18 août 2012 : Eglise Abbatiale de Braine (02) et visite d'une ferme...

Le 18 août 2012, j'avais rendez-vous avec l'histoire de famille. L'église Abbatiale Saint-Yved d'un petit village de Picardie, Braine (02), coupé par un cours d'eau, la Vesle, affluent de l'Aisne fut le point de convergence de toute mon attention de photographe. Pour ce faire, je m'étais efforcé dès la veille de recharger une batterie et de remettre en service mon fameux NIKON D7000. Temporairement rétrogradé pendant des semaines par mon récent compact NIKON COOLPIX P7100, le rendez-vous était trop d'importance et il convenait d'appuyer ma confiance sur le seul vrai boitier que j'utilise pour construire de véritables "grandes" images : Le reflex numérique. Le perfectionnisme reprenait obligatoirement le dessus sur la spontanéité incarnée par le P7100 concernant l'immortalisation de l'intérieur de ce monument religieux beaucoup trop rarement accessible à cause des risques de pillage de son mobilier intérieur (juste deux ou trois fois par an tout au plus) pour risquer de revenir avec des productions médiocres...


L'église Abbatiale Saint-Yved n'est pas un monument négligeable car il convient de ne pas oublier qu'elle est avant toute chose la nécropole des comtes de Dreux, s'il vous plaît ! Résidence de plaisance des principaux rois mérovingiens et carolingiens, Braine est une terre très chargée d'histoire. Classée monument historique depuis 1840, l'église au style très gothique est très caractéristique de l'architecture de la fin du XIIème siècle. L'intérieur méritait vraiment d'être découvert et photographié et sur ce point, mon choix dès le départ pour le 18-200mm VR pour couvrir mon reportage s'est révélé excellent car le plafond est très haut à certains endroits et l'on ne boude donc pas les longues focales. La stabilisation est incontournable pour garantir la netteté à des vitesses basses, prenant soin de ne jamais dépasser les 2500 ISO de sensibilité afin de garantir une qualité tout à fait constante d'un cliché à un autre. J'avais emporté mon pied MANFROTTO sur un petit chariot à roulettes pour réaliser des clichés en longue pose à 100 ISO mais après quelques déclenchements, il s'est avéré plus efficace de travailler à mains levées à hauts ISO car il me fallait respecter qui plus est, l'horaire d'un baptême et que je n'avais finalement réellement qu'une heure devant moi pour produire le maximum d'images possible. Devant le nombre de sujets intéressants à saisir, j'ai vite fait le calcul que le trépied était un boulet et que je gagnerai mon temps à travailler autrement. J'ai eu la chance de faire la connaissance via mes parents de la charmante dame chargée de surveiller de l'église et de préparer les cérémonies. N'est-il pas vrai que la vie est bien faite lorsqu'on en vient à apprendre que cette dernière est l'épouse d'un responsable d'exploitation agricole. Après ma série de photos de l'église, il m'apparaissait évident que je ne pouvais occulter la nécessité de finir ma journée dans cette exploitation pour retrouver mes amies les vaches...Des Prim'Holstein, bien-sûr ! Une race décidément devenue incontournable dans le paysage pour la carrière laitière de part son très extraordinaire rendement !


Exploitation tenue par la famille Hennart située à l'extrême bord du village de Braine, j'y ais été accueilli comme un prince et l'agriculteur chargé de la traite m'a appris beaucoup et notamment ce que internet ne nous apprend pas toujours sur la nature même du lait, "hormonalement" parlant... Première fois très émouvante pour moi que fut ce moment unique où je glissais mes pieds dans une salle de traite  dont le sol est trempé par les souillures des animaux ; on se sent par ailleurs brutalement tout petit devant la taille imposante des vaches et au milieu de tous les tuyaux. Les mouches étaient bien évidemment de la partie et ont un peu sali la lentille frontale de mon objectif (fort heureusement protégée par un filtre UV) par des dépôts de purin dans lequel elles allaient se tremper régulièrement mais c'est le prix à payer pour affronter ce que j'appelle très affectueusement "la vraie vie". Mes bras étaient mouchetés de tâches également laissées par ces satanées mouches mais la vraie satisfaction, ce furent les images collectées : Des documents d'un rare réaliste comme je les aime !!! Il convient de se rendre compte de la marge énorme existante entre l'authentique lait sortant des pis de la vache dans la machine de traite et le très confortable pack de lait stérilisé que l'on trouve dans un supermarché. J'aime toucher le vrai et j'en conclurai ne pas avoir été déçu du tout par l'expérience !

Ce 18 août 2012 restera incontestablement dans mes annales comme l'un de mes meilleurs reportages depuis fort longtemps... :)


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