dans leurs assiettes. Ce jeune agriculteur me révéla me porter tout d'abord suspicion car il serait arrivé que des personnes très très mal attentionnées le photographie en train de travailler pour ensuite le dénoncer, notamment pour l'odeur du fumier qu'il répend sur les cultures. La bêtise humaine n'a décidémment aucune limite car si ces personnes avaient seulement conscience que l'écoulement du fumier permet un enrichissement de la terre en vue de faire fructifier les cultures futures, elles se montreraient bien plus tolérantes.  Misère ! Quelle drôle de société de consommation dans laquelle sommes-nous où les gens évoluent continuellement toujours plus dans le virtuel, en ayant oubliés que la simple pomme de terre qu'ils trouvent dans leur supermarché provient d'un terrain nourri avec soin et amour par un agriculteur. En finalité, j'ai multiplié les prises de vues de cet agriculteur chargeant et écoulant régulièrement le contenu de sa machine sur son terrain. 
Pas seulement heureux en tant que photographe, j'ai également fait un heureux, je le crois, ce jour-là, d'être ma vedette d'un jour et d'être pour une fois considéré simplement pour le merveilleux travail qu'il fait pour nourrir terre et semblables.


Je le sais pourtant ; le bovin est tout autant un animal très curieux n'hésitant jamais à s'approcher à distance immédiate de l'humain, tout comme il est un animal très craintif qui peut fuir littéralement celui qui ne serait pas délicat dans son approche. Il s'agissait vraisemblablement d'un troupeau de très jeunes mâles Prim'Hostein et ma trop grande vivacité pour les approcher provoqua leur fuite brutale sur des dizaines de mètres dans le bruit sourd de leur galop...


Une trentaine de kilomètres plus loin, dans le Bray Normand, mon imprudence fut remplacée par une grande satisfaction : Un troupeau de bovins de race Normande. La lumière dorée du couchant se dessinant lentement sur le coup de 18h00 parait la scène de belles couleurs pour mes cadrages. Occasion de compiler attitudes animales et paysages à partir de ce mélange exquis...

10 septembre 2014 : Pays de Bray

La météo semble devenir très bonne pour ce mois de septembre, alors que les deux mois d'été furent assez médiocres voire catastrophiques dans certaines régions de France. Quelle chance pour un photographe de pouvoir bénéficier exactement d'une météorologie si clémente dans le créneau annuel spécialement aménagé pour réaliser mes plus grosses productions photographiques. 
Le fait de l'avoir compris, j'ai décidé de concentrer toutes mes activités dans cette vague de ciel radieux.


Pour ne rien gâcher du spectacle, voilà qu'enfin les machineries agricoles sont un peu de sortie et qu'il y a un peu d'animation dans les champs pour ne pas tourner trop en rond sur mes amis les bovidés, à l'image de ce tracteur soulevant la poussière du sol pour mieux le labourer...


Au détour d'une prairie proche, j'ai pu retrouver un groupe de Prim'Hostein, tout à fait paisible, se prélassant au soleil couchant. Cette année, à défaut de photographies de paysages, je me concentre davantage sur les détails anatomiques des bovidés (yeux, chignon, sabots, organes reproducteurs...), race par race ; domaine où ma collection photographique accuse un véritable manque. Ces animaux pour lesquels j'ai une préférence marquée depuis 2009 me surprendront toujours. L'affection certaine à mon égard et leur grande curiosité naturelle se solderont par un événement surprenant au moment de les abandonner pour reprendre ma route pour rentrer au domicile. Je n'ai malheureusement aucune image de la scène et pourtant, elle fut d'une grande émotion ainsi que d'une certaine frayeur pour les deux protagonistes. Pendant que je programmais mon GPS pour me définir un parcours de retour, j'entendis un bruit assez inhabituel vers l'arrière. En me retournant, je ne pus que constater que 4 bovins m'avaient discrétement suivi pour me rejoindre et qu'ils me regardaient avec beaucoup de tendresse avec leurs grands yeux à travers les vitres de ma voiturette de tourisme. Pleinement en confiance, deux d'entres-eux se mirent même à me lécher bien copieusement tout l'arrière droit de mon véhicule ! Les ayant déjà photographiés le 31 août dernier, les vaches auraient-ils la mémoire d'un éléphant avec cette capacité de m'avoir reconnu ? Ma foi, qu'importe...Ne dites en tous les cas plus jamais que les bovins sont des animaux sans âme, juste bons à produire du lait ou à être découpés en tranches de viande, ce serait les aborder avec une approche beaucoup trop réductrice.

2 septembre 2014 : Un nouveau venu dans mon sac photo

Cela faisait un moment que je n'avais pas investi mon argent dans une nouvelle optique pour mon boitier photo reflex. Fort de mes très nombreuses années de pratique, j'ai finalement décidé d'investir dans une optique pour le moins originale pour finaliser mon équipement : Un Fisheye. Je prononce bel et bien le mot "finaliser" car je pense qu'il s'agit de mon dernier achat, celui qui manquait à ma panoplie d'artiste pour être enfin en mesure de pouvoir exprimer toute ma créativité dans toute sa mesure ou toute démesure ! Il s'agit clairement de mon dernier achat tout bien raisonné car le monde macrophotographique m'inspire guère, le domaine du photojournalisme en lumière naturelle restant celui alimentant la flamme de ma créativité toute entière.

Le mardi 2 septembre au soir, j'ai été récupérer mon nouveau compagnon de travail chez mon revendeur habituel. Ma semaine étant particulièrement chargée, j'ai laissé le reste de la semaine s'écouler tranquillement jusqu'à ce samedi 6 septembre, premier jour de congés d'été jusqu'au 1er octobre prochain. Avec beaucoup de précaution et d'application, j'ai pu enfin découvrir les nouveaux pouvoirs en ma disposition avec cette pièce optique atypique par son montage méticuleux sur la monture de mon NIKON D7000. Jusqu'alors, l'optique m'offrant le plus grand champ de vision en une vue unique était l'ultra-angulaire SIGMA 10-20mm avec son champ d'un peu plus de 100° à sa focale la plus courte.
En investissant dans le FISHEYE NIKKOR 10,5mm à f/2,8 ED, je suis entré dans un nouveau monde en atteignant un champ de vision en une seule vue de 180°...Oui, 180° sans vignettage ! Cette optique commercialisée en 2003 valait à sa sortie le prix d'un trés bon boitier nu soit environ 1400 €. La patience paye puisqu'aujourd'hui, onze ans plus tard, avec la démocratisation du format FX (plein format chez NIKON), le format DX (APS-C) recule progressivement et il est désormais possible de la trouver neuve pour un peu moins de 600 €. Contrairement à une optique zoom à ouverture glissante comme le SIGMA 10-20mm, une optique à focale fixe montre là encore sa supériorité avec le FISHEYE NIKKOR 10,5mm à f/2,8, notamment dans la luminosité, dans le piqué sur les bords et un vignettage restant discret, même à pleine ouverture.

Pour l'instant, pas d'image d'exemple produit à partir de mon propre matériel car j'ai dû me résigner uniquement à des tests d'intérieur dans mon lieu de vie afin de pouvoir au moins évaluer le bon comportement de l'optique concernant ses distorsions, son champ de couverture mais surtout notamment en ce qui concerne l'autofocus, puisqu'il convient de savoir que le FISHEYE NIKKOR 10,5mm à f/2,8 ne bénéficie pas de moteur d'autofocus propre et que par voie de conséquence, la mise au point est exclusivement manuelle sur les boitiers NIKON d'entrée de gamme. Sur le NIKON D7000 et sur tous les boitiers moyenne/haute de gamme, l'autofocus sur cet objectif est assuré par le boitier lui-même. J'attends avec impatience la semaine prochaine en espérant une amélioration météorologique pour tester concrétement cette nouvelle optique en extérieur ou dans un monument.

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