12 au 15 septembre 2012 : Parc floral de Vincennes et autres distractions...

L'emploi du temps fut chargé avant d'en arriver à mes premières images du 14 septembre 2012. En effet, le 12, il me fallu me résigner à rester à la maison pour poursuivre la lente ascension de la fenêtre et l'avancement des travaux avec mon père pour la sceller. Le 13, numéro à la fois porte-bonheur et inquiétant (selon les individus), je l'ai porté en direction d'une nécessité de prendre soin de moi par la visite annuelle au cabinet de mon dentiste pour des dents blanches et la chute des cheveux mensuelle pour alléger le poids capillaire oppressant pour la matière calleuse, plus particulièrement en cette période de l'année. Autant dire que ce fameux vendredi 14 que j'avais prévu de longue date en compagnie de mon amie était attendu avec énormément d'impatience : Enfin de la photo !...

Lorsque de ce bon matin du 14, j'ai levé le nez au ciel avant de partir en franchissant la grille de mon domicile avec le sac à dos bien amarré, je n'ai vu que grisaille et cela ne changera guère beaucoup de la journée. Dans le train, le nez collé dans l'épilogue de l'interminable ouvrage de Jared Diamond Le troisième chimpanzé qui touche pourtant à sa fin au moment d'accoster sur le quai de Gare du Nord malgré l'absence de la moindre goutte d'eau, tant sur les rails que dans l'air, je suis particulièrement anxieux sur ce que pourra bien donner cette journée. Même si des miracles peuvent parfois se produire, je suis désormais suffisamment expérimenté pour ne pas me faire beaucoup d'illusions sur le rendu du ciel dans des images produites par un compact, même le meilleur : Totalement blanc comme le lait, couleur d'une intense insipidité découlant directement du dépassement systématique du seuil maximum des hautes lumières. La petitesse de la surface active du capteur d'un compact ne laisse pas beaucoup de marge en dynamique et cela se ressent immédiatement dans ce contexte. Toutefois, après coup, lorsque je parcours les images réalisées ce 14 dans mon laboratoire numérique, je me rends compte que ce ciel   bouché fut une véritable chance car la lumière fut parfaitement adaptée à l'imagerie florale et macro-photographique et globalement à tous mes sujets par l'absence de zones trop brillantes ou trop sombres qui auraient été à coup-sûr les pires ennemis de mes images. Mon mentor, Brian Peterson, indique toujours à ses élèves photographes de ne jamais faire preuve de préjugés et d'essayer à chaque fois que c'est possible de faire malgré tout des images : Les résultats peuvent être surprenants et une situation paraissant au départ mal embarquée peut déboucher sur des pépites...Ce 14, devant un tel encombrement du plafond, il fallait se faire force de persuasion pour oser construire des images et cela fut payant. Vraiment, la meilleure chose que j'ai pu apprendre en photo : Ne jamais se prendre au sérieux, c'est le meilleur moyen pour réussir justement l'image qu'il ne fallait surtout pas rater !

Deux rencontres ont marqué ce 14 : Le concours 2012 de Dahlia et la volière de papillons. Je n'étais absolument pas venu dans le Parc Floral pour cela et pourtant, je crois réellement à la providence des événements car dans les deux cas, pour la réussite des photos, il fallait absolument travailler sous cette lumière incandescente de ciel nuageux ! Je suis presque absolument certain que par journée ensoleillée, les résultats auraient été moins bons. Amusant, non ? Le ciel nuageux donne l'avantage aux couleurs chaudes, bien tranchées : Parfait pour les fleurs et les papillons lorsque l'on ne peut pas monter de filtre polarisant devant l'objectif d'un appareil photo compact.

Copyright Arnaud FIOCRET
Le dénouement du concours de Dahlia avait lieu très exactement une semaine plus tard après mes prises de vues : Le 21 septembre 2012. Il y avait plusieurs massifs engagés dans cette course, trois pour être précis. Les Dahlia, tous des merveilles de couleurs avec les formes les plus variées firent la joie de mon amie mais également celle du mode macro de mon compact que j'ai trop peu utilisé et dont il me restait à découvrir les capacités sur sujets difficiles.

Copyright Arnaud FIOCRET
Premier sujet réellement intéressant : Une abeille butinant le coeur d'une fleur de Dahlia. Je dois une fière chandelle à la production de cette première vraie macro en plein conservatoire du Dahlia de la ville de Paris à mon amie m'interrompant si brutalement dans une prise photo que j'ai tout de suite compris qu'il se passait réellement un moment très très fort à ne surtout pas manquer. Le mode macro à 200 mm de focale du COOLPIX P7100 est impitoyable sur sa cible avec de beaux flous d'arrière-plans. Cette première belle réussite de macro animale avec ce compact fut encourageante car cela me laissait entrevoir que des espoirs et des folles idées pour la suite. J'avais entrevu la volière aux papillons en fin de matinée, fermée à mon plus grand regret et je me disais dans ma tête que c'était fort dommage.

Copyright Arnaud FIOCRET
Mais quand les choses doivent se faire, elles finissent toujours par se faire. Sur le chemin du retour, au moment d'avaler quelques gâteaux pour la fin d'après-midi, le jardin volière des papillons (15 mai au 15 octobre) était ouvert. Deux silhouettes de visiteurs se dessinant à travers la toile du complexe, la présence du gardien à l'entrée, furent le déclic déterminant pour décidément admettre que j'avais pas mal d'éléments favorables en cette journée.

Papillon Cynthia cardui (La belle dame) - Copyright Arnaud FIOCRET
Pour permettre aux visiteurs d'approcher les papillons (et vice-versa), des petits récipients sous la forme de fleurs contenant un ou plusieurs éléments parfumés que ces insectes apprécient, sont disposés un peu partout dans la volière. Assez régulièrement, des papillons de diverses espèces atterrissent sur ces perchoirs de verre pour le plus grand bonheur de nos yeux. Vous pourrez notamment découvrir dans mon portfolio officiel, la photographie dont je fus le plus satisfait : Celle d'un papillon Pieris Brassicae (La piéride du choux). Toutes ces belles images furent le rayon du soleil au bon milieu d'un ciel totalement bouché qui ne s'ouvrira pas de la journée... L'éclaircie véritable est parfois ailleurs !

Le lendemain, le 15 septembre, je me suis appliqué à préparer mon portfolio officiel en montant toutes mes dernières photos et en développant celles du 14 afin de ne pas me laisser déborder car je sentais que le 16, il se passerait peut-être un événement de taille à bouleverser profondément mon planning...

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