25 mai 2014 : Ruines du château de La Ferté-Milon


La Ferté-Milon est un lieu dans lequel je me suis rendu plusieurs fois au cours de mon enfance, adolescence et vie d'adulte. Ce village fut témoin en 2004 de mes débuts en photographie avec un simple camescope SONY utilisé en mode photographique dont la résolution n'excédait pas le million de pixels. Dix ans plus tard, me voici en confrontation entre mes débuts dans l'imagerie photographique et l'expérimenté que je suis devenu au gré des années et de l'évolution de mon matériel. Pour ce retour aux sources, j'avais opté pour mon compact NIKON Coolpix P7100.

Les images illustrant cette article ont été pour la première fois entièrement traitées sur un ChromeBook via le logiciel Pixlr Touch Up d'Autodesk à partir des JPEG de 3 millions de pixels produits directement par l'appareil en complément des précieux négatifs numériques NRW qui serviront pour des traitements ultérieurs plus approfondis. Un ChromeBook est incapable de lire nativement les NRW, les NEF et même les TIFF. Du coup, en paramétrant convenablement mes appareils photos (compact et reflex) pour qu'ils produisent des copies JPEG d'une résolution plus médiocre en surplus des négatifs numériques, il est possible de pouvoir visualiser les produits de mes travaux directement sur un ChromeBook. Bien que ce ne soit pas une solution optimale d'un point de vue purement qualitatif, ce paramétrage permet de gagner une flexibilité pour la réactivité en reportage, tout du moins pour un blog sur lequel on peut opérer quelques impasses sur la qualité.

La Ferté-Milon est une commune d'environ 2200 habitants située dans le sud-ouest de l'Aisne dans l'arrondissement de Château-Thierry d'une superficie de 18,35 km². En 1960, elle absorba sa voisine, Saint-Quentin-sur-Allan. La Ferté-Milon est un lieu emblématique pour les personnalités qui y sont nées ou décédées (Racine, Théodore Denis Belin, Nicolas Bertin), composé de trois églises (Notre-Dame, Saint-Nicolas et vestiges de Saint-Vaast) et des ruines du château de Louis d'Orléans (XIVème siècle) jamais achevé après l'assassinat de celui-ci en 1407. Les vestiges de ce château dont la construction fut décidée en 1393 sont d'une grande beauté. Il est démantelé en 1594 sur ordre d'Henri IV. Depuis 1862, il bénéficie d'un classement national parmi les monuments historiques de France.


Le château de la Ferté-Milon présente une façade théâtrale. Louis d'Orléans au moment d'ordonner l'accomplissement de son oeuvre décida de ne garder aucune structure préexistante et le site primitif composé initialement d'un premier château dès le XIème siècle, fut rasé et réaménagé. La façade mesure actuellement 200 mètres de long sur 38 mètres de haut. Un grand relief, représentant le couronnement de la Vierge, surmonte les restes de la porte qui s'ouvre entre les deux tours du milieu. La façade est devancée par un fossé. Sur la droite, on distingue une tour carrée dont il reste deux pans de murs. Depuis l'envers de la façade, on aperçoit deux canons russes de 1909, calibre 6 pouces (152,4 millimètres). Ils portent réciproquement les numéros 5085 et 5096.


Ce site dit "des canons" a été utilisé à mes fins de portraitiste afin de réaliser des portraits de ma compagne. Pour des soucis de respect au droit à l'image et de confidentialité, aucune photo de portrait de ma compagne ne sera susceptible de pouvoir être ouverte sur ce blog.

Est-ce encore nécessaire d'acheter Microsoft OFFICE ?

Une étude récente sur la suite Microsoft Office a été publiée sur le site silicon.fr. Celle-ci pousse à réfléchir sur la solution Drive de Google (une solution en mode Cloud). Cette étude conclue que 7 employés sur 10 utilisent simplement MS Office pour visualiser ou modifier un fichier. Les entreprises pourraient réaliser des économies substantielles en migrant des utilisateurs vers une alternative en mode Cloud moins coûteuse. La suite Microsoft Office est installée sur les postes de travail d’une majorité d’entreprises, mais elle est très partiellement utilisée. D’après une étude réalisée par SoftWatch auprès d’une cinquantaine d’entreprises regroupant 148 500 utilisateurs dans le monde, les employés utilisent MS Office 48 minutes par jour en moyenne, 68% du temps pour vérifier leur messagerie Outlook. Le tableur Excel occupe la seconde position (8 minutes par jour en moyenne), devant le traitement de texte Word (5 minutes) et l’outil de présentation Powerpoint (2 minutes). Pire encore, plus de 50% des employés n’utilisent pas Powerpoint.

Les entreprises pourraient économiser jusqu’à 90% sur les coûts de licences en « migrant » les utilisateurs « inactifs » de MS Office (70% des utilisateurs de Word en entreprise et 30% des utilisateurs d’Excel) vers l’une des alternatives en ligne moins onéreuses, comme Google Apps. La firme de Redmond, rappelons-le, est elle-même présente sur ce segment de marché avec Office 365.



Du coup, aujourd'hui, à la vue de ces pourcentages, vous comprendrez mieux pourquoi j'ai opté à fortiori pour le Chromebook pour mes déplacements car quand vous achetez ce type de machine, non seulement vous bénéficiez d'un système d'exploitation fiable, rapide, souple mais de plus, vous bénéficiez aussi d'une suite logiciel intégrée dans la machine avec les équivalents de Word, Excel, PowerPoint, même utilisables sans internet, sans dépenses supplémentaires. Ainsi, que vous soyez simple utilisateur très épisodique de Word juste pour ouvrir des fichiers reçus ou aux antipodes un grand scribe, vous payez exactement le même prix, c'est à dire un tarif très compétitif (moins de 300 euros) si on le compare à ce que l'on est susceptible de dépenser en optant pour la solution traditionnelle du PC Windows 8.1 + Suite OFFICE.

Le Chromebook ACER C720P, mon dernier bureau mobile en vogue...

Depuis le 14 avril, j'utilise un nouveau système d'exploitation au cours de mes déplacements : ChromeOS. Il s'agit d'une suite logique pour le "GoogleMan" et "L'AndroidMan" que je suis. Google est depuis longtemps, mon interface de travail favorite. ChromeOS est le système d'exploitation de Google pour les netbooks.

Ma tablette NEXUS 7 (2012) fut ma première acquisition d'un appareil sous Android en mars 2013. Un an plus tard exactement, au mois de mars 2014, j'ai franchi une nouvelle étape en optant pour un smartphone Android, sans compter les 5 Go/mois d'internet mobile en France et les 5 Go/an dans toute l'Europe permis par mon nouveau forfait. Cette fois-ci, je viens de finir ma course dans le monde de Google en devenant l'heureux possesseur d'un ChromeBook ACER C720P.

Un certain nombre d'entre vous ont sans doute une opinion très négative vis à vis de ce type de produits car ils présentent des capacités et possibilités en deça des mini-portables sous Windows. Or, depuis que je suis passé sur Mac OS (Lion de surcroît) en 2011 pour mon ordinateur de bureau, c'est tout juste reposant et je ne peux plus revenir en arrière, je ne peux plus revenir sur Windows. Le MacBook a été éliminé immédiatement du champ des possibilités compte-tenu de son prix très élevé. Néanmoins, pour mes travaux en itinérance, je ne peux pas imaginer une seule seconde mon retour sur l'opus 8.1 de Windows, tant le système est lourdingue à bien des égards. Il me restait alors une unique possibilité dans le choix d'une alternative : Investir dans un petit et léger ChromeBook. Ce système basé sur un noyau linux primitif portant le joli nom de Chromium, devenu ChromeOS dans sa déclinaison commerciale, permet de se débarrasser de toute la lourdeur de Windows avec un démarrage/arrêt ultra-rapide, des mises à jour invisibles ne bloquant plus le PC à l'arrêt comme à son allumage comme le font les mises à jour parfois interminables de Windows. Enfin, dernier atout indiscutable d'un ChromeBook : Le prix de la machine inférieur à 300 euros.

Mon smartphone Android (le LG G2) est puissant mais sans clavier physique et avec un écran de seulement 5,3 pouces, les longs courriels, l'actualisation de mes blogs au cours de mes voyages, la gestion de fichiers sur un disque dur externe, restaient autant d'opérations difficiles à gérer en itinérance et ma tablette NEXUS 7 avec son écran de seulement 7 pouces se sera montrée en un an d'utilisation, il faut l'avouer, peu convaincante sur le long terme pour ce genre de travail, même équipée d'un clavier physique Bluetooth de voyage, surtout déçu en fin de compte par la très mauvaise autonomie de sa batterie et sa limitation à la 3G+ au niveau des connectivités mobiles intégrées mais aussi par l'absence de véritables ports USB (2.0 et/ou 3.0) sur ce type d'appareils. Bien-sûr, à l'époque, j'avais acheté cette tablette en connaissance de cause, avec l'espoir tout de même qu'elle soit capable de se montrer plus polyvalente en lui ajoutant quelques périphériques sans fil mais ce fut une vision trop optimiste. Sur tous ces points, le ChromeBook ACER C720P est devenu au fil de mes premières semaines d'utilisation, tout simplement indétronâble et indispensable car il m'accompagne dorénavant même dans ma vie professionnelle. Il présente une similitude séduisante avec les tablettes, ce qui n'est pas le cas de bon nombre de ChromeBook : Son écran tactile de 11,5 pouces ; tout en épousant un petit nombre de similitudes avec les mini-portables PC traditionnels le rendant tellement plus performant qu'une tablette. Mais de tous les avantages du ChromeBook, il convient de s'arrêter finalement sur son système d'exploitation ChromeOS qui autorise des opérations pour l'instant impossibles depuis un appareil Android, tout du moins les différences avec ma tablette NEXUS 7 se révèlent abyssales :

  • Le démarrage/arrêt en 7,5 secondes en théorie, en moins de 7 secondes en pratique (montre en main) avec mon ChromeBook tandis que la NEXUS 7 met péniblement au moins 2 à 4 minutes avant d'être opérationnelle.
  • Lecture de clés mémoire USB et utilisation de périphériques de pointage tels que les souris, les tablettes graphiques,...
  • Visualisation et rédaction de mes courriels hors connexion (les e-mails achevés en brouillon sont automatiquement envoyés vers leur destinataire lorsque le ChromeBook se situe de nouveau à proximité d'une source WIFI).
  • Visualisation, création et modification de documents textes, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de tableurs, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de diagrammes, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de présentations, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de notes GoogleKeep, même sans connexion internet
  • Compatibilité totale avec des appareils Android

Sous Chrome OS, on retrouve la présentation classique d'un ordinateur avec son bureau avec un fond d'écran, un lanceur en bas, à droite ou à gauche conduisant vers nos applications favorites et des fenêtres flottantes lorsque plusieurs tâches sont en cours :

http://geekht.blogspot.fr/
Le ChromeBook aurait néanmoins représenté dans l'absolu un appareil très limité si je n'avais pas préalablement fait évoluer mon forfait mobile ainsi que mon smartphone vers une solution Android aussi puissante et convaincante que celle offerte par le LG G2. Dans beaucoup de villes en France, il est possible de capter aisément la HSPA+ avec mon smartphone, parfois également nommée H+, 3G++ ou bien encore Dual Carrier (DC) soit un flux jusqu'à 42 Mbits/s en théorie. Dans ces conditions, on bénéficie d'un surf aussi confortable que celui traditionnement obtenu avec une borne WIFI. Parfois, de passage dans des grandes villes comme Rennes, je peux même bénéficier du débit record de la 4G. Grâce au multisurf (terme énoncé dans certains forfaits chez plusieurs opérateurs, signifiant la possibilité de partage de connexion entre tous les appareils via une carte SIM additionnelle ou bien en transformant le smartphone Android en hotspot WIFI), il est ainsi possible de bénéficier d'internet sur mon ChromeBook, presque n'importe où il est possible de m'installer (dans la voiture d'un train, dans une voiture, dans un restaurant,...). 
La solution est si souple que même lorsque je peux bénéficier du WIFI gratuit des hôtels dans lesquels il m'arrive de séjourner, je trouve plus simple et plus rapide d'utiliser mon propre smartphone comme modem. Le prix du Gigaoctet d'internet mobile chez les opérateurs est estimé à environ 9 €/mois, autant alors les utiliser (justement !) au lieu de faire du gâchis en ne consommant pas son quota mensuel de DATA. Le gros avantage de cette solution se justifie d'autant plus que le ChromeBook, comme beaucoup d'appareils, mémorise une bonne fois pour toutes au moment de la première connexion, la clé WPA de chaque réseau WIFI très couramment utilisé, lui permettant ensuite automatiquement dans un second temps de s'y connecter à chaque fois qu'il est détecté, notamment à mon smartphone lorsqu'il est en mode modem.

3 et 4 mai 2014 : Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel

Statue de François-René de Chateaubriand
Copyright Arnaud FIOCRET
Il y a de ces destinations touristiques dont on ne revient pas indemne. Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel, appartiennent, je le crois véritablement, à ce petit club des destinations françaises qui marquent à jamais l'esprit d'un photographe.

Saint-Malo incarne les premiers bastions de Bretagne pour ceux venant de l'est (de la Région parisienne le plus souvent). D'ailleurs, la Cité historique (l'intra-muros) est une des plus visitées de Bretagne, au point qu'un sondage en 2010 la classe en première position des destinations préférées des Européens en France.

Située à 404 km de Paris et à moins de 80 km de Rennes, Saint-Malo marque très longuement les esprits pour plusieurs raisons :

- Sa ville fortifiée
- Sa gastronomie
- Ses voyages organisés en mer
- Son histoire
- Les grands hommes qu'elle a vu naître
- Sa cathédrale Saint-Vincent
- L'amplitude exceptionnelle de ses marées

En termes de succès de cette destination auprès des touristes dès que le beau temps est de retour à partir d'avril, vous ne mettrez pas bien longtemps pour vous en rendre compte car si vous avez la maladresse d'arriver tardivement (au-delà de midi), trouver une place de parking devient très difficile et cela malgré les efforts clairement affichés de la commune de tout faire pour que vous puissiez trouver une place en ayant aménagé un immense parking souterrain de 480 places sur trois niveaux. Malgré cet effort, j'ai pu le constater par moi-même que les places sont très prisées à Saint-Malo et que même ce tout nouveau parking ambitieux, interactif et moderne affiche fréquemment complet en plein après-midi.

Le site originel de l’agglomération malouine trouve sa source au Vème siècle : Saint-Malo, venant de l'actuel Pays de Galles, s'installe sur le rocher qui prendra le nom de rocher de Saint-Malo en 541. La cité historique de Saint-Malo connaît son premier essor au XIIème siècle, sous l’évêque Jean de Châtillon quand il y transféra le siège épiscopal, dotant la ville de ses premiers remparts. L'extension s'est poursuivie au gré des siècles d'une façon très complexe jusqu'à la fin des années 1960 qui marquera l'absorption de plusieurs communes (Rothéneuf, Saint-Ideuc, Paramé et Saint-Sevran) en 1967. J'ai pu m'aventurer en tout début d'après-midi du 3 mai 2014 sur la plage de Saint-Malo à marée basse, occasion d'approcher de très près le Fort National de Vauban et d'étudier le littoral rocheux caractéristique de Saint-Malo. La Cité historique (le vieux Saint-Malo), la Cité (ancien Alet) et le port est formé par un littoral complexe qui s'exprime par de nombreux récifs et brisants immergés à marée haute mais également par des îles ou îlots dont beaucoup ont été fortifiés aux XVIIe et XVIIIe siècles (Cézembre, Fort Harbour, le fort de la Conchée, le Grand Bé et le Petit Bé, l'île du Fort National).

Le 3 mai au soir, entre ma petite promenade à la lumière du couchant le long du rivage pour se rendre au restaurant que j'avais choisi avec ma compagne et le chemin inverse en pleine nuit pour rejoindre notre véhicule sous la lumière d'un croissant de lune de quelques jours, j'ai pu mesurer l'amplitude exceptionnelle des marées de Saint-Malo lorsque la marée haute s'enclenche. Les marées de la baie de Saint-Malo sont parmi les plus importantes en Europe. Elles sont provoquées par la concentration des eaux au cœur d'une baie triangulaire entre la Bretagne et le Cotentin. L'amplitude des marées peut atteindre les 14 mètres, entre le niveau minimal et maximal, ce qui impose une vigilance particulière en bord de mer. Il convient de se renseigner sur les horaires des marées car les risques de se faire piéger par la montée de la mer et même de se noyer quand le courant est fort, sont bien réels.

Conjonction Lune-Jupiter, le 3 mai 2014 à Saint-Malo - Copyright Arnaud FIOCRET
A proximité du parking automobile, je ne pouvais repartir sans cette lumière de la cité historique sous éclairage nocturne. Sans m'y attendre, l'astronomie, cette vieille passion pas si lointaine, pointa le bout de son nez en plein milieu de ce reportage par une conjonction Lune-Jupiter (davantage resserrée le lendemain). La planète géante est parfaitement reconnaissante par expérience par son absence de scintillement et surtout son éclat ; quant à la Lune, bien évidemment, elle ne demande au contraire aucune connaissance particulière pour être identifiable. Je n'aurai que très rarement eu l'occasion de tester mon NIKON D7000 dans ce type de conditions d'éclairage et de configurations. Si les hautes sensibilités sont bluffantes en intérieurs religieux, celles-ci se révèlent tout aussi étonnantes pour des prises de vues en pleine nuit à mains levées (comprendre sans monopode, ni trépied). On peut par ailleurs saluer le système VR équipant mon NIKON 18-200mm dont l'action n'est pas étrangère à la réussite des images.

Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo
Copyright Arnaud FIOCRET
La veille, au moment de me rendre dans la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, je me suis retrouvé débouté par la messe de 18h30, les visites du monument n'étant seulement autorisées tous les jours que de 9h30 à 18h00. Les brasseries sont accueillantes, les magasins fleurissants, les tentations fréquentes ; La visite de Saint-Malo est une visite très chronophage et il est facile de perdre beaucoup de temps dans du superflu, surtout quand vous vous devez de composer avec les sensibilités de votre accompagnatrice sans la frustrer. Du coup, le lendemain, dimanche 4 mai 2014, je suis retourné à Saint-Malo spécifiquement pour photographier l'intérieur de cette cathédrale dont la rosace est l'une des plus belles que j'ai pu voir. La lumière des vitraux est inoubliable.

Cette cathédrale est magnifique dans toute sa "pauvreté". La cathédrale Saint-Vincent-de-Saragosse de Saint-Malo est une ancienne cathédrale catholique romaine. Son architecture mélange les styles roman et gothique. Elle a connu au cours des huit derniers siècles, des modifications importantes d'aspect au gré des revirements religieux mais aussi au gré des guerres. La cathédrale trouve racine comme la plupart d'entre-elles au XIIème siècle sous le style Roman. sous l'épiscopat de Jean de Chatillon (1146-1163), sur l'emplacement même d'un édifice plus ancien. Chaque siècle voit des modifications qui virent vers le gothique. A partir du XVIIème siècle, on dénombre des destructions. En 1695, les canons de la flotte anglo-hollandaise détruisirent la rosace du chevet, laquelle fut remplacée par trois baies en plein-cintre. Ces trois baies sont remplacées en 1968 par une nouvelle grande rosace conçue par Raymond Cornon et restitue le visage de la cathédrale tel qu'il était avant les destructions anglaises de 1695. Au xxe siècle enfin, la cathédrale fut endommagée lors des combats de l'été 1944. La flèche fut pilonnée par un destroyer Allemand, croyant qu'elle pourrait servir de repère aux Américains, et elle s'écroula sur la chapelle dite « du Sacré-Cœur ». Les dégâts nécessitèrent une restauration importante qui débuta dès 1944 et se termina en 1972.

Détail particulier observable sur l'alignement du choeur entre les deux rangées de bancs : Dans le sol, une mosaïque commémore l'agenouillement de Jacques Cartier avant son départ pour le Canada, le 16 mai 1535. Pour comprendre toute la dimension du monument, il convient de s'attarder sur Saint-Vincent-de-Saragosse. Vincent est un saint célèbre, diacre et martyr espagnol du IVe siècle. Saint-Vincent est nommé dans le canon romain de la messe et son culte est universel. Il est fêté le 22 janvier. Saint Vincent est né à Saragosse, en Espagne. Sa fête correspond à sa mort le 22 janvier 304. Vincent a été torturé sur une maie de pressoir, ce qui pourrait expliquer le fait qu'il soit saint patron des vignerons (symbolique du sang ayant coulé dans le pressoir à la place du vin, etc..) car l'évêque Valère vieillissant souffrant d'un défaut d'élocution chargea Vincent de sa mission de prêcher et d'instruire les fidèles, fonction normalement dévolue à l'évêque, ce qui ne fut pas du tout de l'avis du procurateur Dacien qui les fit comparaître.

Abbaye du Mont-Saint-Michel - Copyright Arnaud FIOCRET
L'Abbaye du Mont-Saint-Michel et sa baie représentent le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le troisième de France (après l'Île-de-France) avec plus de 3 000 000 de visiteurs chaque année (3 250 000 en 2006). Personnellement, je ne comptais pas le visiter en me concentrant exclusivement sur les paysages à proximité. Elément architectural et naturel de grande envergure, la commune et la baie figurent depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l’honneur de l’archange saint Michel à partir de 709. La construction de l'abbaye de style gothique avec des traits romans se poursuit jusqu'en 1523. Aujourd'hui, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979, qui furent pourtant les pionniers de la restauration du culte dans l'abbatiale en 1922. Les points de vue pour s'approcher et photographier ce monument, en dehors des structures touristiques habituelles sont peu nombreux. Néanmoins, négliger ces vues serait une grossière erreur car faire de la bonne image, ce n'est pas obligatoirement s'écraser sur le sujet en prenant bêtement le chemin des autres mais très justement, de ne jamais faire comme les autres. Ma préfèrence va toujours aux fines compositions avec premier plan attractif et monument en arrière-plan - Ce fut tout du moins la règle de mon mentor et en l'appliquant, je n'ai jamais été déçu du résultat...!

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