26 août 2012 : Du Louvre à la Tour Eiffel...

Panoramique en deux images depuis les couloirs du Louvre avec vue sur l'arc de triomphe du Carrousel

Le 26 août 2012, j'ai déambulé dans Paris pour m'exercer à la photographie dans les fourmillements de la capitale. Pour un photographe de paysages pittoresques du Pays de Bray et de bovins, je ne doute pas un instant que je déroute un peu mes plus fidèles visiteurs d'en être arrivé à pratiquer de temps à autres ma photo sur la capitale Parisienne comme la plupart de mes confrères/consoeurs. Paris est pourtant le carrefour incontournable pour tout artiste désirant élargir son champ de vision et aiguiser sa réactivité en vue de maîtriser absolument toutes les ficelles de l'imagerie. Ce n'est certainement pas mon mentor Brian F. Peterson qui dira le contraire ; L'esprit créatif peut être exercé partout à partir du moment où on s'efforce d'aller au delà des idées reçues pour se dépasser sans arrêt. Je ne suis pas un homme du bitume mais un homme de la campagne mais je dois reconnaître que Paris m'éblouit de plus en plus par les nombreux sujets de toute beauté qui s'intègrent parfaitement dans le cadre d'une photo. Paris est un défi pour moi ; On m'aurait dit il y a un an que j'allais m'épanouir "imageriquement" dans cette ville, je n'aurais cru personne et je n'aurais même pas cru en moi-même...!

Le NIKON COOLPIX P7100 m'a indiscutablement fait dépasser un stade décisif dans la pratique de mon art. Ces exercices dans Paris seraient totalement impossibles sans lui car je réserve vraiment le reflex pour la campagne et je trouve le compact parfait pour sa discrétion en grande agglomération. J'ai eu un peu de mal à m'habituer au début à la visée sur écran LCD pour composer mes images mais désormais, après presque deux mois d'utilisation, j'arrive à en tirer une très grande partie de son potentiel sans gêne particulière pour un habitué de la visée reflex. Cette excursion dans Paris, du Louvre à la Tour Eiffel ainsi que ma sortie récente il y a deux semaines à Braine (02) furent les occasions d'intégrer la parfaite interchangeabilité entre mon reflex et mon compact sans perte de compétence ni perte de repères entre les deux.

Le gros point positif de cet après-midi parisien fut le ciel présentant enfin les belles structures en cumulus que j'affectionne tant dans mes images. Celles-ci évitent les images à la cruelle sensation de vide dans les ciels (surtout s'ils occupent une large partie des images) comme je peux le déplorer trop souvent. En cette fin août, nous allons bien entendu pas nous plaindre qu'il fasse très beau alors qu'entre juin et la mi-août, les épisodes pluvieux furent fréquents. Je ne boude pas mon plaisir bien évidemment de pouvoir déclencher et revenir fréquemment chez moi avec la carte mémoire bien remplie afin de pouvoir faire fonctionner le laboratoire numérique.

Du Louvre à la Tour Eiffel avec le fameux Trocadéro et ses fontaines, en passant par l'Assemblée Nationale, mon oeil curieux n'a pas manqué un seul instant de saisir ce qui me semblait tout à fait approprié de cadrer...En fin de journée, le ciel se chargeant un peu plus en nuages compliquant la gestion de la lumière devenue pâle et difficile, j'ai jugé bon que l'heure était au rangement de l'appareil et au retour dans ma campagne par le train du soir...

18 août 2012 : Eglise Abbatiale de Braine (02) et visite d'une ferme...

Le 18 août 2012, j'avais rendez-vous avec l'histoire de famille. L'église Abbatiale Saint-Yved d'un petit village de Picardie, Braine (02), coupé par un cours d'eau, la Vesle, affluent de l'Aisne fut le point de convergence de toute mon attention de photographe. Pour ce faire, je m'étais efforcé dès la veille de recharger une batterie et de remettre en service mon fameux NIKON D7000. Temporairement rétrogradé pendant des semaines par mon récent compact NIKON COOLPIX P7100, le rendez-vous était trop d'importance et il convenait d'appuyer ma confiance sur le seul vrai boitier que j'utilise pour construire de véritables "grandes" images : Le reflex numérique. Le perfectionnisme reprenait obligatoirement le dessus sur la spontanéité incarnée par le P7100 concernant l'immortalisation de l'intérieur de ce monument religieux beaucoup trop rarement accessible à cause des risques de pillage de son mobilier intérieur (juste deux ou trois fois par an tout au plus) pour risquer de revenir avec des productions médiocres...


L'église Abbatiale Saint-Yved n'est pas un monument négligeable car il convient de ne pas oublier qu'elle est avant toute chose la nécropole des comtes de Dreux, s'il vous plaît ! Résidence de plaisance des principaux rois mérovingiens et carolingiens, Braine est une terre très chargée d'histoire. Classée monument historique depuis 1840, l'église au style très gothique est très caractéristique de l'architecture de la fin du XIIème siècle. L'intérieur méritait vraiment d'être découvert et photographié et sur ce point, mon choix dès le départ pour le 18-200mm VR pour couvrir mon reportage s'est révélé excellent car le plafond est très haut à certains endroits et l'on ne boude donc pas les longues focales. La stabilisation est incontournable pour garantir la netteté à des vitesses basses, prenant soin de ne jamais dépasser les 2500 ISO de sensibilité afin de garantir une qualité tout à fait constante d'un cliché à un autre. J'avais emporté mon pied MANFROTTO sur un petit chariot à roulettes pour réaliser des clichés en longue pose à 100 ISO mais après quelques déclenchements, il s'est avéré plus efficace de travailler à mains levées à hauts ISO car il me fallait respecter qui plus est, l'horaire d'un baptême et que je n'avais finalement réellement qu'une heure devant moi pour produire le maximum d'images possible. Devant le nombre de sujets intéressants à saisir, j'ai vite fait le calcul que le trépied était un boulet et que je gagnerai mon temps à travailler autrement. J'ai eu la chance de faire la connaissance via mes parents de la charmante dame chargée de surveiller de l'église et de préparer les cérémonies. N'est-il pas vrai que la vie est bien faite lorsqu'on en vient à apprendre que cette dernière est l'épouse d'un responsable d'exploitation agricole. Après ma série de photos de l'église, il m'apparaissait évident que je ne pouvais occulter la nécessité de finir ma journée dans cette exploitation pour retrouver mes amies les vaches...Des Prim'Holstein, bien-sûr ! Une race décidément devenue incontournable dans le paysage pour la carrière laitière de part son très extraordinaire rendement !


Exploitation tenue par la famille Hennart située à l'extrême bord du village de Braine, j'y ais été accueilli comme un prince et l'agriculteur chargé de la traite m'a appris beaucoup et notamment ce que internet ne nous apprend pas toujours sur la nature même du lait, "hormonalement" parlant... Première fois très émouvante pour moi que fut ce moment unique où je glissais mes pieds dans une salle de traite  dont le sol est trempé par les souillures des animaux ; on se sent par ailleurs brutalement tout petit devant la taille imposante des vaches et au milieu de tous les tuyaux. Les mouches étaient bien évidemment de la partie et ont un peu sali la lentille frontale de mon objectif (fort heureusement protégée par un filtre UV) par des dépôts de purin dans lequel elles allaient se tremper régulièrement mais c'est le prix à payer pour affronter ce que j'appelle très affectueusement "la vraie vie". Mes bras étaient mouchetés de tâches également laissées par ces satanées mouches mais la vraie satisfaction, ce furent les images collectées : Des documents d'un rare réaliste comme je les aime !!! Il convient de se rendre compte de la marge énorme existante entre l'authentique lait sortant des pis de la vache dans la machine de traite et le très confortable pack de lait stérilisé que l'on trouve dans un supermarché. J'aime toucher le vrai et j'en conclurai ne pas avoir été déçu du tout par l'expérience !

Ce 18 août 2012 restera incontestablement dans mes annales comme l'un de mes meilleurs reportages depuis fort longtemps... :)


11 août 2012 : Parc de La Villette et Parc des Buttes-Chaumont

Panoramique de la cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette en travaux en trois images - Août 2012

Sous un ciel au soleil écrasant sans un nuage, ainsi se déroula ma première réelle excursion photographique parisienne avec mon compact Nikon COOLPIX P7100. Exactement les conditions pendant lesquelles aucun photographe ne travaille en temps normal et pendant notamment moi-même, j'ai absolument horreur de travailler mais je n'avais pas le choix donc on bricole et on essaye de se montrer imaginatif. Après quelques week-ends hésitants sous une météo souvent chargée voire carrément pluvieuse, j'étais en "manque de photo" à l'image du toxicomane à la recherche de sa dose et ce samedi 11 août 2012 fut une occasion de satisfaire une partie de cet appétit.

Une image avec un ciel bleu désespérément vide a vraiment de quoi me frustrer mais j'ai fait avec les circonstances en cessant de me plaindre en laissant pour une fois mon perfectionnisme de côté compte-tenu que je retrouvais les plaisirs de faire des images après quelques semaines d'abstinence forcée par les conditions climatiques. Le panoramique de 3 images ci-dessus de la cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette illustre à lui seul avec sa géode, la violence et pauvreté de l'éclairage disponible. Je ne m'attarda pas plus longtemps en ce lieu car ce ciel bleu m'énervait vraiment trop ! Tout n'est jamais négatif en ce monde et j'ai fini par accepter cette météo lorsque je m'aventura dans le Parc des Buttes-Chaumont (XIXème arrondissement), noir de monde en pareilles conditions pour les habitués aux bains de soleil, allongés comme des lézards devant le bombardement incessant d'UV-A et d'UV-B. 

Le Parc des Buttes-Chaumont ou la Côte-d'Azur ?

A raison de faire fonctionner mon esprit créatif sur des sujets en dehors des grands-angles laissant apparaître cet horrible ciel bleu et par exclusion des zones en plein soleil en privilégiant les espaces ombragés, je suis parvenu à capturer de bonnes images notamment sur le mouvement de l'eau en abusant délibérément de vitesses d'obturation lentes. Au milieu de ces centaines d'esprits simples singeant tous la même chose, je suis convaincu qu'il y a toujours sa part du gâteau à prendre en qualité de photographe. Observation et patience reste le bi-moteur le plus prometteur en toutes circonstances. Ce qui est toujours fort amusant est la forte propension de regards tournés en ma direction laissant facilement deviner l'étonnement de ces lézards de verdure devant mes travaux d'imagerie : "Qu'il-y-a t-il d'intéressant à photographier ?". Ce compact, le P7100, bien qu'il soit nettement plus gros qu'un compact ordinaire fait finalement office d'une vraie discrétion par rapport à un reflex et je suis certain que si j'avais voulu le faire, j'aurai pu oser très aisément quelques clichés de rue sans provoquer la moindre réaction négative vis à vis de mes sujets humains anonymes. Avec cet appareil, je passe véritablement pour le touriste de passage prenant des photos souvenirs mais certainement pas pour le photographe expérimenté que je suis en réalité. Tout est purement le fruit d'un fait psychologique : Vous vous présentez avec un reflex, cela peut poser problème ; vous vous présentez avec un compact, tout le monde vous ignore bien gentiment comme si vous n'existiez presque pas ! C'est super ! Tant pis pour eux si j'en abuse alors pour faire de l'art impunément ! Je suis indiscutablement entré dans une incroyable progression de ma vision de photographier que je pourrai appeler "le lacher-prise". Moi qui craignait tant mes pairs par le passé, "les autres", je me suis beaucoup détendu vis à vis de leur présence et aujourd'hui, je m'en fiche pas mal de leur avis s'il me faut me "ridiculiser" pour pratiquer mon art, ce risque est parfois le prix à payer pour obtenir une bonne photo. 

Je suis désormais, sans abandonner les décors vallonnés de mon Pays de Bray et dénaturer ma personnalité bien particulière, tout à fait mûr pour pratiquer la photographie dans toutes les circonstances possibles telle que la grande ville de Paris, très loin initialement de mes sollicitudes d'artiste. Reste maintenant à organiser ma rencontre avec la bonne lumière avec les bons sujets et je ne serai plus très loin d'accorder mon talent entre les paysages de la campagne et ceux composant la ville...

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

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