20 et 21 juillet 2012 : Le compact NIKON P7100 s'impose durablement dans mon outillage photographique

Le 20 et 21 juillet 2012 ont confirmé l'installation durable du NIKON COOLPIX P7100 dans la liste de mon matériel photo régulièrement utilisé. Mes différentes utilisations de ce compact m'ont très largement convaincu qu'il s'agissait décidément d'un appareil très discret aux performances très sérieuses capable de me faire oublier beaucoup plus souvent que je ne le croyais initialement l'usage de mes gros reflex. Travailler avec le P7100  devient toujours plus tous les jours un plaisir et cela même s'il me manquera toujours sur ce modèle le confort irremplaçable de la composition à travers un viseur optique précis (celui de ce compact étant bien trop peu précis et cela d'autant plus si on réalise des cadrages serrés avec de longues focales). Pour les compositions, c'est donc sur l'écran LCD que je les réalise, chose que je n'avais guère l'habitude. Le samedi 14 juillet, j'avais fait une grosse erreur en ne faisant pas confiance aux cotations d'encombrement que j'avais relevé concernant mon compact, ce qui découla sur une erreur de choix du sac en magasin.



Housse LOWERPRO Santiago DV30

Fidèle à LOWERPRO pour le choix de mes sacs photo, je souhaitais trouver le moyen à ce qu'il ne quitte jamais ma ceinture. Malheureusement, le P7100 est un compact pour amateurs très exigeants et professionnels d'un encombrement hors catégorie (un peu plus gros que la taille standard maximum de la plupart des compacts) ce qui le place dans la gamme des hybrides, bien qu'il s'agisse très justement d'un compact ! La solution initialement caduque fut le choix de la housse coquée LOWERPRO Santiago DV 30 dans lequel le P7100 n'arrive pas à s'y glisser à quelques millimètres près. Cette solution aurait pu être parfaite car protégé dans une coque très rigide, transporter mon compact aurait pu être fort sécurisant pour sa santé à long terme car j'étais au moins sûr qu'il ne souffrirait pas de la violence de certains usagers que l'on rencontre souvent lorsqu'on se déplace dans Paris via les métros ou dans des RER bondés. Le mal étant parfois un bien, j'ai demandé remboursement de cette housse suite à mon erreur pour partir immédiatement à la recherche d'une autre solution beaucoup mieux adaptée pour son transport. C'est dans cette continuité que j'ai trouvé le meilleur pour mes reportages en mode "light" dans le sac LOWERPRO Edit 120 :


Ce sac très discret permet dans un volume parfaitement optimisé à l'extrême de transporter un véritable arsenal photographique complet :
  1. Le compact NIKON COOLPIX P7100
  2. Un trépied de poche MANFROTTO MP3-D01
  3. Une batterie NIKON de rechange pour éviter la panne sèche
  4. Le câble USB de transfert des photos
  5. Le chargeur de batterie
  6. Une très puissante soufflette pour les poussières
  7. Des lingettes pour nettoyer mon objectif en cas de souillures accidentelles
  8. Des cartes mémoire supplémentaires
Ma dernière trouvaille est le trépied de poche MANFROTTO MP3-D01 pour les poses longues nocturnes ou d'intérieur pour les églises. Avec ce petit trépied, il devient possible d'assurer une parfaite stabilité de mon compact ou même de mon reflex puisqu'il est capable de soutenir jusqu'à 1,5 kg de charge !

Après avoir fort longuement travaillé pendant six ans avec du matériel très lourd, je me suis confectionné le pendant en sa version ultra-légère parfaite lorsque je souhaite pratiquer la photographie avec discrétion et légèreté. C'est par soucis de pouvoir photographier Paris et sa plus propre banlieue que j'en suis arrivé là mais à la longue se dessine un véritable plaisir dans l'utilisation de ce nouvel équipement dépassant le simple aspect sporadique. Ce nouveau compagnon modifie même ma façon de regarder et la nature de mes sujets d'intérêt. Travailler léger, j'y prend goût pour la raison bien simple qu'il en découle une production photographique dont la qualité est en parfaite continuité avec le reste de mon portfolio débuté avec mes reflex, tout en ayant un volume et un poids absolument ridicule de matériel à transporter sur mon épaule. La qualité des compacts experts est en hausse constante depuis les toutes dernières années et il devient désormais possible de faire de la "grande" photo sans se charger. Là où le NIKON COOLPIX P7100 a indiscutablement passé tous mes tests d'exigences les plus stricts pour un appareil compact, avec brio, c'est dans le domaine de l'architecture d'intérieur. Il m'a littéralement bluffé pour la qualité des images produites à 800 ISO, cela en était même impensable...

La cathédrale de Pontoise et l'église Notre-Dame de Pontoise se sont révélés des tests décisifs fort encourageants où j'ai réalisé pas moins d'une dizaine d'images entre 400 et 800 ISO qui sont des oeuvres véritables et validées. Comme ce genre de satisfactions n'arrivent jamais seules, j'ai redécouvert au passage les joies du panoramique par assemblage en réussissant à prendre 6 images à main levée et à les assembler via une solution informatique sur Macintosh particulièrement efficace. Au delà de l'imagerie de haut niveau dont je suis l'un des piliers de l'amateurisme depuis quelques années, j'ai redécouvert avec joie avec le NIKON COOLPIX P7100 les plaisirs de la photographie simple, spontanée,...Les poches presque vides !! :) En imagerie, la technique est devenue ma grande oubliée pour me consacrer exclusivement à la pertinence d'un résultat car c'est avant tout m'exprimer qui est devenue ma règle d'or d'artiste-photographe...

8 juillet 2012 : Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900

Autoportrait avec un Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900 

Et voilà, le test de l'assemblage du compact Nikon COOLPIX P7100 avec mon flash cobra professionnel Nikon SB-900 est chose faite ! Si on en regarde attentivement la toile, aucune image de démonstration ne circule pour montrer ce qu'un petit compact expert de la sorte (le haut de gamme ultime du catalogue des compacts de la marque jaune) est capable de produire comme clichés avec un flash externe digne de ce nom (également le haut de gamme ultime du catalogue des flashs externes de Nikon avec le récent SB-910). Cela est décevant car ce n'est pas très encourageant vis à vis des photographes qui souhaiteraient savoir "ce que cela donne" pour faire un choix. Je suppose que les acquéreurs du P7100 sont sans doute pour une grande partie des amateurs se suffisant à son utilisation courante en extérieur ou avec son flash intégré. Ne pas s'équiper d'un flash externe, c'est pourtant grandement se limiter sur les capacités créatives en intérieur de n'importe quel boitier équipé d'une griffe pour monter ce type d'accessoire. Pourtant, je ne suis pas sans ignorer que des professionnels utilisent le P7100 comme second petit appareil pour les reportages et en sont très contents.

Etant un fou de photographie de tous les instants et possédant un tel arsenal investi du temps de mon reflex Nikon D90, il me suffisait juste d'introduire 4 piles dans le SB-900 et de le monter sur le P7100 pour me permettre de dépasser l'inconnu afin d'illustrer concrètement sur la toile les capacités déjà annoncées vraiment étonnantes d'un tel duo très haut de gamme pour le reporter souhaitant emporter le matériel le plus léger et le plus discret possible (quoique le flash SB-900 n'étant pas l'accessoire se faisant de plus discret !!). La première utilisation de ce duo hors norme m'a permis d'observer déjà certaines bizarreries dont il me reste au moment de rédiger ce billet à en trouver l'explication ultérieurement. Toutefois, cela ne remet en cause la suite de mon constat très élogieux sur ce tandem.

Pour première lumière, j'ai visé une assiette Alsacienne située à plus de cinq mètres de distance en haut d'un meuble avec l'objectif du P7100 réglé sur sa focale la plus longue de sa partie téléobjectif (équivalente à la focale de 200mm du format 24x36) :


Comme avec un reflex, en fonction de l'ouverture choisie et de la variation de la focale, il est intéressant de constater que le P7100 et le SB-900 ne font qu'un seul et même corps. Le SB-900 s'adapte en permanence à l'état du P7100 (en marche ou en veille et à ses paramètres). Un confort d'asservissement entre les deux compères de la même firme nippone qui fait vraiment très professionnel, correspondant tout à fait à ce que l'on est en droit d'attendre d'une mesure i-TTL. Ce type de mesure est une technologie visant à réunir toutes les informations nécessaires en une fraction de seconde pour le dosage équilibré très précis de la lumière du flash par rapport à la lumière ambiante.

Un regard sur le cliché à 100% valide la qualité d'image de ce compact, digne d'un reflex :


L'électronique, l'objectif ED et le flash SB-900 font des merveilles. Le fait de pouvoir travailler en données brutes grâce au format RAW, le format .NRW très exactement pour le P7100 présente un plus incontestable pour les photographes qui aiment tout maîtriser. Quelques prises de vues en jpeg de qualité normale m'ont convaincu que pour un usage ordinaire où on ne souhaite pas passer des heures à traiter ses images devant l'ordinateur, le P7100 est bluffant et impose déjà sa supériorité dans la catégorie des compacts.

Un fruit aussi basique que le melon m'a permis d'activer le mode MACRO parmi les paramètres pour observer très attentivement le comportement du duo :

Structure d'un melon en gros plan avec un Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900 

Là encore, stupéfaction ! La qualité d'image est encore et toujours au rendez-vous !
Et les tomates ?

3 tomates dans un plat avec un Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900 

Décidément, on en oublierai presque que ce n'est qu'un compact...Sauf que tenir le P7100 dans les mains quand il est équipé du SB-900, ce n'est pas si facile car il faut sans cesse faire attention de ne pas avoir un petit doigt malicieux qui aille se balader pour tacher la lentille frontale de l'objectif. La compacité a ses avantages mais aussi ses inconvénients...Encore une fois !!

J'espère que ce petit billet vous aura convaincu que le compact n'est plus une option à négliger, même pour un professionnel, le format 4:3 inhérent à tous les petits appareils n'étant pas un obstacle.

Par avance, bons shoots pour ceux qui se laisseront convaincre par ma démonstration !

Dossier sur le Parc Jean-Jacques ROUSSEAU à l'occasion du Tricentenaire de sa naissance



Ce jour, j'ai publié mon dossier photographique sur le Parc Jean-Jacques ROUSSEAU dont les images ont été réalisées il y a tout juste un mois. Né en 1712, cette année se voit être la célébration du tricentenaire de la naissance de ce grand esprit. Oeuvre de son créateur, l'autodidacte Marquis René de Girardin, il témoigne du romantisme à l'anglaise et de la sensibilité pour la nature de ce dernier.

Il abrite sur son île aux peupliers le tombeau originel de ROUSSEAU avant son transfert au Panthéon.

30 juin et 1er juillet 2012 : Utilisation réelle du Nikon COOLPIX P7100 en extérieur par temps ensoleillé



Le 30 juin et le 1er juillet 2012 furent l'occasion d'utiliser le compact NIKON COOLPIX P7100 en vue de la réalisation de mes premières images en situation réelle par beau temps très ensoleillé : 
  • Samedi 30 juin, Parc Départemental de la Courneuve 
  • Dimanche 1er juillet, commune de Silly-Tillard et Tillard 
Après développement des RAW des images sélectionnées, j'ai pu constater que photographier avec un compact quand on est habitué au reflex est un véritable exercice d'adaptation, compliqué mais absolument pas impossible. La vision optique d'un reflex directement au travers de l'objectif utilisé est tellement une opération confortable que devoir se faire au cadrage électronique derrière un écran LCD en plein soleil n'est pas une migration anodine pour qui souhaite travailler "léger". Cependant, la migration s'avère beaucoup moins difficile que prévue initialement pour moi car je ne compte pas d'erreurs conséquentes de cadrages dans mes images par rapport à ceux habituellement obtenus avec un reflex, sans doute parce-que je m'applique, faute de pouvoir trouver une argumentation plus adéquate pour expliquer le succès de ma flexibilité dans ce basculement.

Depuis hier soir, vendredi 6 juillet, toutes mes premières images réalisées avec le NIKON COOLPIX P7100 sont visualisables via mon diaporama JOOMEO présentant comme d'habitude toutes mes nouvelles images. Je ne compte pas de déception majeure, la qualité d'image étant vraiment au rendez-vous surtout dans le domaine du portrait quand j'analyse les résultats sur le visage de mon modèle du samedi dans le Parc de la Courneuve.

Rien de surprenant compte-tenu de la taille du capteur numérique et de la nature de l'objectif d'un compact, on souffre rapidement de diffraction avec le P7100 lorsqu'on atteint l'ouverture de f/8. Cette diffraction fait perdre très nettement en piqué (bien assez largement récupérable avec un masque flou en post-traitement sans toutefois être la panacée). J'apprend à mes dépends que travailler avec un compact, c'est apprendre à travailler avec un diaphragme fréquemment très ouvert pour avoir de la définition, ce qui n'appartient absolument pas à mes habitudes lorsque je travaille avec un reflex où mes ouvertures sont souvent supérieures à f/10. Qui plus est, je constate que la notion de profondeur de champ avec un compact est presque un débat inutile car j'observe pas de réel changement pour l'instant entre une ouverture de f/2.8 et puis celle de f/8 avec le compact tandis que les changements de diaphragmes avec un reflex sont parfaitement identifiables sur l'étendue de la profondeur d'une photo quelque-soit la focale utilisée. Pour produire des ouvertures isolantes assez fortes entre le sujet et son fond, il m'apparut plus pertinent avec le P7100 de travailler avec le facteur de zoom qu'avec la valeur du diaphragme !!

Si la qualité d'image s'avère très impressionnante pour un appareil de poche, il convient de se convaincre tout de même des limites de ce type d'outil dans la gestion de certains paramètres cosmétiques d'une image. Le compact aplanit la profondeur de champ d'une image, c'est un fait. Convient t-il alors de le destiner à des applications photographiques où le compact est vraiment le bienvenu, c'est à dire principalement les instantanés en milieu urbain où l'aplanissement de la profondeur n'est pas un drame, presque même un avantage. Dans tout inconvénient, il existe toujours un avantage et je n'ai pas tardé à l'identifier en réalisant une image d'intérieur à 800 ISO.

A 800 ISO, le P7100 délivre des images d'une netteté surprenante avec un bruit numérique peu visible. Face à un reflex, le P7100 se défend vraiment très bien. Apparemment, le processeur d'image EXPEED C2 fait des miracles et cela se voit. Expeed C2 optimise les performances du capteur CCD. Claires et fidèles, les images allient des couleurs éclatantes, un bruit réduit au minimum et des dégradés subtils pour des photos et des vidéos irréprochables. Rien de surprenant si des contacts en photo m'ont révélés qu'un certain nombre de professionnels travaillent avec le P7100 pour sa discrétion mais aussi pour son avantage : l'aplanissement de la profondeur de champ justement permettant de travailler avec ce compact à pleine ouverture de f/2.8 (à 28 mm) tout en garantissant une netteté en grand angle sur l'intégralité de l'image. Une ouverture de f/2.8 est très précieuse surtout dans certaines conditions comme les musées où le flash peut être interdit. Une si grande ouverture permet d'obtenir des vitesses compatibles avec la prise de vue à main levée tout en pouvant rester dans des sensibilités faibles (de 400 à 800 ISO) où le P7100 produit de très bonnes images. A fortiori, le P7100 permet alors de saisir des scènes à la volée en faible lumière (crépuscule ou édifice mal illuminé) dans lesquelles le reflex se retrouverait presque en difficulté.

A l'image du fameux proverbe "On a toujours besoin d'un plus petit que soi", le P7100 impose son utilité et cela même si on possède déjà un reflex bien plus performant dans son équipement habituel. Les professionnels ont largement contribués à l'intégration d'un bon nombre de fonctionnalités dans ce P7100 et ses possibilités étonnantes pour un compact n'y sont certainement pas étrangères... 

Le seul inconvénient réel d'un compact, c'est la plus étroite dynamique entre les hautes et basses lumières que celle caractérisée par un reflex (on le constate dans la même photo ci-dessus publiée dans ce billet en exemple). Plusieurs fois, j'ai constaté la nécessité de sous-exposer la mesure de la cellule d'au moins -0,7 IL afin de ne pas cramer le ciel ou même carrément l'arrière-plan. Une image avec un ciel cramé n'est jamais beau à voir surtout si dans la réalité, le ciel est bleu et contient des nuages. La compensation d'exposition pouvant être réglée entre -3 IL et +3 IL grâce à la molette prévue à cet effet, permet de contrecarrer efficacement ce phénomène. Travaillant toujours en RAW, il est presque toujours possible ensuite en laboratoire numérique (sous NIKON CAPTURE NX 2) de récupérer les détails dans les zones volontairement sous-exposées tout en conservant un ciel structuré. Faire de la bonne photo avec un compact est également une question de savoir-faire. En cela, je reste convaincu que le P7100 se destine naturellement tout particulièrement au portrait sur le vif, le reportage discret de rue et toute application où cette restriction dynamique ne pose pas de problème.

Reste maintenant à tester le duo en i-TTL du P7100 avec mon flash professionnel SB-900, très certainement l'objet de mon futur billet à vocation technique. J'ai en ce sens déjà creusé toutes les options possibles de paramétrages du P7100 par rapport au flash et ce sera certainement encore l'occasion de faire l'éloge de ses belles possibilités...

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