13 septembre 2014 : Pays de Bray


Un peu dans le même registre que mon escapade du 10 septembre, les bovins adorent ma voiturette de tourisme ! 
Cette fois-ci, les curieux sont de beaux mâles reproducteurs de race Charolaise et l'appareil est dégaîné pour saisir la réaction des protagonistes. 
Cette fois-ci, pas de léchage de la carrosserie mais quelques réactions amusantes.


Plus tôt dans l'après-midi, le fait de remonter directement dans le Bray Normand m'a permis de dénicher un groupe hétérogène composé de bovidés de races Normande et Prim'Hostein. Il est toujours intéressant d'étudier le comportement de deux races en cohabitation. 
Ces deux-là semblent plutôt bien s'accorder et cela bien-sûr même s'il semble plus courant que les races soient toujours bien départagées.

11 septembre 2014 : Pays de Bray


Quoi de plus normal pour moi de photographier très régulièrement les agriculteurs en plein travail. Pourtant, mon propre travail de photographe intrigue parfois, au point de provoquer une réaction quelque-peu intattendue d'un jeune agriculteur en ce 11 septembre 2014 après-midi. Analysé tout d'abord sous le régime de la suspicion, l'interrogatoire du jeune agriculteur se veut énergétique mais après lui avoir détaillé longuement le but de mes photos, l'ambiance s'est brutalement détendue. Je serai en ce titre toujours autant surpris par la bassesse des gens qui n'y connaissent rien à l'agriculture et qui se permettent de la dénigrer, sans penser que rien n'arrive tout seul dans leurs assiettes. Ce jeune agriculteur me révéla me porter tout d'abord suspicion car il serait arrivé que des personnes très très mal attentionnées le photographie en train de travailler pour ensuite le dénoncer, notamment pour l'odeur du fumier qu'il répend sur les cultures. La bêtise humaine n'a décidémment aucune limite car si ces personnes avaient seulement conscience que l'écoulement du fumier permet un enrichissement de la terre en vue de faire fructifier les cultures futures, elles se montreraient bien plus tolérantes.  Misère ! Quelle drôle de société de consommation dans laquelle sommes-nous où les gens évoluent continuellement toujours plus dans le virtuel, en ayant oubliés que la simple pomme de terre qu'ils trouvent dans leur supermarché provient d'un terrain nourri avec soin et amour par un agriculteur. En finalité, j'ai multiplié les prises de vues de cet agriculteur chargeant et écoulant régulièrement le contenu de sa machine sur son terrain. 
Pas seulement heureux en tant que photographe, j'ai également fait un heureux, je le crois, ce jour-là, d'être ma vedette d'un jour et d'être pour une fois considéré simplement pour le merveilleux travail qu'il fait pour nourrir terre et semblables.


Je le sais pourtant ; le bovin est tout autant un animal très curieux n'hésitant jamais à s'approcher à distance immédiate de l'humain, tout comme il est un animal très craintif qui peut fuir littéralement celui qui ne serait pas délicat dans son approche. Il s'agissait vraisemblablement d'un troupeau de très jeunes mâles Prim'Hostein et ma trop grande vivacité pour les approcher provoqua leur fuite brutale sur des dizaines de mètres dans le bruit sourd de leur galop...


Une trentaine de kilomètres plus loin, dans le Bray Normand, mon imprudence fut remplacée par une grande satisfaction : Un troupeau de bovins de race Normande. La lumière dorée du couchant se dessinant lentement sur le coup de 18h00 parait la scène de belles couleurs pour mes cadrages. Occasion de compiler attitudes animales et paysages à partir de ce mélange exquis...

10 septembre 2014 : Pays de Bray

La météo semble devenir très bonne pour ce mois de septembre, alors que les deux mois d'été furent assez médiocres voire catastrophiques dans certaines régions de France. Quelle chance pour un photographe de pouvoir bénéficier exactement d'une météorologie si clémente dans le créneau annuel spécialement aménagé pour réaliser mes plus grosses productions photographiques. 
Le fait de l'avoir compris, j'ai décidé de concentrer toutes mes activités dans cette vague de ciel radieux.


Pour ne rien gâcher du spectacle, voilà qu'enfin les machineries agricoles sont un peu de sortie et qu'il y a un peu d'animation dans les champs pour ne pas tourner trop en rond sur mes amis les bovidés, à l'image de ce tracteur soulevant la poussière du sol pour mieux le labourer...


Au détour d'une prairie proche, j'ai pu retrouver un groupe de Prim'Hostein, tout à fait paisible, se prélassant au soleil couchant. Cette année, à défaut de photographies de paysages, je me concentre davantage sur les détails anatomiques des bovidés (yeux, chignon, sabots, organes reproducteurs...), race par race ; domaine où ma collection photographique accuse un véritable manque. Ces animaux pour lesquels j'ai une préférence marquée depuis 2009 me surprendront toujours. L'affection certaine à mon égard et leur grande curiosité naturelle se solderont par un événement surprenant au moment de les abandonner pour reprendre ma route pour rentrer au domicile. Je n'ai malheureusement aucune image de la scène et pourtant, elle fut d'une grande émotion ainsi que d'une certaine frayeur pour les deux protagonistes. Pendant que je programmais mon GPS pour me définir un parcours de retour, j'entendis un bruit assez inhabituel vers l'arrière. En me retournant, je ne pus que constater que 4 bovins m'avaient discrétement suivi pour me rejoindre et qu'ils me regardaient avec beaucoup de tendresse avec leurs grands yeux à travers les vitres de ma voiturette de tourisme. Pleinement en confiance, deux d'entres-eux se mirent même à me lécher bien copieusement tout l'arrière droit de mon véhicule ! Les ayant déjà photographiés le 31 août dernier, les vaches auraient-ils la mémoire d'un éléphant avec cette capacité de m'avoir reconnu ? Ma foi, qu'importe...Ne dites en tous les cas plus jamais que les bovins sont des animaux sans âme, juste bons à produire du lait ou à être découpés en tranches de viande, ce serait les aborder avec une approche beaucoup trop réductrice.

2 septembre 2014 : Un nouveau venu dans mon sac photo

Cela faisait un moment que je n'avais pas investi mon argent dans une nouvelle optique pour mon boitier photo reflex. Fort de mes très nombreuses années de pratique, j'ai finalement décidé d'investir dans une optique pour le moins originale pour finaliser mon équipement : Un Fisheye. Je prononce bel et bien le mot "finaliser" car je pense qu'il s'agit de mon dernier achat, celui qui manquait à ma panoplie d'artiste pour être enfin en mesure de pouvoir exprimer toute ma créativité dans toute sa mesure ou toute démesure ! Il s'agit clairement de mon dernier achat tout bien raisonné car le monde macrophotographique m'inspire guère, le domaine du photojournalisme en lumière naturelle restant celui alimentant la flamme de ma créativité toute entière.

Le mardi 2 septembre au soir, j'ai été récupérer mon nouveau compagnon de travail chez mon revendeur habituel. Ma semaine étant particulièrement chargée, j'ai laissé le reste de la semaine s'écouler tranquillement jusqu'à ce samedi 6 septembre, premier jour de congés d'été jusqu'au 1er octobre prochain. Avec beaucoup de précaution et d'application, j'ai pu enfin découvrir les nouveaux pouvoirs en ma disposition avec cette pièce optique atypique par son montage méticuleux sur la monture de mon NIKON D7000. Jusqu'alors, l'optique m'offrant le plus grand champ de vision en une vue unique était l'ultra-angulaire SIGMA 10-20mm avec son champ d'un peu plus de 100° à sa focale la plus courte.
En investissant dans le FISHEYE NIKKOR 10,5mm à f/2,8 ED, je suis entré dans un nouveau monde en atteignant un champ de vision en une seule vue de 180°...Oui, 180° sans vignettage ! Cette optique commercialisée en 2003 valait à sa sortie le prix d'un trés bon boitier nu soit environ 1400 €. La patience paye puisqu'aujourd'hui, onze ans plus tard, avec la démocratisation du format FX (plein format chez NIKON), le format DX (APS-C) recule progressivement et il est désormais possible de la trouver neuve pour un peu moins de 600 €. Contrairement à une optique zoom à ouverture glissante comme le SIGMA 10-20mm, une optique à focale fixe montre là encore sa supériorité avec le FISHEYE NIKKOR 10,5mm à f/2,8, notamment dans la luminosité, dans le piqué sur les bords et un vignettage restant discret, même à pleine ouverture.

Pour l'instant, pas d'image d'exemple produit à partir de mon propre matériel car j'ai dû me résigner uniquement à des tests d'intérieur dans mon lieu de vie afin de pouvoir au moins évaluer le bon comportement de l'optique concernant ses distorsions, son champ de couverture mais surtout notamment en ce qui concerne l'autofocus, puisqu'il convient de savoir que le FISHEYE NIKKOR 10,5mm à f/2,8 ne bénéficie pas de moteur d'autofocus propre et que par voie de conséquence, la mise au point est exclusivement manuelle sur les boitiers NIKON d'entrée de gamme. Sur le NIKON D7000 et sur tous les boitiers moyenne/haute de gamme, l'autofocus sur cet objectif est assuré par le boitier lui-même. J'attends avec impatience la semaine prochaine en espérant une amélioration météorologique pour tester concrétement cette nouvelle optique en extérieur ou dans un monument.

31 août 2014 : Pays de Bray

Tout comme les conclusions de la semaine dernière, je me dis que cette année, la chasse photographique est bien maigre. Heureusement que les troupeaux de vaches m'évitent régulièrement de revenir bredouille car les paysages sans vaches paraissent si insipides. Après bien des kilomètres et une longue circulation dans le secteur à chercher patiemment un sujet, j'ai fini par repérer un groupe de vaches limousines avec leurs jeunes veaux. Ouf ! Voici un sujet ! Le ciel et la lumière du début de soirée de ce 31 août 2014 étaient excellentes.


24 août 2014 : Pays de Bray


Mes amis les bovidés restent des valeurs sûres pour mes travaux photos et pour dynamiser des photos de paysages un peu pauvres. Les champs de blé sont tombés et je ne peux que regretter la pauvreté de l'activité dans les champs en ce moment. Compte-tenu de la pluviométrie exceptionnelle de cet été 2014, les agriculteurs ont optimisé leurs récoltes sur une très courte fenêtre de "sécheresse" et je me suis présenté de peu après la bataille. J'en suis actuellement à rechercher mes sujets lorsque je circule en Pays de Bray, ce qui, à vrai dire, s'avère un peu inhabituel car tous les ans, en temps normal, ils pullulent et il y en a toujours trop pour pouvoir tout couvrir. Patience peut-être...

Quand je trouve enfin un sujet presque intéressant, le résultat est en deçà des années passées...Zut !


23 août 2014 : Nucourt


Le 23 août 2014, je me suis dirigé du côté de Nucourt, commune du Parc naturel régional du Vexin Français. Le GPS TOMTOM GO 500 m'offre un guidage autrement plus souple et précis que son prédécesseur de chez GARMIN pour m'aventurer dans ce secteur avec ma voiturette de tourisme, en évitant à coup sûr tous les axes interdits qui sont nombreux. Il ne s'agit pas de mon secteur préféré mais comme il convient de changer un petit peu de temps en temps avec le Pays de Bray, je me suis dirigé vers une curiosité de valeur : Une église et son cimetière perdus au milieu des champs dont l'entrée est un porche de pierre. Ce porche a été offert à la commune par Albert GROULT en 1963. Initialement situé Rue de la Gare, il fut démonté lors de l'élargissement de cette voie et reconstitué à proximité de l'église de Nucourt par les Ponts et Chaussées de Magny-en-Vexin.

Le NIKON COOLPIX P7100 fut l'outil utilisé pour ce reportage.

La méditation. La moisson vers le succès ?

La méditation reste le dernier seul rempart positif utilisable par l'artiste blessé lorsque la créativité est en berne pour cause de tristesse trop profonde, afin d'éviter absolument de sombrer dans la grande famille des multiples revers néfastes dont la mère est la dépression. Se faire mal lorsque tout concourt à la fin n'est pas la solution. Il convient de conclure dans la sérénité. 

Fidèle à mon signe fixe de naissance, le Scorpion a horreur des situations bloquées et quand il n'en peut plus de tourner en rond, il s'enferme dans la procédure classique de destruction intégrale des concepts qu'il juge dépassés visant une totale reconstruction plus noble et saine à ses yeux. Archétypiquement, le Scorpion tue pour ne pas mourir et meurt pour pouvoir ressusciter. La mort dont s'investi le Scorpion n'a jamais rien d'un anéantissement mais d'une connaissance intuitive des ultimes secrets de la vie, à l'image de la mort du vieil homme conduisant à la naissance de l'homme nouveau. 
C'est de mon signe de naissance dont je puise ma force, cette puissance incroyable pour survivre, tout en visant de nouveaux sommets toujours plus élevés. Je n'ai pas toujours été si fort face aux tempêtes de l'âme mais l'expérience enseigne l'endurance et l'exigence sur une vie. Je resterai marqué pour longtemps de ce traumatisme et de cet enfermement de mes multiples potentialités sous la pression du couvercle d'autrui.

Dorénavant, il faudra vous y habituer mais me voici de nouveau solitaire, célibataire en somme. Depuis novembre 2012, une femme que je nommais timidement "ma compagne" dans mes billets partageait mon quotidien mais il s'agit désormais d'une histoire s'écrivant au passé. Cette mention illustrant sa présence fantomatique à mes côtés dans mes différentes prestations n'apparaîtra plus. Curieusement, comme tout Scorpion qui se respecte, cette séparation sentimentale ne m'affecte pas plus que cela mais se laisse plutôt apprécier comme une douce sensation d'une libération ; cette sensation de libération que l'on éprouve très précisément quand la relation failli conduire au drame personnel. Il s'agit de ces libérations que l'on apprend à savourer par la simple conscience que j'aurai pu très bien poursuivre ma course jusque dans un mur. Il s'agit de ces séparations qui ne méritent même pas le nom d'échec mais d'enseignement sur la route d'un but dont il ne faut en aucun cas se laisser dévier par les chants des sirènes et ceci d'autant plus quand il n'y a pas lieu de culpabiliser sur ses choix. Je retiendrais de cette relation l'enrichissement spirituel. En un an et demi, j'ai mûri et je dois à cette femme de m'être considérablement durci pour affronter un avenir plus responsable avec un but se façonnant sur le roc et non, du sable. Dans les relations sentimentales, même les plus courtes, on en tire toujours du positif, parfois même du gros positif. Moi qui avait tant de mal à m'investir dans la vie des réalités sociales ; grâce à elle, j'ai vécu une première fois dans de très nombreux domaines (notamment mon premier voyage à l'étranger (Allemagne), celui d'une exposition photo publique d'une semaine dans un village ou bien encore, même, le souhait d'être propriétaire de mon propre habitat).

Jungien, sensible aux symboles jusqu'au bout des ongles, celui de l'état du compteur général de ma voiturette de tourisme en rentrant au domicile de mon parcours en Pays de Bray du dimanche 27 juillet 2014 et l'arbre envoyé le lendemain par celle que je désigne dorénavant comme mon ex-compagne pour tenter de me retenir par les sentiments, concordent à tirer la conclusion qu'il s'agit d'une fin, de la fin mais pas de n'importe quelle fin : Une fin se soldant sur une victoire spirituelle et morale sur le mal. Une fin résonnant jusque dans la suite de neuf du compteur de mon véhicule dont la somme conduisant au neuf marque inévitablement la fin. Symbole de l’idéal, du savoir, du spirituel, de l’altruisme, du dévouement, de sensibilité, compassion, générosité mais aussi du repli, manque de sociabilité, timidité, austérité ; il n'est pas étonnant que le neuf porte pour signification ésotérique, l'esprit divin.

Jésus disait qu'il convenait d'attendre une certaine fin avant de moissonner de manière à pouvoir dissocier le blé (le bien) de l'ivraie (le mal). En me rendant en Pays de Bray, j'ai pu constater la sortie globalisée des machines synonyme du cours actuel des moissons et qu'il était venu le temps de récolter spirituellement les efforts consentis pendant les très nombreux mois précédents visant à retrouver la bonne vision des événements de façon à sécuriser durablement mon avenir. L'heure était venue de pouvoir clairement faire le tri final dans ma tête entre le positif et le négatif. Avec le débarquement d'un arbre, un olivier, par livraison, expédiée par la principale source de mon désordre intérieur, on concluera cette médiation.

Luc 22, 38-42 (Au mont des oliviers) : "Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé là, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » Puis il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne."

Les événements ont suffit à eux-seuls pour comprendre qu'il me fallait m'éloigner de la personne en question pour changer de route. On trouvera sur internet, tous les symboles couverts par l'olivier.
Symbole de longévité et d'espérance, l'olivier est réputé éternel. Ainsi le décrit Hérodote : "L'olivier fut brûlé dans l'incendie du temple par les barbares; mais le lendemain de l'incendie, quand les Athéniens, chargés par le roi d'offrir un sacrifice, montèrent au sanctuaire, ils virent qu'une pousse haute d'une coudée avait jailli du tronc". Dans tout le bassin méditerranéen, on rencontre des oliviers millénaires, et parfois même réputés pluri-millénaires. Il est le témoin de notre histoire et l'accompagne à chaque instant. Symbole de paix et de réconciliation, le rameau d'olivier est choisi par Dieu pour signifier à Noé que le Déluge est fini et que la décrue commence, symbole du pardon. Symbole de victoire, l'olivier est un cadeau chargé d'une signification gratifiante lors des jeux olympiques à Athènes. Couronne d'olivier et jarres d'huile d'olive sont ainsi offertes aux vainqueurs. La couronne d’olivier est devenue le symbole des Jeux olympiques d’Athènes. Pas moins de cinq mille cinq cent treize couronnes seront confectionnées lors de ces Jeux par des volontaires. Les branches proviennent de Crète et sont offertes par un sponsor. La couronne rappelle celle de l’ancienne tradition d’Olympie, il y a 2 500 ans. Façonnée avec les branches de l’olivier qui poussait près du temple de Zeus, elle était la seule récompense des vainqueurs. Symbole de force, l'olivier est réputé pour son bois très compact, très lourd et très dur. C'est en bois d'olivier que sont faites les massues d'Hercule et c'est avec un pieu en bois d'olivier qu'Ulysse terrasse le Cyclope dans l'Odyssée. Symbole de fidélité, c'est aussi en bois d'olivier qu'est fait le lit d'Ulysse et Pénélope, lit qui n'accueillera aucun des nombreux prétendants au royaume d'Ithaque, durant les vingt ans d'absence du héros grec.


Je pense que je peux tourner la page sans inquiétude particulière car ma fidélité en ma morale la plus pure et en mon but le plus crucial de la vie conduit en ma récompense d'avoir pu y trouver une fin heureuse dans laquelle s'écrit une trinité comme le Père, le Fils et le Saint-Esprit :
  • Paix et réconciliation avec moi-même
  • Victoire sur un blocage qui aurait pu devenir le pire piège de ma vie
  • Force, longévité et espérance dans mes projets
Dernier symbole, sans chercher à faire de publicité, j'ai pu le lire sur la carte du livreur de l'arbre en question : "Florajet, le bonheur immédiat !". Cette fin est salutaire car la libération brutale de l'emprise trop pesante d'autrui représente à elle-seule un bonheur immédiat... 

Juin et juillet 2014 : Amélioration de mon GPS pour me guider sur les routes

Depuis septembre 2013, j'ai remplacé mon vieux GPS GARMIN (utilisé de juin 2008 à septembre 2013) par le TOMTOM GO 500. Je n'avais pas publié de billet à son sujet car il m'apparaissait important de faire "vieillir" mon expérience d'utilisateur sur cet outil avant de pouvoir me prononcer.

Le retour d'utilisation a pris d'autant plus de temps que TOMTOM avait proposé à ses premiers acheteurs un GO 500 (millésime 2013) particulièrement décevant compte-tenu du nombre impressionnant de fonctionnalités essentielles manquantes pour notamment les baroudeurs comme moi souhaitant récupérer leur base de données de lieux photographiques établie progressivement avec leur ancien GPS. Pendant longtemps, j'en fus resté à la version carte et système de novembre 2013 car le GPS ne fut pas d'une grande utilité compte-tenu de ma sédentarité affichée lors de tous les hivers (voiturette de tourisme à l'arrêt) et cela malgré les différents déplacements en France effectués avec ma compagne entre décembre 2013 et mai 2014 où le GO 500 s'illustra notamment par ses talents en info trafic sur Paris via mon smartphone (depuis mars 2014). A l'époque de son achat, le manquement de beaucoup de fonctionnalités et l'absence d'un mobile compatible pour l'info-trafic (partage de connexion en Bluetooth) m'avait laissé sur une très grosse frustration. Après bien des maniements plus tard, l'acquisition d'un smartphone compatible, la récupération des dernières mises à jour de la carte Europe et du système d'exploitation TOMTOM de juin/juillet 2014, tout a changé ou presque ! TOMTOM en l'espace de huit mois a fait en sorte de doter le GO 500 d'un grand nombre de possibilités que je réclamais particulièrement comme utilisateur et conducteur d'un véhicule à moteur pour lequel certains axes routiers autres que les autoroutes lui sont interdits :
  1. Saisir des destinations et les mémoriser dans la bibliothèque à partir de leur latitude et longitude
  2. Préparer à l'avance et mémoriser dans une bibliothèque au même titre que des destinations, des parcours entièrement sur mesure pouvant contenir jusqu'à 40 points intermédiaires
  3. Proposer d'office jusqu'à 3 parcours alternatifs lorsque la destination finale seule est saisie
  4. Un accès à un nombre impressionnant de points d'intérets via internet
Il s'agit seulement de quatre fonctionnalités mais à elles-seules, elles ont métamorphosées le produit pour le rendre tout simplement génial et irremplaçable dans mon domaine d'expertise. L'exercice le plus essentiel m'occupa le temps d'un week-end de juin : Récupérer d'anciennes positions GPS. 

I - Récupérer d'anciennes positions GPS

Initialement, depuis 2009, j'avais pris pour habitude de récupérer régulièrement mes points GPS sous Google Earth lorsque j'en étais à me mouvoir avec mon ancien GPS GARMIN. Google Earth propose pour cela une passerelle directe d'importation très pratique avec les GPS GARMIN.


Google Earth reconnaissait mon GPS GARMIN comme périphérique et j'effectuai à chaque fois des importations uniquement des repères. Google Earth permettait, sitôt l'importation effective des différentes positions, d'observer ces mêmes positions capturées sur le terrain projetées sur l'excellent planisphère satellite du géant américain.


L'intérêt de cette importation était double : Sauvegarder les positions contenues dans le GPS et pouvoir dresser mes propres cartes de la région du Pays de Bray. Un duo très professionnel en somme. Avec les appareils TOMTOM, malheureusement, l'importation directe de mes propres repères n'est pas possible et à ce jour, je n'ai pas encore trouvé la parade informatique autorisant d'obtenir un résultat identique. Cependant, dans l'immédiat, il m'apparaissait surtout très important de pouvoir récupérer mes cinq ans d'investigations du Pays de Bray dans mon nouveau TOMTOM GO 500 afin de pouvoir profiter de l'incroyable potentiel de guidage de ce GPS surplantant complétement les capacités totalement obsolètes du retraité GARMIN pour repartir à l'assaut de ma région préférée. Le TOMTOM GO 500 se différencie totalement de son prédécesseur de marque concurrente par son écran tactile et son système d'exploitation basé sur un noyau Android. De ce fait, avec le TOMTOM GO 500, on retrouve dans sa maniabilité le confort des smartphones et des tablettes pour rechercher un lieu, zoomer, dézoomer, sélectionner un lieu,...Avec les fameuses compositions de doigts habituelles.


Pour pouvoir récupérer les anciens points GPS capturés durant ces dernières années avec le retraité GARMIN, j'ai mijoté plusieurs hypothèses ; la manipulation de base étant de pouvoir les isoler préalablement dans un fichier KML via Google Earth. Opération extrémement simple.
  1. La première hypothèse consiste à convertir le KML de Google Earth en fichier OV2 (format brut de la marque TOMTOM pour les points d'intérêts) = Malheureusement, TOMTOM empêche l'accès direct aux fichiers internes de ses derniers GPS - Du coup, la meilleure solution consistant à déposer directement le fichier OV2 contenant toutes les données de mon ancien GARMIN dans la mémoire du TOMTOM ne put être effectuée avec succès.
  2. La seconde hypothèse consiste à extraire la liste des repères avec leurs latitudes et longitudes correspondantes depuis le KML vers un fichier texte TXT, puis à ressaisir chacun de ses repères dans la mémoire du TOMTOM via leurs coordonnées géographiques.
Je fus résolu à opter pour la seconde solution, longue et itérative, mais me permettant la réalisation de l'essentiel : Récupérer tous mes points du Pays de Bray dans la mémoire du TOMTOM GO 500 dans le sous-menu "Mes destinations" afin de poursuivre sereinement mes sorties avec ce tout nouvel outil.



Dans le sous-menu "Mes destinations", on peut observer la liste des destinations en mémoire. 
En permanence, le TOMTOM GO 500 affiche également ces positions préférentielles sur la carte en temps réel sous la forme de bulle étoilée. Pour mon domaine d'expertise (la photographie), pouvoir apercevoir ma position géographique en permanence par rapport à ma pieuvre de destinations préférentielles représente un confort certain pour rendre mes itinéraires vivants et sereins. Pour extraire les données géographiques contenues dans un KML au format texte TXT, il existe l'excellent site internet Kml2x : http://www.zonums.com/online/kml2x/


Il suffit de charger dans ce logiciel en ligne le KML ou KMZ considéré. 
Ensuite, il faut choisir le bon format de sortie TXT dans "Output File Format" et finir méticuleusement la procédure par le bouton "exportation". Si tout se passe bien, une seconde boite de dialogue doit s'ouvrir et faire apparaître en texte le contenu en clair du fichier KML.


On découvre alors la liste de tous les repères à saisir pour les intégrer dans la mémoire et les faire apparaître dans le TOMTOM sous la forme "Nom du repère - Longitude - Latitude - Altitude". Ainsi on peut décoder la première ligne en clair d'une position type :
  • Nom du repère : Foret sur D22
  • Longitude : 1,873792
  • Latitude : 49,387904
  • Altitude : 0,0
De ce fait, réaliser la saisie même manuelle d'une longue série de positions s'avère bien plus pratique. Le TOMTOM GO 500 présente le principal avantage de reconnaître automatiquement le type d'écriture dans le système géographique WGS84 dont il s'agit (degrés décimaux, degrés minutes secondes, etc...). L'apparition de la fonctionnalité de saisir des points par leurs coordonnées, initialement non disponible pour les premiers utilisateurs de ce GPS permet désormais de contourner l'impossibilité de la première hypothèse afin de récupérer de nombreux points de travail.

II - Préparer et mémoriser des parcours complets dans la mémoire du GPS

Le retraité GARMIN ne proposait pas cette fonction et n'autorisait que l'ajout d'une seule destination intermédiaire dans un parcours. Le TOMTOM GO 500 dans ses dernières mises à jour propose non seulement de mémoriser des parcours complets mais surtout avec un nombre incroyable de destinations intermédiaires possibles (au moins 40). Il s'agit pour un conducteur de véhicule à moteur atypique dont l'utilisation n'est pas autorisée sur tous les axes, un outil excessivement précieux de préparation d'itinéraires pointus et très facilement reproductibles.


La fonction est localisable dans le sous-menu "Mes parcours". Lorsqu'un parcours est définitivement figé, il est possible de l'enregistrer dorénavant définitivement dans la mémoire du GPS pour pouvoir le réexécuter indéfiniment. De la façon la plus simple, lorsqu'on se rend dans "Mes parcours", on découvre la liste de tous les parcours que l'on a déjà mémorisé.


D'un doigt comme dans "Mes destinations", la sélection d'un parcours permet immédiatement de lancer le guidage du GPS vers une destination finale en passant par un nombre plus ou moins important de points intermédiaires initialement choisis par l'utilisateur au moment de mémoriser le parcours. Magique, non ? Une fonctionnalité incroyable qui sommeillait depuis des années dans mon cerveau de conducteur et photographe. Il est fabuleux que celle-ci ait été conduite à la réalité par TOMTOM.

III - Proposition de trois parcours intermédiaires pour une destination finale

Lorsqu'aucune destination n'est choisie, il existe deux possibilités :
  1. La fonction "Rechercher" pour une destination inhabituelle
  2. La fonction "Mes destinations" pour une destination courante



Après un calcul de l'itinéraire le plus rapide, il se pourrait que le parcours proposé ne vous convienne pas. Au lieu de forcer le GPS à prendre une autre route en ajoutant un point intermédiaire, la version système TOMTOM 13.057 de début juillet 2014 propose désormais une fonction nouvelle bien plus rapide consistant à vous proposer deux autres parcours intermédiaires possibles pour atteindre la même destination finale.


Cette fonction nouvelle est repérable dans le sous-menu "Parcours actuel". En sélectionnant "Rechercher alternative", le GPS se relance dans un calcul un peu plus long afin de proposer ses fameuses deux autres propositions de trajet. Pour que la fonction soit très intelligible, TOMTOM propose chaque alternative sous la forme d'une couleur différente (violet et vert).


D'un simple appui de doigt sur l'un des trois boutons de couleur en bas à droite, il est possible de choisir l'itinéraire que l'on souhaite adopter en connaissance de cause de la majoration du temps pour chaque trajet alternatif. Dans l'exemple ci-dessus, on comprend aisément que le parcours optimal, le plus rapide en bleu permet d'atteindre la destination en 39 minutes. Choisir le parcours violet permet d'atteindre la même destination en 54 minutes et le parcours vert se révèle le plus long avec sa durée d'une heure.

IV - Accès à des points d'intérêts par internet via un smartphone

Cette fonctionnalité permet de trouver une quantité impressionnante de points d'intérêts (restaurants, musées, gares, manifestations,etc..). En offrant cette nouvelle ouverture avec la version 13.057, TOMTOM propose désormais un GO 500 capable de rivaliser avec la base de données de Google Maps. Plus rien n'est impossible et cela même si la version de la carte n'est pas la plus à jour.

Depuis ses dernières mises à jour, le TOMTOM GO 500 est devenu un partenaire inséparable adapté à tous les types de véhicules à moteur et je pense que la saison photo 2014 sera beaucoup plus conviviable, rien que le fait d'emporter dans ma voiturette de tourisme ce fabuleux nouveau compagnon de route capable de m'épauler pour déjouer un grand nombre de complexités pouvant survenir dans les trajets me menant vers certaines destinations jamais tentées.

Le retraité GARMIN fut, vive le TOMTOM GO 500 !

13 juillet 2014 : Méditation

Un mois que je n'avais pas publié d'article sur mon blog. Pourtant, le mois de juin 2014 ne fut pas nullité dans mes déplacements artistiques. Actuellement, le temps est à la méditation car ma vie personnelle est en prise à de grands bouleversements intérieurs.

La solitude favorise les bonnes questions et les bonnes orientations. Dois-je prendre cette décision plutôt qu'une autre ? Pour ainsi-dire, je ne sais pas encore car la vie est si complexe et si imprévisible que j'ai décidé que laisser aller la péniche restait la meilleure option car je pense que prendre de grandes décisions dans pareil brouillard conduirait inévitablement encore à des erreurs d'interprétations pouvant avoir des conséquences notables sur le bon déroulement de mon existence. Ma modestie m'incite naturellement à me considérer comme une poussière à la surface de la terre et à faire preuve dorénavant de prudence.

La solitude méditative du moment incite à certaines retrouvailles. Pour la plus évidente, je noterai celle de mes facultés intellectuelles d'antan comme si elles avaient été atrophiées à la suite d'un long séjour, recroquevillé dans un groupe sectaire pendant presque 20 mois. Pour signer mon retour en des chemins plus productifs, je viens de me payer le luxe de mettre au point un véritable petit logiciel sous la forme d'un tableur Excel capable de me projeter l'état de toute ma comptabilité future dans les 24 mois à venir en prenant en compte tout une série de paramètres aussi divers que les impôts, la variation de mes salaires, mes projets futurs (tel que l'acquisition en fin 2014 d'un nouvel objectif photo), le financement d'un appartement en construction. Oui, j'ai de nouveau des projets plein la tête et il est bon d'y croire très fermement.

Depuis mon dernier billet de juin, j'ai notamment couvert la journée du personnel du 26 juin 2014 de mon entreprise au NIKON D7000 et NIKON Coolpix P7100 (414 photos publiées après sélection !). J'ai également re-sillonné sans prendre de cliché mon Pays de Bray préféré par deux fois avec ma voiturette de tourisme. Jusqu'à mon déménagement définitif projeté fin 2015 ou début 2016 en Seine-et-Marne, j'en ai pas encore fini avec le Pays de Bray ; la saison photo 2014 pourrait très bien consister à couvrir une nouvelle fois cette région en septembre 2014 lors de mes trois semaines de congés annuels d'été. En tous les cas, par expérience, rien n'est véritablement prévisible et j'ai appris à rester prudent.

Bonne fête nationale du 14 juillet 2014 !

8 juin 2014 : Pays de Bray, orages et grêle

Il y a de ces jours qui marquent pour toujours le calendrier ; Le dimanche 8 juin 2014 fait parti de ces dates pouvant s'inscrire dans le panthéon de mon existence pour la particularité des événements la parsemant. La veille, la journée fut déjà marquante pour ses températures, sa lourdeur de l'air et son soleil radieux dans un ciel d'un bleu insolent. Toutefois, le lendemain, la confrontation de deux masses d'air, une très froide et l'autre très chaude, allait conduire à la création d'un couloir orageux d'une rare violence, au point que mes parents n'avaient jamais vécu pareille manifestation météorologique dans le Val D'Oise depuis 1985, année où ils achétent le pavillon familial dans lequel ils vivent. La chute de grêle historique à laquelle ils allaient assister va défigurer de nombreuses communes Valdoisiennes le soir du dimanche 8 juin 2014. Le front orageux se maintiendra dans le même couloir la nuit suivante, du lundi 9 au mardi 10 juin avant de nous offrir, après un mardi affreux, un mercredi 11 marqué par une grève RATP de nouveau pleinement radieux illustré par un soleil continu dans un bleu presque imperturbable.


Huit heures avant la chute de grêle marquante, rien ne semblait pourtant laisser imaginer le pire. Le soleil brillait, il faisait lourd comme la veille, le ciel était d'un bleu inébranlable. Il faisait tellement chaud d'ailleurs que pour les très rares fois dans ma vie, je m'étais résigné à abandonner mon indémodable jean pour un confortable short en toile fine. A l'origine, je devais sortir ma voiturette de tourisme du garage pour assurer le rôle rare de chauffeur aux cotés de madame et laisser ainsi tout loisir à ma compagne de profiter des paysages mais devant la forte chaleur en présence, j'ai fini par renoncer pour son confort tout personnel de devoir lui faire subir une forte chaleur dans un véhicule pourtant fort confortable mais dénué de la si indispensable climatisation dont sa voiture est pourvue. Sans le savoir, les événements qui suivront donneront un aspect prémonitoire protecteur à ma décision. On doute trop souvent de la présence de Dieu mais dans toutes les chances qui marqueront notre soirée, on ne peut douter car la notion de hasard apparaît trop énorme quand on effectue la somme des paramètres : Une force supérieure très protectrice n'a cessé de nous guider dans nos décisions.

Tout d'abord, notre itinéraire ne ressemblera pas du tout à celui initialement prévu suite à une erreur de conduite de ma compagne et par la foi en celle-ci aux directions données par mon GPS malgré son erreur : "Fais confiance au GPS Arnaud, il sait où il va, il connaît la route.". Du coup, au lieu d'aller dans le Pays de Bray au plus direct, nous avons fini au frais "par hasard" dans une clairière de la forêt de Bornel (Oise). Il y faisait tellement bon que nous y trouveront sommeil et que nous y feront un arrêt de plus de deux heures en attendant que le soleil baisse. De sortie de la clairière en remontant la route jusqu'à son extrémité en sortie de forêt, on découvrira vers 18h30 un ciel laiteux, chargé, annonçant déjà quelques formes inquiétantes mais pas suffisamment pour que ma compagne m'invite à remonter à Chambly (Oise) pour s'y restaurer très ponctuellement dans une grande enseigne de Fast-Food bien connue, en me soumettant l'idée de nous perdre en Pays de Bray en seconde partie de soirée, entre 20h30 et 22h30. Le temps que nous nous restaurions, nous avons vu le ciel noircir de plus en plus mais pas encore suffisamment pour inquiéter ma compagne qui se charge alors de laver sa voiture dans une laverie située à distance immédiate du Fast-Food duquel nous étions sortis. Dans ce ciel devenu si inquiétant, si obscur, on pouvait y compter de nombreux éclairs et les premiers roulements de tonneaux de leur grondement encore lointain. Nous étions alors loin d'imaginer qu'à ce même moment, quelque-chose de très inhabituel se passait sur le Val D'Oise situé à 10 km à peine car orage ne signifie pas forcément recevoir des fragments d'un ciel entier sur la tête.

Nous quittons Chambly pour filer droit vers le Nord, en remontant la D1001 vers Noailles, sans se douter une seconde que la grêle, après avoir semée l'effroi des habitants du Val D'Oise, touchera très fortement cette ville de l'Oise, à peine 30 minutes après notre départ pour le Pays de Bray. A croire que toutes nos décisions étaient guidées par une force nous dépassant complétement car habituellement, nous avions plutôt l'habitude de finir notre course en fin de soirée dans le Val D'Oise mais là, tout concourt à penser que la protection divine voulait absolument nous épargner de la grêle. En cours de route, j'entends la sonnerie tout à fait reconnaissance de mon téléphone lorsqu'il s'agit d'un appel de mes parents. Quand je décroche, il s'agit de ma mère au téléphone, choquée, m'annonçant que j'aurai une drôle de surprise en rentrant à la maison ce soir et me demande si j'ai des soucis à dénombrer, question à laquelle je réponds très étonné : "Non. Tout va bien !". Les deux photos qui suivent réalisées le lendemain pour les besoins de l'assurance suffisent à comprendre la violence de cet épisode incroyable de grêle :

La tonnelle de jardin transpercée par plus de 6 grêlons
Le véhicule de mes parents défiguré par un grêlon de taille inattendue
Les cicatrices du passage de cet épisode de grêle ressemble à l'horreur car on dirait presque celles laissées par des armes de guerre. Pendant ce temps, nous assistons à une pluie fournie et à des éclairs de plus en plus violents au fur et à mesure que nous progressons vers notre destination. Nous bénéficions, dans un ciel très tourmenté, d'une accalmie absolue d'environ une heure auprès des vaches et des ânes. 



Compte-tenu qu'il plu par moments très sporadiques encore un tout petit peu et que mon appareil photo NIKON Coolpix P7100 resta prisonnier de mon sac à dos à l'arrière de la voiture, c'est la fonction photographique de mon dernier smartphone Androïd acquis en mars dernier dont j'avais eu l'occasion de tester les performances dans des billets précédents qui servira à la réalisation des deux clichés précédant cette prose dont le sujet devient brusquement plus scientifique car les dégâts observés chez mes parents conduisirent à ce que je m'intéresse de plus près sur le principe météorologique conduisant à la grêle, ceci d'autant plus à la vue de la taille impressionnante des "météorites de glace" dont la Gazette du Val D'Oise se fit un grand plaisir d'exhiber pour illustrer sa Une du week-end dernier sur les grands orages ayant eu cours de la région.


J'ai trouvé notamment une explication très claire sur la formation de la grêle sur le site de l'observatoire français des tornades et des orages violents KERAUNOS. Je cite alors la source : "La formation de grêlons nécessite un apport de noyaux de condensation (particule sur laquelle la vapeur d'eau va se déposer) dans le nuage. Comme dans le cas de la pluie, les gouttelettes d'eau en surfusion qui vont entrer dans une couche atmosphérique dont la température est en-dessous de 0°C vont geler au contact de noyaux de condensation.

Plusieurs théories co-existent quant au processus de formation de la grêle.
La plus ancienne stipule que les grêlons ont subi plusieurs cycles de montées et de descentes au sein du nuage, sous l'influence de forts mouvements verticaux. Lorsque ces mouvements verticaux n'offrent plus assez de résistance, les grêlons chuteront du nuage vers le sol. Cette théorie, non rejetée et toujours valable est en partie appuyée sur le fait qu'une analyse minutieuse d'un grêlon montre que ce dernier est composé de plusieurs couches (comme des pelures d'oignons). De fait, le grêlon a subi plusieurs cycles de montées et de descentes dans le nuage convectif. Des recherches plus récentes indiquent que la structure du grêlon serait plutôt induite par la nature des couches d'air traversées par le grêlon. Si ce dernier traverse une couche très fortement concentrée en gouttelettes d'eau, une couche translucide va se former. A l'inverse, si le grêlon rencontre une couche à faible concentration en gouttelettes d'eau, la couche sera plus opaque.

Les plus gros grêlons tendent à se former en périphérie des courants verticaux les plus intenses, là où leur durée de croissance sera plus longue. Ces derniers (souvent au-dessus de 4 cm) se forment par concrétion de plusieurs grêlons de taille plus modeste."


Avec un schéma d'Amélia, on comprend encore mieux :


Au vu du très fort conflit de masses d'air entre le courant d'air froid de l'Ouest (17 °C de moyenne en Bretagne) et le courant d'air chaud de l'Est (35 °C de moyenne en Alsace), on comprend tout à fait la violence des orages observée sur le couloir opposant ces deux masses dont l'épicentre conflictuel se situait sur l'Ile-de-France d'où une grêle aux répercussions particulièrement destructrices car plus le différentiel de température entre les deux courants est important et plus la formation de grosse grêle est favorisée puisqu'il faudra que les grêlons atteignent un poids suffisant pour que l'air chaud ne puisse plus les maintenir en haute altitude.
Dès que l'air chaud perd de son efficacité dans le duel ou bien que les grêlons deviennent assez lourd, ils chutent : L'averse de grêle se déclenche.

3 juin 2014 : Pays de Bray - L'appel de la source

Mon dernier passage dans mon territoire de prédilection (le Pays de Bray) remontait à de longs mois. Ce mardi 3 juin 2014, je n'avais pas pris initialement ma journée pour un moment de plaisir et d'évasion mais plutôt pour être aux côtés de ma compagne pour la soutenir dans l'affrontement d'une épreuve. Pris d'une baisse de moral très sensible car les épreuves sont toujours des instants difficiles à vivre et ceci même pour le rôle secondaire de spectateur, je n'ai pas souhaité me laisser aller à l'abattement : Au lieu de rester chez moi, je me suis mis au volant de ma voiturette de tourisme et j'ai filé sur les routes de campagne. A 65 km de mon domicile, j'ai pu retrouver avec une joie spontanée mes vaches et leurs jeunes veaux, les fermes et ces paysages qui me vident si bien la tête lorsque celle-ci est pleine de mauvaises pensées et de désarroi.


Cela ne fait pas le moindre doute quand je vous dis que l'appareil ne fait pas le photographe. La théorie, j'adore quand celle-ci s'affirme dans la pratique. Dans mon sac à dos, j'avais emmené ma paire de jumelles 8x43 et ma longue-vue 20-60x80 car je comptais surtout faire de cette sortie en voiturette, un moment simple d'observation et de ressourcement cognitif. Toutefois, j'avais fait preuve de vigilance en emmenant avec moi mon compact NIKON Coolpix P7100, au cas où il y aurait quelque-chose d'intéressant à photographier. Depuis deux ans que je possède ce petit appareil, force est de constater maintes et maintes fois qu'il ne faut jamais se séparer totalement d'un appareil photo, car aussi modeste soit-il, posséder toujours au moins les moyens de pouvoir prendre des images devrait être la règle car quand la bonne image ou la bonne lumière se présente, on ne peut pas l'anticiper. La preuve en est avec cette composition bovine autour de cette ferme près de laquelle je passe à proximité tous les étés depuis 2010. Il s'agit bien de la première fois, tout du moins depuis que je connais cette ferme que cette composition se présentait avec cette vision de bric à brac en arrière-plan que je trouve tellement pittoresque que j'en viens à me dire que c'est ceci une très bonne photo. Chacun aura son point de vue sur la question bien-sûr mais il s'agit en tous les cas du mien, le plus profond car quand je me retrouve seul avec moi-même, avec mes méditations intérieures dans ce territoire, il se passe en moi à chaque fois le même pouvoir de détachement, d'émerveillement et de liberté retrouvés par rapport aux événements du quotidien qui me brisent les jambes.


Il aurait si difficile de prévoir une lumière si photogénique pour ce mardi si triste que j'en tire à chaque fois le même enseignement quand j'échoue en Pays de Bray : Ce territoire possède une âme intransposable ailleurs, il semble me parler tandis que bien d'autres semblent muets. Surtout, il ne s'agit pas de la première fois que j'en conclu sur l'aide d'un esprit supérieur dans la réalisation de bon nombre de mes oeuvres car personnellement, je ne fais guère d'effort si ce n'est celui de rester réceptif à mon environnement et surtout rester perméable à ce que je vois, à ce que j'entend, à ce que je sens car à ma très modeste place à hauteur d'homme, je dois mon unique salut à ma sagesse de rester fidèle ainsi que sincère à ce que réceptionnent mes cinq sens fondamentaux, si ce n'est le sixième quand on se montre suffisamment humble pour être en mesure de pouvoir l'imaginer en dehors de tout concept d'équations...

25 mai 2014 : Ruines du château de La Ferté-Milon


La Ferté-Milon est un lieu dans lequel je me suis rendu plusieurs fois au cours de mon enfance, adolescence et vie d'adulte. Ce village fut témoin en 2004 de mes débuts en photographie avec un simple camescope SONY utilisé en mode photographique dont la résolution n'excédait pas le million de pixels. Dix ans plus tard, me voici en confrontation entre mes débuts dans l'imagerie photographique et l'expérimenté que je suis devenu au gré des années et de l'évolution de mon matériel. Pour ce retour aux sources, j'avais opté pour mon compact NIKON Coolpix P7100.

Les images illustrant cette article ont été pour la première fois entièrement traitées sur un ChromeBook via le logiciel Pixlr Touch Up d'Autodesk à partir des JPEG de 3 millions de pixels produits directement par l'appareil en complément des précieux négatifs numériques NRW qui serviront pour des traitements ultérieurs plus approfondis. Un ChromeBook est incapable de lire nativement les NRW, les NEF et même les TIFF. Du coup, en paramétrant convenablement mes appareils photos (compact et reflex) pour qu'ils produisent des copies JPEG d'une résolution plus médiocre en surplus des négatifs numériques, il est possible de pouvoir visualiser les produits de mes travaux directement sur un ChromeBook. Bien que ce ne soit pas une solution optimale d'un point de vue purement qualitatif, ce paramétrage permet de gagner une flexibilité pour la réactivité en reportage, tout du moins pour un blog sur lequel on peut opérer quelques impasses sur la qualité.

La Ferté-Milon est une commune d'environ 2200 habitants située dans le sud-ouest de l'Aisne dans l'arrondissement de Château-Thierry d'une superficie de 18,35 km². En 1960, elle absorba sa voisine, Saint-Quentin-sur-Allan. La Ferté-Milon est un lieu emblématique pour les personnalités qui y sont nées ou décédées (Racine, Théodore Denis Belin, Nicolas Bertin), composé de trois églises (Notre-Dame, Saint-Nicolas et vestiges de Saint-Vaast) et des ruines du château de Louis d'Orléans (XIVème siècle) jamais achevé après l'assassinat de celui-ci en 1407. Les vestiges de ce château dont la construction fut décidée en 1393 sont d'une grande beauté. Il est démantelé en 1594 sur ordre d'Henri IV. Depuis 1862, il bénéficie d'un classement national parmi les monuments historiques de France.


Le château de la Ferté-Milon présente une façade théâtrale. Louis d'Orléans au moment d'ordonner l'accomplissement de son oeuvre décida de ne garder aucune structure préexistante et le site primitif composé initialement d'un premier château dès le XIème siècle, fut rasé et réaménagé. La façade mesure actuellement 200 mètres de long sur 38 mètres de haut. Un grand relief, représentant le couronnement de la Vierge, surmonte les restes de la porte qui s'ouvre entre les deux tours du milieu. La façade est devancée par un fossé. Sur la droite, on distingue une tour carrée dont il reste deux pans de murs. Depuis l'envers de la façade, on aperçoit deux canons russes de 1909, calibre 6 pouces (152,4 millimètres). Ils portent réciproquement les numéros 5085 et 5096.


Ce site dit "des canons" a été utilisé à mes fins de portraitiste afin de réaliser des portraits de ma compagne. Pour des soucis de respect au droit à l'image et de confidentialité, aucune photo de portrait de ma compagne ne sera susceptible de pouvoir être ouverte sur ce blog.

Est-ce encore nécessaire d'acheter Microsoft OFFICE ?

Une étude récente sur la suite Microsoft Office a été publiée sur le site silicon.fr. Celle-ci pousse à réfléchir sur la solution Drive de Google (une solution en mode Cloud). Cette étude conclue que 7 employés sur 10 utilisent simplement MS Office pour visualiser ou modifier un fichier. Les entreprises pourraient réaliser des économies substantielles en migrant des utilisateurs vers une alternative en mode Cloud moins coûteuse. La suite Microsoft Office est installée sur les postes de travail d’une majorité d’entreprises, mais elle est très partiellement utilisée. D’après une étude réalisée par SoftWatch auprès d’une cinquantaine d’entreprises regroupant 148 500 utilisateurs dans le monde, les employés utilisent MS Office 48 minutes par jour en moyenne, 68% du temps pour vérifier leur messagerie Outlook. Le tableur Excel occupe la seconde position (8 minutes par jour en moyenne), devant le traitement de texte Word (5 minutes) et l’outil de présentation Powerpoint (2 minutes). Pire encore, plus de 50% des employés n’utilisent pas Powerpoint.

Les entreprises pourraient économiser jusqu’à 90% sur les coûts de licences en « migrant » les utilisateurs « inactifs » de MS Office (70% des utilisateurs de Word en entreprise et 30% des utilisateurs d’Excel) vers l’une des alternatives en ligne moins onéreuses, comme Google Apps. La firme de Redmond, rappelons-le, est elle-même présente sur ce segment de marché avec Office 365.



Du coup, aujourd'hui, à la vue de ces pourcentages, vous comprendrez mieux pourquoi j'ai opté à fortiori pour le Chromebook pour mes déplacements car quand vous achetez ce type de machine, non seulement vous bénéficiez d'un système d'exploitation fiable, rapide, souple mais de plus, vous bénéficiez aussi d'une suite logiciel intégrée dans la machine avec les équivalents de Word, Excel, PowerPoint, même utilisables sans internet, sans dépenses supplémentaires. Ainsi, que vous soyez simple utilisateur très épisodique de Word juste pour ouvrir des fichiers reçus ou aux antipodes un grand scribe, vous payez exactement le même prix, c'est à dire un tarif très compétitif (moins de 300 euros) si on le compare à ce que l'on est susceptible de dépenser en optant pour la solution traditionnelle du PC Windows 8.1 + Suite OFFICE.

Le Chromebook ACER C720P, mon dernier bureau mobile en vogue...

Depuis le 14 avril, j'utilise un nouveau système d'exploitation au cours de mes déplacements : ChromeOS. Il s'agit d'une suite logique pour le "GoogleMan" et "L'AndroidMan" que je suis. Google est depuis longtemps, mon interface de travail favorite. ChromeOS est le système d'exploitation de Google pour les netbooks.

Ma tablette NEXUS 7 (2012) fut ma première acquisition d'un appareil sous Android en mars 2013. Un an plus tard exactement, au mois de mars 2014, j'ai franchi une nouvelle étape en optant pour un smartphone Android, sans compter les 5 Go/mois d'internet mobile en France et les 5 Go/an dans toute l'Europe permis par mon nouveau forfait. Cette fois-ci, je viens de finir ma course dans le monde de Google en devenant l'heureux possesseur d'un ChromeBook ACER C720P.

Un certain nombre d'entre vous ont sans doute une opinion très négative vis à vis de ce type de produits car ils présentent des capacités et possibilités en deça des mini-portables sous Windows. Or, depuis que je suis passé sur Mac OS (Lion de surcroît) en 2011 pour mon ordinateur de bureau, c'est tout juste reposant et je ne peux plus revenir en arrière, je ne peux plus revenir sur Windows. Le MacBook a été éliminé immédiatement du champ des possibilités compte-tenu de son prix très élevé. Néanmoins, pour mes travaux en itinérance, je ne peux pas imaginer une seule seconde mon retour sur l'opus 8.1 de Windows, tant le système est lourdingue à bien des égards. Il me restait alors une unique possibilité dans le choix d'une alternative : Investir dans un petit et léger ChromeBook. Ce système basé sur un noyau linux primitif portant le joli nom de Chromium, devenu ChromeOS dans sa déclinaison commerciale, permet de se débarrasser de toute la lourdeur de Windows avec un démarrage/arrêt ultra-rapide, des mises à jour invisibles ne bloquant plus le PC à l'arrêt comme à son allumage comme le font les mises à jour parfois interminables de Windows. Enfin, dernier atout indiscutable d'un ChromeBook : Le prix de la machine inférieur à 300 euros.

Mon smartphone Android (le LG G2) est puissant mais sans clavier physique et avec un écran de seulement 5,3 pouces, les longs courriels, l'actualisation de mes blogs au cours de mes voyages, la gestion de fichiers sur un disque dur externe, restaient autant d'opérations difficiles à gérer en itinérance et ma tablette NEXUS 7 avec son écran de seulement 7 pouces se sera montrée en un an d'utilisation, il faut l'avouer, peu convaincante sur le long terme pour ce genre de travail, même équipée d'un clavier physique Bluetooth de voyage, surtout déçu en fin de compte par la très mauvaise autonomie de sa batterie et sa limitation à la 3G+ au niveau des connectivités mobiles intégrées mais aussi par l'absence de véritables ports USB (2.0 et/ou 3.0) sur ce type d'appareils. Bien-sûr, à l'époque, j'avais acheté cette tablette en connaissance de cause, avec l'espoir tout de même qu'elle soit capable de se montrer plus polyvalente en lui ajoutant quelques périphériques sans fil mais ce fut une vision trop optimiste. Sur tous ces points, le ChromeBook ACER C720P est devenu au fil de mes premières semaines d'utilisation, tout simplement indétronâble et indispensable car il m'accompagne dorénavant même dans ma vie professionnelle. Il présente une similitude séduisante avec les tablettes, ce qui n'est pas le cas de bon nombre de ChromeBook : Son écran tactile de 11,5 pouces ; tout en épousant un petit nombre de similitudes avec les mini-portables PC traditionnels le rendant tellement plus performant qu'une tablette. Mais de tous les avantages du ChromeBook, il convient de s'arrêter finalement sur son système d'exploitation ChromeOS qui autorise des opérations pour l'instant impossibles depuis un appareil Android, tout du moins les différences avec ma tablette NEXUS 7 se révèlent abyssales :

  • Le démarrage/arrêt en 7,5 secondes en théorie, en moins de 7 secondes en pratique (montre en main) avec mon ChromeBook tandis que la NEXUS 7 met péniblement au moins 2 à 4 minutes avant d'être opérationnelle.
  • Lecture de clés mémoire USB et utilisation de périphériques de pointage tels que les souris, les tablettes graphiques,...
  • Visualisation et rédaction de mes courriels hors connexion (les e-mails achevés en brouillon sont automatiquement envoyés vers leur destinataire lorsque le ChromeBook se situe de nouveau à proximité d'une source WIFI).
  • Visualisation, création et modification de documents textes, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de tableurs, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de diagrammes, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de présentations, même sans connexion internet
  • Visualisation, création et modification de notes GoogleKeep, même sans connexion internet
  • Compatibilité totale avec des appareils Android

Sous Chrome OS, on retrouve la présentation classique d'un ordinateur avec son bureau avec un fond d'écran, un lanceur en bas, à droite ou à gauche conduisant vers nos applications favorites et des fenêtres flottantes lorsque plusieurs tâches sont en cours :

http://geekht.blogspot.fr/
Le ChromeBook aurait néanmoins représenté dans l'absolu un appareil très limité si je n'avais pas préalablement fait évoluer mon forfait mobile ainsi que mon smartphone vers une solution Android aussi puissante et convaincante que celle offerte par le LG G2. Dans beaucoup de villes en France, il est possible de capter aisément la HSPA+ avec mon smartphone, parfois également nommée H+, 3G++ ou bien encore Dual Carrier (DC) soit un flux jusqu'à 42 Mbits/s en théorie. Dans ces conditions, on bénéficie d'un surf aussi confortable que celui traditionnement obtenu avec une borne WIFI. Parfois, de passage dans des grandes villes comme Rennes, je peux même bénéficier du débit record de la 4G. Grâce au multisurf (terme énoncé dans certains forfaits chez plusieurs opérateurs, signifiant la possibilité de partage de connexion entre tous les appareils via une carte SIM additionnelle ou bien en transformant le smartphone Android en hotspot WIFI), il est ainsi possible de bénéficier d'internet sur mon ChromeBook, presque n'importe où il est possible de m'installer (dans la voiture d'un train, dans une voiture, dans un restaurant,...). 
La solution est si souple que même lorsque je peux bénéficier du WIFI gratuit des hôtels dans lesquels il m'arrive de séjourner, je trouve plus simple et plus rapide d'utiliser mon propre smartphone comme modem. Le prix du Gigaoctet d'internet mobile chez les opérateurs est estimé à environ 9 €/mois, autant alors les utiliser (justement !) au lieu de faire du gâchis en ne consommant pas son quota mensuel de DATA. Le gros avantage de cette solution se justifie d'autant plus que le ChromeBook, comme beaucoup d'appareils, mémorise une bonne fois pour toutes au moment de la première connexion, la clé WPA de chaque réseau WIFI très couramment utilisé, lui permettant ensuite automatiquement dans un second temps de s'y connecter à chaque fois qu'il est détecté, notamment à mon smartphone lorsqu'il est en mode modem.

3 et 4 mai 2014 : Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel

Statue de François-René de Chateaubriand
Copyright Arnaud FIOCRET
Il y a de ces destinations touristiques dont on ne revient pas indemne. Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel, appartiennent, je le crois véritablement, à ce petit club des destinations françaises qui marquent à jamais l'esprit d'un photographe.

Saint-Malo incarne les premiers bastions de Bretagne pour ceux venant de l'est (de la Région parisienne le plus souvent). D'ailleurs, la Cité historique (l'intra-muros) est une des plus visitées de Bretagne, au point qu'un sondage en 2010 la classe en première position des destinations préférées des Européens en France.

Située à 404 km de Paris et à moins de 80 km de Rennes, Saint-Malo marque très longuement les esprits pour plusieurs raisons :

- Sa ville fortifiée
- Sa gastronomie
- Ses voyages organisés en mer
- Son histoire
- Les grands hommes qu'elle a vu naître
- Sa cathédrale Saint-Vincent
- L'amplitude exceptionnelle de ses marées

En termes de succès de cette destination auprès des touristes dès que le beau temps est de retour à partir d'avril, vous ne mettrez pas bien longtemps pour vous en rendre compte car si vous avez la maladresse d'arriver tardivement (au-delà de midi), trouver une place de parking devient très difficile et cela malgré les efforts clairement affichés de la commune de tout faire pour que vous puissiez trouver une place en ayant aménagé un immense parking souterrain de 480 places sur trois niveaux. Malgré cet effort, j'ai pu le constater par moi-même que les places sont très prisées à Saint-Malo et que même ce tout nouveau parking ambitieux, interactif et moderne affiche fréquemment complet en plein après-midi.

Le site originel de l’agglomération malouine trouve sa source au Vème siècle : Saint-Malo, venant de l'actuel Pays de Galles, s'installe sur le rocher qui prendra le nom de rocher de Saint-Malo en 541. La cité historique de Saint-Malo connaît son premier essor au XIIème siècle, sous l’évêque Jean de Châtillon quand il y transféra le siège épiscopal, dotant la ville de ses premiers remparts. L'extension s'est poursuivie au gré des siècles d'une façon très complexe jusqu'à la fin des années 1960 qui marquera l'absorption de plusieurs communes (Rothéneuf, Saint-Ideuc, Paramé et Saint-Sevran) en 1967. J'ai pu m'aventurer en tout début d'après-midi du 3 mai 2014 sur la plage de Saint-Malo à marée basse, occasion d'approcher de très près le Fort National de Vauban et d'étudier le littoral rocheux caractéristique de Saint-Malo. La Cité historique (le vieux Saint-Malo), la Cité (ancien Alet) et le port est formé par un littoral complexe qui s'exprime par de nombreux récifs et brisants immergés à marée haute mais également par des îles ou îlots dont beaucoup ont été fortifiés aux XVIIe et XVIIIe siècles (Cézembre, Fort Harbour, le fort de la Conchée, le Grand Bé et le Petit Bé, l'île du Fort National).

Le 3 mai au soir, entre ma petite promenade à la lumière du couchant le long du rivage pour se rendre au restaurant que j'avais choisi avec ma compagne et le chemin inverse en pleine nuit pour rejoindre notre véhicule sous la lumière d'un croissant de lune de quelques jours, j'ai pu mesurer l'amplitude exceptionnelle des marées de Saint-Malo lorsque la marée haute s'enclenche. Les marées de la baie de Saint-Malo sont parmi les plus importantes en Europe. Elles sont provoquées par la concentration des eaux au cœur d'une baie triangulaire entre la Bretagne et le Cotentin. L'amplitude des marées peut atteindre les 14 mètres, entre le niveau minimal et maximal, ce qui impose une vigilance particulière en bord de mer. Il convient de se renseigner sur les horaires des marées car les risques de se faire piéger par la montée de la mer et même de se noyer quand le courant est fort, sont bien réels.

Conjonction Lune-Jupiter, le 3 mai 2014 à Saint-Malo - Copyright Arnaud FIOCRET
A proximité du parking automobile, je ne pouvais repartir sans cette lumière de la cité historique sous éclairage nocturne. Sans m'y attendre, l'astronomie, cette vieille passion pas si lointaine, pointa le bout de son nez en plein milieu de ce reportage par une conjonction Lune-Jupiter (davantage resserrée le lendemain). La planète géante est parfaitement reconnaissante par expérience par son absence de scintillement et surtout son éclat ; quant à la Lune, bien évidemment, elle ne demande au contraire aucune connaissance particulière pour être identifiable. Je n'aurai que très rarement eu l'occasion de tester mon NIKON D7000 dans ce type de conditions d'éclairage et de configurations. Si les hautes sensibilités sont bluffantes en intérieurs religieux, celles-ci se révèlent tout aussi étonnantes pour des prises de vues en pleine nuit à mains levées (comprendre sans monopode, ni trépied). On peut par ailleurs saluer le système VR équipant mon NIKON 18-200mm dont l'action n'est pas étrangère à la réussite des images.

Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo
Copyright Arnaud FIOCRET
La veille, au moment de me rendre dans la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, je me suis retrouvé débouté par la messe de 18h30, les visites du monument n'étant seulement autorisées tous les jours que de 9h30 à 18h00. Les brasseries sont accueillantes, les magasins fleurissants, les tentations fréquentes ; La visite de Saint-Malo est une visite très chronophage et il est facile de perdre beaucoup de temps dans du superflu, surtout quand vous vous devez de composer avec les sensibilités de votre accompagnatrice sans la frustrer. Du coup, le lendemain, dimanche 4 mai 2014, je suis retourné à Saint-Malo spécifiquement pour photographier l'intérieur de cette cathédrale dont la rosace est l'une des plus belles que j'ai pu voir. La lumière des vitraux est inoubliable.

Cette cathédrale est magnifique dans toute sa "pauvreté". La cathédrale Saint-Vincent-de-Saragosse de Saint-Malo est une ancienne cathédrale catholique romaine. Son architecture mélange les styles roman et gothique. Elle a connu au cours des huit derniers siècles, des modifications importantes d'aspect au gré des revirements religieux mais aussi au gré des guerres. La cathédrale trouve racine comme la plupart d'entre-elles au XIIème siècle sous le style Roman. sous l'épiscopat de Jean de Chatillon (1146-1163), sur l'emplacement même d'un édifice plus ancien. Chaque siècle voit des modifications qui virent vers le gothique. A partir du XVIIème siècle, on dénombre des destructions. En 1695, les canons de la flotte anglo-hollandaise détruisirent la rosace du chevet, laquelle fut remplacée par trois baies en plein-cintre. Ces trois baies sont remplacées en 1968 par une nouvelle grande rosace conçue par Raymond Cornon et restitue le visage de la cathédrale tel qu'il était avant les destructions anglaises de 1695. Au xxe siècle enfin, la cathédrale fut endommagée lors des combats de l'été 1944. La flèche fut pilonnée par un destroyer Allemand, croyant qu'elle pourrait servir de repère aux Américains, et elle s'écroula sur la chapelle dite « du Sacré-Cœur ». Les dégâts nécessitèrent une restauration importante qui débuta dès 1944 et se termina en 1972.

Détail particulier observable sur l'alignement du choeur entre les deux rangées de bancs : Dans le sol, une mosaïque commémore l'agenouillement de Jacques Cartier avant son départ pour le Canada, le 16 mai 1535. Pour comprendre toute la dimension du monument, il convient de s'attarder sur Saint-Vincent-de-Saragosse. Vincent est un saint célèbre, diacre et martyr espagnol du IVe siècle. Saint-Vincent est nommé dans le canon romain de la messe et son culte est universel. Il est fêté le 22 janvier. Saint Vincent est né à Saragosse, en Espagne. Sa fête correspond à sa mort le 22 janvier 304. Vincent a été torturé sur une maie de pressoir, ce qui pourrait expliquer le fait qu'il soit saint patron des vignerons (symbolique du sang ayant coulé dans le pressoir à la place du vin, etc..) car l'évêque Valère vieillissant souffrant d'un défaut d'élocution chargea Vincent de sa mission de prêcher et d'instruire les fidèles, fonction normalement dévolue à l'évêque, ce qui ne fut pas du tout de l'avis du procurateur Dacien qui les fit comparaître.

Abbaye du Mont-Saint-Michel - Copyright Arnaud FIOCRET
L'Abbaye du Mont-Saint-Michel et sa baie représentent le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le troisième de France (après l'Île-de-France) avec plus de 3 000 000 de visiteurs chaque année (3 250 000 en 2006). Personnellement, je ne comptais pas le visiter en me concentrant exclusivement sur les paysages à proximité. Elément architectural et naturel de grande envergure, la commune et la baie figurent depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l’honneur de l’archange saint Michel à partir de 709. La construction de l'abbaye de style gothique avec des traits romans se poursuit jusqu'en 1523. Aujourd'hui, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979, qui furent pourtant les pionniers de la restauration du culte dans l'abbatiale en 1922. Les points de vue pour s'approcher et photographier ce monument, en dehors des structures touristiques habituelles sont peu nombreux. Néanmoins, négliger ces vues serait une grossière erreur car faire de la bonne image, ce n'est pas obligatoirement s'écraser sur le sujet en prenant bêtement le chemin des autres mais très justement, de ne jamais faire comme les autres. Ma préfèrence va toujours aux fines compositions avec premier plan attractif et monument en arrière-plan - Ce fut tout du moins la règle de mon mentor et en l'appliquant, je n'ai jamais été déçu du résultat...!

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