30 juin et 1er juillet 2012 : Utilisation réelle du Nikon COOLPIX P7100 en extérieur par temps ensoleillé



Le 30 juin et le 1er juillet 2012 furent l'occasion d'utiliser le compact NIKON COOLPIX P7100 en vue de la réalisation de mes premières images en situation réelle par beau temps très ensoleillé : 
  • Samedi 30 juin, Parc Départemental de la Courneuve 
  • Dimanche 1er juillet, commune de Silly-Tillard et Tillard 
Après développement des RAW des images sélectionnées, j'ai pu constater que photographier avec un compact quand on est habitué au reflex est un véritable exercice d'adaptation, compliqué mais absolument pas impossible. La vision optique d'un reflex directement au travers de l'objectif utilisé est tellement une opération confortable que devoir se faire au cadrage électronique derrière un écran LCD en plein soleil n'est pas une migration anodine pour qui souhaite travailler "léger". Cependant, la migration s'avère beaucoup moins difficile que prévue initialement pour moi car je ne compte pas d'erreurs conséquentes de cadrages dans mes images par rapport à ceux habituellement obtenus avec un reflex, sans doute parce-que je m'applique, faute de pouvoir trouver une argumentation plus adéquate pour expliquer le succès de ma flexibilité dans ce basculement.

Depuis hier soir, vendredi 6 juillet, toutes mes premières images réalisées avec le NIKON COOLPIX P7100 sont visualisables via mon diaporama JOOMEO présentant comme d'habitude toutes mes nouvelles images. Je ne compte pas de déception majeure, la qualité d'image étant vraiment au rendez-vous surtout dans le domaine du portrait quand j'analyse les résultats sur le visage de mon modèle du samedi dans le Parc de la Courneuve.

Rien de surprenant compte-tenu de la taille du capteur numérique et de la nature de l'objectif d'un compact, on souffre rapidement de diffraction avec le P7100 lorsqu'on atteint l'ouverture de f/8. Cette diffraction fait perdre très nettement en piqué (bien assez largement récupérable avec un masque flou en post-traitement sans toutefois être la panacée). J'apprend à mes dépends que travailler avec un compact, c'est apprendre à travailler avec un diaphragme fréquemment très ouvert pour avoir de la définition, ce qui n'appartient absolument pas à mes habitudes lorsque je travaille avec un reflex où mes ouvertures sont souvent supérieures à f/10. Qui plus est, je constate que la notion de profondeur de champ avec un compact est presque un débat inutile car j'observe pas de réel changement pour l'instant entre une ouverture de f/2.8 et puis celle de f/8 avec le compact tandis que les changements de diaphragmes avec un reflex sont parfaitement identifiables sur l'étendue de la profondeur d'une photo quelque-soit la focale utilisée. Pour produire des ouvertures isolantes assez fortes entre le sujet et son fond, il m'apparut plus pertinent avec le P7100 de travailler avec le facteur de zoom qu'avec la valeur du diaphragme !!

Si la qualité d'image s'avère très impressionnante pour un appareil de poche, il convient de se convaincre tout de même des limites de ce type d'outil dans la gestion de certains paramètres cosmétiques d'une image. Le compact aplanit la profondeur de champ d'une image, c'est un fait. Convient t-il alors de le destiner à des applications photographiques où le compact est vraiment le bienvenu, c'est à dire principalement les instantanés en milieu urbain où l'aplanissement de la profondeur n'est pas un drame, presque même un avantage. Dans tout inconvénient, il existe toujours un avantage et je n'ai pas tardé à l'identifier en réalisant une image d'intérieur à 800 ISO.

A 800 ISO, le P7100 délivre des images d'une netteté surprenante avec un bruit numérique peu visible. Face à un reflex, le P7100 se défend vraiment très bien. Apparemment, le processeur d'image EXPEED C2 fait des miracles et cela se voit. Expeed C2 optimise les performances du capteur CCD. Claires et fidèles, les images allient des couleurs éclatantes, un bruit réduit au minimum et des dégradés subtils pour des photos et des vidéos irréprochables. Rien de surprenant si des contacts en photo m'ont révélés qu'un certain nombre de professionnels travaillent avec le P7100 pour sa discrétion mais aussi pour son avantage : l'aplanissement de la profondeur de champ justement permettant de travailler avec ce compact à pleine ouverture de f/2.8 (à 28 mm) tout en garantissant une netteté en grand angle sur l'intégralité de l'image. Une ouverture de f/2.8 est très précieuse surtout dans certaines conditions comme les musées où le flash peut être interdit. Une si grande ouverture permet d'obtenir des vitesses compatibles avec la prise de vue à main levée tout en pouvant rester dans des sensibilités faibles (de 400 à 800 ISO) où le P7100 produit de très bonnes images. A fortiori, le P7100 permet alors de saisir des scènes à la volée en faible lumière (crépuscule ou édifice mal illuminé) dans lesquelles le reflex se retrouverait presque en difficulté.

A l'image du fameux proverbe "On a toujours besoin d'un plus petit que soi", le P7100 impose son utilité et cela même si on possède déjà un reflex bien plus performant dans son équipement habituel. Les professionnels ont largement contribués à l'intégration d'un bon nombre de fonctionnalités dans ce P7100 et ses possibilités étonnantes pour un compact n'y sont certainement pas étrangères... 

Le seul inconvénient réel d'un compact, c'est la plus étroite dynamique entre les hautes et basses lumières que celle caractérisée par un reflex (on le constate dans la même photo ci-dessus publiée dans ce billet en exemple). Plusieurs fois, j'ai constaté la nécessité de sous-exposer la mesure de la cellule d'au moins -0,7 IL afin de ne pas cramer le ciel ou même carrément l'arrière-plan. Une image avec un ciel cramé n'est jamais beau à voir surtout si dans la réalité, le ciel est bleu et contient des nuages. La compensation d'exposition pouvant être réglée entre -3 IL et +3 IL grâce à la molette prévue à cet effet, permet de contrecarrer efficacement ce phénomène. Travaillant toujours en RAW, il est presque toujours possible ensuite en laboratoire numérique (sous NIKON CAPTURE NX 2) de récupérer les détails dans les zones volontairement sous-exposées tout en conservant un ciel structuré. Faire de la bonne photo avec un compact est également une question de savoir-faire. En cela, je reste convaincu que le P7100 se destine naturellement tout particulièrement au portrait sur le vif, le reportage discret de rue et toute application où cette restriction dynamique ne pose pas de problème.

Reste maintenant à tester le duo en i-TTL du P7100 avec mon flash professionnel SB-900, très certainement l'objet de mon futur billet à vocation technique. J'ai en ce sens déjà creusé toutes les options possibles de paramétrages du P7100 par rapport au flash et ce sera certainement encore l'occasion de faire l'éloge de ses belles possibilités...

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