29 et 30 mars 2014 - Calais, son architecture, son port, son ambiance et sa gastronomie

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Calais est une belle ville tombée à droite en 2008 et restant à droite à l'issue du deuxième tour en 2014. Auparavant, je ne l'avais visité qu'une seule fois, c'était en 2004, tandis qu'elle était encore une ville acquise aux communistes. A l'époque, je n'étais alors qu'à mes balbutiements dans la photographie. Je me souvenais alors d'un Hôtel de Ville particulièrement magnifique, à l'architecture soignée et au beffroi majestueux. Cela m'a fait un bien fou de retrouver ce lieu emblématique de débuts particulièrement prometteurs en imagerie à la lumière du jour. 

Au fil des années, je ne pensais pas qu'un jour, je m'imposerai alors comme un spécialiste de la discipline ; une discipline dans laquelle je me relache d'ailleurs fortement depuis presque deux ans car rester au plus haut niveau, cela exige comme un sportif un certain isolement devenu incompatible avec ma vie personnelle.

Pour perdre le minimum de ma pratique dans ce domaine, mon nouveau smartphone Android est devenu l'un de mes compagnons de jeu. J'avais bel et bien emporté mon compact Nikon COOLPIX P7100 mais finalement, il restera dans mes bagages et les seuls souvenirs photographiques de cette étape, c'est à l'appareil photo de mon mobile que je les doit. Ce fut l'occasion de tester le mode "nuit" de mon photophone sur le port de Calais, samedi soir, ce qui ne fut pas une mauvaise idée, étant donné que vous connaissez à quel point j'adore pousser dans leurs derniers retranchements, tous les moyens possibles de faire de l'imagerie qui peuvent tomber entre mes mains. J'aurai pu, à l'occasion de ce retour, opter même pour mon reflex Nikon D7000 mais il m'apparaissait peu aisé de devoir transporter autant de matériel dans le train, en plus de mon bagage habituel contenant tout mon nécessaire cosmétique et surtout si lourd alors même que je devais effectuer l'étape intermédiaire à mon poste de travail, la journée du vendredi 28 mars afin que ce petit séjour puisse prendre forme, dès ma sortie à 16h30, heure à laquelle ma compagne s'était fixé l'objectif de me kidnapper en bas de la tour du siège de mon employeur.

Il s'agit de l'un des week-ends les plus marquants de mon existence, je crois, car outre le fait de ne pas y avoir pratiqué la photographie (au sens noble du terme), j'y ais tout de même passé deux grosses journées pour m'y vider la tête en marchant sur la plage et surtout en y laissant une bien jolie addition dans deux excellents restaurants réputés de la Côte d'Opale : Oh Mouettes et Au côte d'Argent. Surtout dans le second, dans lequel j'ai pu y découvrir toute la finesse de notre gastronomie à la française lorsqu'elle est tout à fait maîtrisée...


Au côte d'Argent est un restaurant dominé par Bertrand Lefebvre (un article de 2010), un chef réputé ayant fait ses classes chez quelques grands noms de la gastronomie française tels "Lasserre" et "La Tour Eiffel" à Paris ou bien Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d'Or. Le résultat dans l'assiette est tout bonnement excellent. Bien sûr, comme à chaque fois, je reste ébloui par l'humilité de ces grands chefs dont la modestie va jusqu'à leur tour de tables final pour recueillir votre avis sur le repas qu'ils ont pu vous concocter. Pour ne rien gâcher à ce plaisir, on notera le service impeccable de l'ensemble de l'équipe dont le ballet est parfaitement huilé. Et biensûr, la vue panoramique sur la plage vient sceller le tout dans un ensemble tout à fait cohérent. Son inscription dans la plupart des guides touristiques français et étrangers dont le fameux guide MICHELIN (depuis 2008 et renouvelée tous les ans) est amplement méritée.

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Calais, avec ses ferry, ses lumières, son sable, ses odeurs, ses habitants, offre une ambiance de jour comme de nuit si particulière qu'on ne peut l'oublier et qu'elle repart avec nous pour longtemps dans nos bagages.

Calais est le premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre. Chaque année, on dénombre un transit de plus de 10 millions de passagers entre les deux pays séparés d'environ 40 km par la mer du Nord. Selon Wikipédia, avec le projet "Calais Port 2015", d'un coût de 400 millions d'euros, le port de Calais devrait avoir gagné cent hectares sur la mer, avec la construction d'une nouvelle jetée protégeant un bassin de 700 mètres de long. Ainsi, quasiment tous les types de navires pourront s’arrêter à Calais. Une nouvelle génération de ferries devrait apparaître sur Calais-Douvres afin de pouvoir répondre à l'augmentation du fret. Les compagnies SeaFrance et P&O qui assurent les rotations entre les 2 ports, opéreront à l’avenir avec des navires d’environ 230 mètres. Actuellement, le plus gros ferry naviguant entre Calais et Douvres est le Spirit of Britain de 213 mètres. Le futur port de Calais se veut polyvalent. Il pourra accueillir des navires de croisière, de commerce et de type ro-ro (voiturier) en partance pour d’autres pays européens que l’Angleterre et ce, afin de compléter l’activité transmanche (principale activité portuaire calaisienne actuelle).

Quant à Blériot-Plage et les dunes de Fort-Mahon constituent un paysage maritime de grande valeur. Le pouvoir structurant de la mer au gré des marées sur le sable permet d'observer des formes uniques. Dans ce milieu dunaire, une faune et une flore particulièrement riches et rares est observable et mérite tout notre respect. 

La faune est représentée par plusieurs mammifères, (lapin, écureuil, sanglier et rongeurs…), et de nombreuses espèces d'oiseaux (rossignol, mésange, fauvette ou encore pouillot…).

Le milieu dunaire est particulièrement sensible aux assauts du vent et parmi la flore, on peut noter la présence d'une graminée, l'oyat, dont le pouvoir fixant du sable grâce à des racines très developpées est radical.

Le port de fret de Calais de nuit
Encore...
Le ballet trans-manche de jour
Je finirais sur un petit mot purement technique. Les smartphones sont de plus en plus performants en photo de jour comme de nuit, c'est incontestable. Néanmoins, à l'épreuve de la pratique, on se rend compte que de gros progrès restent à faire, notamment sur l'intensité du bruit numérique. En photographe expérimenté, je reste toutefois admiratif de la qualité des images produites par les derniers téléphones, même s'il aurait été de meilleur ton de les réaliser avec mon Nikon COOLPIX P7100 et un trépied pour celles de nuit. 
Sans nul doute, vais-je revenir à l'avenir aux bonnes vieilles méthodes et à des images beaucoup plus qualitatives, rien que du fait que le printemps arrive, que les arbres commencent à développer leurs feuilles, que les vaches doivent être sorties dans les champs de mon Pays de Bray et que le mois d'avril est par définition la signature des premières grandes floraisons telle que la venue des tulipes...

09/03/2014 : Musée vivant du cheval - Chantilly

Le 9 mars 2014, j'ai eu l'occasion de visiter le Nouveau Musée du cheval de Chantilly et ses écuries qui ouvra ses portes la première fois en juin 2013. Le site officiel permet d'en tirer tout l'enseignement : Musée du cheval et grandes écuries que je cite ci-dessous :

"A la fois musée d'art et musée ethnologique, le nouveau Musée du Cheval est destiné à un large public, tant de jeunes que d’adultes. Sa muséographie résolument contemporaine, avec un grand nombre d'outils interactifs et d'audiovisuels, permet aux visiteurs une approche à la fois pédagogique et ludique du cheval et de son histoire. Sur plus de 600 m2, ce nouveau musée prend place dans les différentes salles de la Cour des Remises entièrement restaurées depuis 2011, formant un demi-cercle accolé à la nef des Grandes Ecuries."


"Ce sont au total près de deux cents objets relatant l'importance du cheval depuis le début des civilisations qui s’offrent à la contemplation des visiteurs : tableaux, estampes, tissus, tapisseries, sculptures, documents audiovisuels, équipements équestres … A la diversité typologique, géographique et chronologique des objets s’ajoutent le coté inédit et la valeur artistique des collections présentées, en provenance des réserves du musée Condé et de collections privées."

Cette visite fut l'occasion de tester une fonction semblant se démocratiser sur les tous derniers smartphones : Le HDR (Les images à Rendement Hautement Dynamique). Le système mobile d'Apple (iOS) et de Google (Android) sont les fers de lance de ce progrès de la photographie sur les terminaux mobiles. Cette fonction permet de se rapprocher au maximum possible par une technique automatisée (autrefois manuelle) du rendement dynamique de l'oeil humain. En photographie traditionnelle, on observe souvent des zones lumineuses ou des ombres trop profondes, au point que ces zones perdent tout détail. Cette dynamique très faible de la photographie traditionnelle est parfois très décevante car une scène paraissant très belle à l'oeil peut se révéler désastreuse sur le papier. Avec le mode HDR, on peut augmenter considérablement la possibilité de se rapprocher émotivement en capture de la scène perçue. Je ne m'attarderai pas à vous montrer la différence notable entre une image réalisée avec des réglages traditionnels et celle réalisée en HDR, je me limiterai juste en concluant que cet ajout technologique fonctionne particulièrement bien et que les différences sont souvent très nettes car ce qui frappe immédiatement dans une image HDR, c'est de retrouver dans cette capture, des détails dans les hautes lumières mais également dans les ombres qui cessent d'être blanches ou noires profondes comme avec notre oeil. La photo ci-dessus de chevaux de bois est un exemple frappant (brut !) de l'équilibre parfait entre les hautes et basses lumières de ce que le HDR permet, en une prise, sans le moindre traitement supplémentaire à celui effectué automatiquement par le smartphone.

Les deux autres images qui suivent sont également le fruit du HDR :



Les images sont lumineuses, équilibrées, vraies, on rentre dans le témoignage à l'état pur et tout cela avec un simple smartphone. Je vous avouerai que ces progrès en tous genres ont de quoi perturber n'importe quel photographe expérimenté qui s'est longuement constitué au cours des années une artillerie lourde, réactive, à plusieurs milliers d'euros. Reste la réactivité, l'interchangeabilité des objectifs, la qualité ainsi que ouverture des objectifs, la personnalisation, le faible bruit en pose longue et le format brut sans compression intrinsèques aux reflex permettant encore de se rassurer pleinement sur l'utilité d'appareils plus gros, plus chers et davantage spécialisés.

02/03/2014 : Chantilly et environs - Android et l'imagerie (en cours)

Photographier et reporter n'a jamais été aussi simple. Il y a encore de cela deux ans, il aurait été impensable d'imaginer atteindre la qualité des images qui illustrent cette article à partir d'un smartphone (13 Mégapixels pour l'appareil équipant le smartphone utilisé pour ce reportage soit un peu plus de 4000 pixels de longueur pour une seule image !), encore moins de pouvoir les traiter aussi finement que sur un ordinateur avec des points de contrôle comme sur Capture NX 2 avec une application mobile gratuitement téléchargeable sur le Play Store de Google, pas plus d'imaginer un jour pouvoir les réduire et les compresser pour ensuite les publier sur un blog directement depuis le même smartphone dans la foulée sans même avoir à toucher à un ordinateur via un réseau mobile autorisant désormais des taux de transferts élevés dans les deux sens. Et pourtant si, avec notamment le système d'exploitation Android, les téléphones mobiles fonctionnant sous ce système ou sous son concurrent direct qu'est l'iOS d'Apple, sont devenus au moins, au bas mot, un mélange de plusieurs dizaines d'usages possibles, c'est à dire le nouveau couteau suisse à la mode du reporter nomade. La vidéo semble suivre la même progression puisqu'il est désormais possible de filmer en HD1080 avec les mobiles les plus évolués et de monter ainsi que sonoriser ses films directement sur le smartphone !

Bien sûr, dans mon cas notamment, le téléphone utilisé est un appareil très haut de gamme (classé meilleur smartphone du marché à sa sortie fin 2013) mais tout de même, la progression fulgurante des mobiles est là. Il s'agit dorénavant de la parfaite transposition dans notre poche de notre bureau à la maison.


Le château de Chantilly, un classique déjà visité et photographié plusieurs fois, plante le décor général de mes expériences ; un "hasard" a voulu que mes premiers pas avec l'appareil photo de mon mobile se passent ici car ma compagne comptait absolument découvrir et visiter le château. Tout commence alors par le soleil, la chaleur et un ciel merveilleusement nuageux. On déchantera une heure et demie plus tard au moment d'explorer le parc. Qu'importe en final, le parc sera notamment l'occasion de découvrir une fonction merveilleuse implantée dans bon nombre de mobiles : Le Panorama automatique. J'ai ralé fortement quand j'ai constaté à quel point cette fonction est très efficace en m'écriant "A quand une telle fonction dans un appareil photo compact voire reflex !". Je me suis vite ressaisi quand j'ai fouiné dans les détails. On devinera assez facilement pourquoi cette fonction n'est pas distribuée dans les boitiers reflex et compacts de beaucoup de grandes marques car il y a des lobbying à défendre pour les fabricants de logiciels d'assemblages de panoramiques classiques. Si demain, cet automatisme entre dans les boitiers, ces mêmes fabricants sont directement menacés (mais pas tout à fait quand-même pour l'instant car le diable se cache dans les détails). Heureusement pour eux, en étudiant de plus près le panoramique de Chantilly généré par mon smartphone, la résolution est très en deça d'un original manuellement produit à partir d'images individuelles d'un reflex ou d'un compact haut de gamme assemblées ultérieurement par logiciel ; dans ces conditions très précises, la bonne méthode du passé demeure une valeur sûre pour faire sérieusement de la photo. Je ne vous ferait point profiter de ce panoramique car je soupçonne également de ne pas avoir exploité le panorama automatique au meilleur de son potentiel compte-tenu du niveau très élevé de paramétrages de l'appareil photo du smartphone utilisé.



Une composition très dynamique, ma préférée...
Nous avons poursuivi notre balade vers les étangs de Commelles et plus précisément aux abords du château de la Reine Blanche de Coye-La-Forêt. Selon la légende, il se pourrait que la Reine Blanche de Castille (mère du Roi Louis IX dit Saint-Louis) ait séjournée dans cette demeure. Le lieu présente des fuyantes intéressantes et une ambiance particulière avec une créperie très animée à proximité immédiate dans laquelle il fut bon de perdre un peu de notre temps pour savourer un bon diabolo caramel (c'est très rare) en extérieur sur les bords des étangs...

Une composition très graphique en 4/3 pour fermer la marche

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