5 juillet 2013 - La question est tranchée : Digiscopie par reflex avec la longue-vue Fréhel 20-60X80mm

Depuis le 5 juillet 2013, j'ai pu trancher définitivement la question de la digiscopie par compact ou par reflex, en me rendant au fameux magasin parisien "La maison de l'Astronomie"  dans lequel j'ai investi dans un support pour digiscopie avec compact. Le support universel particulièrement robuste est conçu par une marque de qualité de laquelle je possède un certain nombre de produits pour l'astronomie (bagues allonge, l'excellente lentille de barlow construite en partenariat avec CARL-ZEISS, crémaillère de mise au point se montant derrière mon Célestron 8,...etc). Fidèle à la réputation de la marque, pas de surprise avec ce support pour installer mon NIKON COOLPIX P7100 à l'arrière de ma longue-vue Fréhel 20-60x80mm. Cependant, la déception et échec du montage vient précisément du très important vignetage engendré par l'oculaire zoom de la longue-vue. Ce vignettage, malgré toutes les expériences possibles (zoomer dans le cercle image ou/et coller l'objectif du compact contre l’œilleton de l'oculaire) demeure rédhibitoire au succès d'une digiscopie avec compact. Cet échec découle directement de la conception et composition optique de la longue-vue - nullement du compact et encore moins du Baader Adaptateur universel Microstage II tout simplement irréprochable.

En ce sens, je comprend mieux l'initiative prise par Fréhel d'équiper d'office ces longues-vues d'un adaptateur photo T1 s'emmanchant parfaitement sur l'oculaire zoom de celle-ci, permettant l'utilisation d'un reflex pour pratiquer la digiscopie par projection oculaire. En effectuant le test avec mon vieux NIKON D90, j'ai pu constater le parfait fonctionnement de cette solution dans le sens où le boitier reflex, dénué d'objectif, récupère directement l'image en sortie d'oculaire ce qui n'induit alors aucun vignetage, même pas un assombrissement sur les bords. A ma grande surprise, le poids nettement supérieur d'un reflex ne déstabilise pas pour autant l'ensemble boitier + appareil. Néanmoins, la qualité de prise de vue d'un reflex présente l'effet pervers de révéler les défauts intrinsèques de l'optique seulement achromatique de la longue-vue avec des riselets prononcés et une perte de définition bien visible dans les images produites. Il fallait s'y attendre et c'est bien pour cela pourquoi j'indiquais à très juste titre dans mon billet précédent que je ne m'attendais point à des miracles photographiques de la part de cette longue-vue, celle-ci offrant déjà des prestations intéressantes par tous temps pour l'observation telle que l'étanchéité extérieure, l'anti-embuage ou bien une très bonne transportabilité sur le terrain (compacte, légère mais malgré tout, puissante).

Boitier NIKON D90 + Longue-vue FREHEL 20-60x80mm (Focale de l'oculaire ZOOM réglée sur 20x)
On doit l'aspect fort flatteur de cette image de test, au fort traitement d'accentuation appliqué à celle-ci et à mon petit talent en traitement d'image mais ne croyez pas une seule seconde obtenir de bons clichés avec cette longue-vue car très rapidement le chromatisme, des reflets parasites et l'imprécision de la mise au point manuelle au foyer limitent grandement les espoirs. La longue-vue FREHEL est un bon instrument d'observation mais certainement pas un outil de prises de vues. Pour la photographie de l'avifaune, la reflexoscopie au foyer d'une 80ED est toute indiquée car la focale résultante du format DX obtenue équivaut parfaitement au cadrage obtenu avec la longue-vue FREHEL réglée sur son grossissement minimal soit 20x.
Conclusion, dans des proportions d'usage très limitées, cette longue-vue sera utilisée photographiquement par la technique de la digiscopie par reflex, la seule à être fonctionnelle. Oubliée par voie de conséquence, la future galerie initialement prévue pour le NIKON COOLPIX P7100...

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