14 octobre 2012 : Trois exposés en ligne sur mon portail internet

C'est le retour avec plaisir des retournements de cervelle pour mieux en exploiter les capacités par la rédaction d'exposés. Je viens d'amorcer la suite de l'écrit après la grande période photographique des derniers mois. Six exposés restent à paraître et en ce 14 octobre 2012, je viens d'en produire déjà la moitié après un seul week-end de jachère où je fus à moitié malade. Curieusement, reprendre ce genre de travaux si rapidement représente un énorme avantage car il est toujours difficile au début de trouver la motivation pour redémarrer et initialement, il faut toujours se faire violence. Après le dépassement de cette période délicate durant laquelle il convient de se remettre à la tâche, on prend brutalement du plaisir à réviser des sujets anciens ou à explorer de nouveaux horizons intellectuels.

3 exposés sont nés :





La suite de la tâche en ce mois d'octobre 2012, en plus de rédiger les 3 exposés restants (les plus pointus), sera d'apporter très bientôt des actualisations importantes sur des pages issus de très anciennes moutures de mon site internet, restées forts médiocres depuis de nombreuses années telles que :

  • Actualités et manifestations
  • Ouvrages remarquables en photo
  • Les éphémérides cométaires

Créer du nouveau tout en rafraichissant considérablement les zones vieillissantes de mon portail en ligne, un exercice incontournable sur cette dernière mouture identifiée en nom de domaine qui aura bientôt un an...

26 septembre 2012 : Cathédrale de Rouen

Cathédrale de Rouen - Copyright Arnaud FIOCRET

Reportage photographique à la cathédrale de Rouen, le 26 septembre 2012. A l'heure où je publie ce billet, les photographies sont stockées minutieusement sur mon disque dur et elles attendrons un peu que je retrouve de ma motivation pour leur développement car je me suis décidé de prendre un peu de distance avec la photo après les 200 et + nouvelles photographies en ligne afin de me remettre à la plume devant conduire à très court terme à la rédaction des 6 derniers exposés techniques en imagerie et photographie...

20 septembre 2012 : Basilique du Sacré-Coeur et église Saint-Pierre de Montmartre

Basilique Sacré-Coeur de Montmartre - Copyright Arnaud FIOCRET

Programmer les choses et les réaliser concrètement, voici deux choses bien différentes. Ainsi, dans l'idéal des cas, on peut parfaitement effectuer les objectifs que l'on s'est préalablement fixé. La vie ayant sa grande part d'inattendus, on peut tout aussi bien également ne pas réaliser du tout son programme de travail initial ou bien alors porter à maturation une ou plusieurs réalisations sans les avoir préalablement programmées. La journée du 20 septembre 2012 est l'illustration de ce paradoxe où le projet de base fut littéralement abandonné au profit d'une production totalement spontanée.

Ma production fut maigre mais intéressante :

  • Intérieur de l'Eglise Saint-Pierre de Montmartre
  • Extérieur de la Basilique Sacré-Coeur de Montmartre

18 septembre 2012 : Paris 19ème, secteur du métro Jaurés

Le cadran bleu, voici le nom de l'un des restaurants situés à proximité presque immédiate de la station Jaurés (Paris 19ème). J'ignore d'où provient l'identité de ce restaurant, j'ignore s'il existe une relation entre celui-ci et le célèbre restaurant du XVIIIème siècle. Avant et pendant la Révolution Française, le cadran bleu fut un restaurant situé boulevard du Temple. C'est notamment dans ce lieu que se réunirent à plusieurs reprises les cinq membres du Comité insurrecteur qui préparaient la Journée du 10 août 1792 qui se soldera par la prise du palais des Tuileries, siège du pouvoir exécutif de l'époque.

Ce restaurant très sympathique permet de bien se restaurer. L'ambiance est excellente, la qualité des plats très bonne. Premier arrivé dans ce restaurant vers 11h30, j'ai eu le privilège de prendre ma commande et d'être servi par le propriétaire des lieux. Après la dégustation d'une belle tranche de rumsteak avec des frites et des morceaux de salade avec une délicieuse sauce béarnaise dans le ventre ainsi qu'un dessert, me voici sur les berges du canal St-Martin.

Copyright Arnaud FIOCRET

Copyright Arnaud FIOCRET

Cet après-midi du 18 septembre 2012 sera particulièrement pauvre en photo et même mon repliement dans le Parc des Buttes-Chaumont en cette météo au ciel très chargé ne changeront guère le pronostic. Ma seule satisfaction sera d'avoir pu trouver dans une grotte aux stalactites proéminents, matière à produire de beaux noir et blanc...

16 septembre 2012 : Saint-Cyr-en-Arthies et Vétheuil

L'aventure commence toujours par un élément semblant insignifiant mais étant parfois très lourd de conséquence sur la suite du processus. En route initialement pour l'église de Vétheuil, ma route s'arrête par le grand des hasards tout d'abord à l'église de Saint-Cyr-en-Arthies attirant mon regard de photographe dans laquelle je fais la connaissance du collectif AME de l'Association Pour l'église de Saint-Cyr dont le principal travail de mémoire et d'histoire se résume en un livre spécialement dédié au Pays d'Arthies, au coeur du Vexin Français, regroupant pas moins de quatorze communes autour de l'étonnant château de La Roche-Guyon en bordure de Seine (Aincourt, Arthies, Chérence, Drocourt, Genainville, Guiry, Haute-Isle, La Roche-Guyon, Maudétour, Saint-Cyr-en-Arthies, Vétheuil, Vienne-en-Arthies, Villers-en-Arthies, Wy-dit-Joli-Village). Au-delà du simple égarement photographique habituel, cette aventure prend très vite une tournure très spirituelle où le charme propre, l'histoire, les héros enracinés dans la tradition du moindre village de l'Arthies prend une place prépondérante dans ma démarche d'observation. J'étais venu juste pour l'image, j'en ressors grandi d'une nouvelle dimension au sein même de mon âme.


Je tiens à saluer l'immense travail de recherches et de documentations établi par le collectif sur ce secteur du Vexin Français se concluant en beauté par ce livre. Il attire mon attention avec la délicatesse d'un enseignant expérimenté sur l'histoire de Saint-Cyr qui fait l'objet notamment de gravures étonnantes sur le retable en bois inscrit aux monuments historiques depuis 1988. Ces gravures très timides ont fait rarement l'objet de photographies de qualité et ce sera le premier défit de mon après-midi : Parvenir à produire pour le collectif AME de l'Association Pour l'église de Saint-Cyr les images susceptibles de permettre d'apprécier pleinement toutes les subtilités des gravures.

Intérieur de l'église Saint-Cyr et Sainte-Julitte - Copyright Arnaud FIOCRET


C'est à ce moment précis où se produit un phénomène sur le troisième cierge du trident de ce chandelier ne laissant pas insensible le Jungien que je suis. Malgré les nombreuses tentatives de l'intéressé, le cierge ne cessera de retomber continuellement dans la même position. Si on se rapporte à la trinité (Le Père, le Fils et le Saint-Esprit), il s'agit d'une manifestation synchronique en rapport avec le Saint-Esprit et veuillez noter le sens d'inclinaison du cierge vers la gravure à gauche. Il s'agit là d'un phénomène digne de ceux motivant réellement une profonde méditation et appelant à la sagesse...


J'espère ne pas commettre de sacrilège et ne pas passer pour fou en invoquant à ce moment même la manifestation de l'inconscient collectif sur les objets, telle ma présence en cette église est en elle-même une convergence fort curieuse dépassant l'intelligence humaine. Carl Gustav Jung disait "Dieu est le symbole des symboles" et j'y reste tout à fait attaché. Je suis convaincu que ma présence en cette église se résume ni plus, ni moins en un très subtile et pas moins évident appel de Dieu s'accomplissant par la concentration de tous les meilleurs protagonistes au bon moment en un seul et même endroit. L'histoire de Saint-Cyr ? Les deux gravures ou deux bas-reliefs selon comment nous les nommons correspondent aux deux grands épisodes de la vie de St-Cyr. Si on se fie totalement à la manifestation du Saint-Esprit qui semble pointer de son doigt le premier bas-relief à gauche avec son cierge incliné, il semblerait important de philosopher sur sa signification. Ce bas-relief évoque le martyre de l'enfant, alors âgé de 3 ans. Entendant ses propos "Moi aussi, je suis chrétien", le préfet Alexandre le précipite sur les marches du trône et lui fracasse le crâne.

Peu de temps avant de quitter l'église, je confie au collectif mon désir de me rendre maintenant à l'église Notre-Dame de Vétheuil pour terminer mon pèlerinage photographique.


Il me fournit alors le contact d'Eliane BRICARD, une femme experte en ces domaines, très cultivée dont la rencontre peu de temps après mon arrivée au porche de l'église va se révéler tout à fait déterminante. En temps normal, photographier l'intérieur de cette église est interdit car cela porterait préjudice aux financements relatifs à l'entretien de ce joyau architectural sous la forme de cartes postales et autres souscriptions, déjà très fortement défiguré depuis les célèbres vols progressifs de l'intégralité du retable de la Passion entre 1966 et 1973.

Le retable tel qu'il était à l'origine avant les vols...

Depuis 1999, seuls deux fragments ont été retrouvés : La Flagellation et le Baiser de Judas. Le reste des pièces est encore dans la nature plus de 40 ans après les premiers vols. Je tiens ainsi à remercier Eliane BRICARD et Xavier DELAGE pour l'autorisation officieuse tout à fait exceptionnelle qu'ils m'ont accordé de pouvoir photographier en totale liberté beaucoup de pièces de cette église et entre-autres le plafond peint tout à fait incroyable de beauté des 4 évangélistes St-Marc, St-Luc, St-Matthieu et St-Jean qui constituera mon second défi photographique de la journée.

Plafond peint des 4 évangélistes de l'église Notre-Dame de Vétheuil - Copyright Arnaud FIOCRET

Amoureux des belles pièces architecturales, surtout lorsqu'elles sont presque inaccessibles, l'église de Vétheuil fut pour moi la grande émotion de cette journée et même, je dirais, l'unes des plus grandes émotions de mon parcours de photographe. J'espère que si Dieu le veut, celui-ci me laissera tout le temps pour continuer à admirer de telles merveilles, fruits de l'une des rares qualités que l'on puisse attribuer à l'Homo Sapiens : L'apparition de l'art. Le passionné d'architecture et plus particulièrement "spécialiste en photographie d'architecture religieuse" (bien que cette seconde définition soit un peu trop pompeuse à mon goût pour me qualifier et que je préfère en rester à des termes plus simples) est resté bouche bée de très longues minutes devant tant de couleurs et de finesse en ces décors flamboyants, trop souvent restés à l'écart des yeux de nos contemporains en l'ombre de ces murs...

Admirer et valoriser l'architecture religieuse est un privilège qui se mérite dont le prix s'évalue par l'infinie modestie et l'imperturbable patience...

12 au 15 septembre 2012 : Parc floral de Vincennes et autres distractions...

L'emploi du temps fut chargé avant d'en arriver à mes premières images du 14 septembre 2012. En effet, le 12, il me fallu me résigner à rester à la maison pour poursuivre la lente ascension de la fenêtre et l'avancement des travaux avec mon père pour la sceller. Le 13, numéro à la fois porte-bonheur et inquiétant (selon les individus), je l'ai porté en direction d'une nécessité de prendre soin de moi par la visite annuelle au cabinet de mon dentiste pour des dents blanches et la chute des cheveux mensuelle pour alléger le poids capillaire oppressant pour la matière calleuse, plus particulièrement en cette période de l'année. Autant dire que ce fameux vendredi 14 que j'avais prévu de longue date en compagnie de mon amie était attendu avec énormément d'impatience : Enfin de la photo !...

Lorsque de ce bon matin du 14, j'ai levé le nez au ciel avant de partir en franchissant la grille de mon domicile avec le sac à dos bien amarré, je n'ai vu que grisaille et cela ne changera guère beaucoup de la journée. Dans le train, le nez collé dans l'épilogue de l'interminable ouvrage de Jared Diamond Le troisième chimpanzé qui touche pourtant à sa fin au moment d'accoster sur le quai de Gare du Nord malgré l'absence de la moindre goutte d'eau, tant sur les rails que dans l'air, je suis particulièrement anxieux sur ce que pourra bien donner cette journée. Même si des miracles peuvent parfois se produire, je suis désormais suffisamment expérimenté pour ne pas me faire beaucoup d'illusions sur le rendu du ciel dans des images produites par un compact, même le meilleur : Totalement blanc comme le lait, couleur d'une intense insipidité découlant directement du dépassement systématique du seuil maximum des hautes lumières. La petitesse de la surface active du capteur d'un compact ne laisse pas beaucoup de marge en dynamique et cela se ressent immédiatement dans ce contexte. Toutefois, après coup, lorsque je parcours les images réalisées ce 14 dans mon laboratoire numérique, je me rends compte que ce ciel   bouché fut une véritable chance car la lumière fut parfaitement adaptée à l'imagerie florale et macro-photographique et globalement à tous mes sujets par l'absence de zones trop brillantes ou trop sombres qui auraient été à coup-sûr les pires ennemis de mes images. Mon mentor, Brian Peterson, indique toujours à ses élèves photographes de ne jamais faire preuve de préjugés et d'essayer à chaque fois que c'est possible de faire malgré tout des images : Les résultats peuvent être surprenants et une situation paraissant au départ mal embarquée peut déboucher sur des pépites...Ce 14, devant un tel encombrement du plafond, il fallait se faire force de persuasion pour oser construire des images et cela fut payant. Vraiment, la meilleure chose que j'ai pu apprendre en photo : Ne jamais se prendre au sérieux, c'est le meilleur moyen pour réussir justement l'image qu'il ne fallait surtout pas rater !

Deux rencontres ont marqué ce 14 : Le concours 2012 de Dahlia et la volière de papillons. Je n'étais absolument pas venu dans le Parc Floral pour cela et pourtant, je crois réellement à la providence des événements car dans les deux cas, pour la réussite des photos, il fallait absolument travailler sous cette lumière incandescente de ciel nuageux ! Je suis presque absolument certain que par journée ensoleillée, les résultats auraient été moins bons. Amusant, non ? Le ciel nuageux donne l'avantage aux couleurs chaudes, bien tranchées : Parfait pour les fleurs et les papillons lorsque l'on ne peut pas monter de filtre polarisant devant l'objectif d'un appareil photo compact.

Copyright Arnaud FIOCRET
Le dénouement du concours de Dahlia avait lieu très exactement une semaine plus tard après mes prises de vues : Le 21 septembre 2012. Il y avait plusieurs massifs engagés dans cette course, trois pour être précis. Les Dahlia, tous des merveilles de couleurs avec les formes les plus variées firent la joie de mon amie mais également celle du mode macro de mon compact que j'ai trop peu utilisé et dont il me restait à découvrir les capacités sur sujets difficiles.

Copyright Arnaud FIOCRET
Premier sujet réellement intéressant : Une abeille butinant le coeur d'une fleur de Dahlia. Je dois une fière chandelle à la production de cette première vraie macro en plein conservatoire du Dahlia de la ville de Paris à mon amie m'interrompant si brutalement dans une prise photo que j'ai tout de suite compris qu'il se passait réellement un moment très très fort à ne surtout pas manquer. Le mode macro à 200 mm de focale du COOLPIX P7100 est impitoyable sur sa cible avec de beaux flous d'arrière-plans. Cette première belle réussite de macro animale avec ce compact fut encourageante car cela me laissait entrevoir que des espoirs et des folles idées pour la suite. J'avais entrevu la volière aux papillons en fin de matinée, fermée à mon plus grand regret et je me disais dans ma tête que c'était fort dommage.

Copyright Arnaud FIOCRET
Mais quand les choses doivent se faire, elles finissent toujours par se faire. Sur le chemin du retour, au moment d'avaler quelques gâteaux pour la fin d'après-midi, le jardin volière des papillons (15 mai au 15 octobre) était ouvert. Deux silhouettes de visiteurs se dessinant à travers la toile du complexe, la présence du gardien à l'entrée, furent le déclic déterminant pour décidément admettre que j'avais pas mal d'éléments favorables en cette journée.

Papillon Cynthia cardui (La belle dame) - Copyright Arnaud FIOCRET
Pour permettre aux visiteurs d'approcher les papillons (et vice-versa), des petits récipients sous la forme de fleurs contenant un ou plusieurs éléments parfumés que ces insectes apprécient, sont disposés un peu partout dans la volière. Assez régulièrement, des papillons de diverses espèces atterrissent sur ces perchoirs de verre pour le plus grand bonheur de nos yeux. Vous pourrez notamment découvrir dans mon portfolio officiel, la photographie dont je fus le plus satisfait : Celle d'un papillon Pieris Brassicae (La piéride du choux). Toutes ces belles images furent le rayon du soleil au bon milieu d'un ciel totalement bouché qui ne s'ouvrira pas de la journée... L'éclaircie véritable est parfois ailleurs !

Le lendemain, le 15 septembre, je me suis appliqué à préparer mon portfolio officiel en montant toutes mes dernières photos et en développant celles du 14 afin de ne pas me laisser déborder car je sentais que le 16, il se passerait peut-être un événement de taille à bouleverser profondément mon planning...

11 septembre 2012 : Diagrammes, fenêtre à monter et poursuite du grand chantier web...

Depuis le vendredi 7 septembre 2012, je suis en congés pour trois semaines (jusqu'au 1er octobre) et pourtant, pas encore de nouvelles photos car besoin de me poser un peu avant de reprendre le sac à dos, mes deux pieds et l'appareil photo. Outre la photographie justement, les congés sont toujours l'occasion de multiplier les occupations en tous genres. L'imagerie est une passion et non, une obsession (quoique cela dépend des moments !). 

La première semaine de congés est toujours la phase la plus délicate car elle représente la période durant laquelle on est souvent improductif le temps de trouver ses marques. La météo est par ailleurs une grande alliée dans cette période d'adaptation car après deux jours de ciels totalement bleus sans un nuage avec un soleil écrasant inintéressants en photo, il s'est mis à pleuvoir au bon moment. J'ai donc décidé d'en tirer profit pour donner un peu de mon temps pour aider mon père dans l'exécution de la rénovation d'une fenêtre de la maison familiale mais aussi pour effectuer les fondamentaux pour préparer le terrain des deux prochaines semaines sur mon ordinateur. La charge de la batterie de ma voiturette de tourisme a été révisée, son intérieur rangé et configuré.

Depuis ces deux derniers jours (lundi et mardi), je suis parvenu à m'organiser de telle manière qu'il m'a été possible de réaliser près de dix diagrammes visant à remplir absolument toutes les pages en construction de mon site internet car le simple fait d'afficher depuis des mois un site en grand chantier, cela m'énerve. Je n'ai pas abandonné le grand chantier représenté par mon site internet concernant les six grands témoignages que je souhaite aborder et le fait même de montrer à mes visiteurs que je m'accroche à la tâche en actualisant ce portail afin de ne pas les laisser sur le sentiment de bâcler cet objectif, représente un soulagement tout à fait personnel non négligeable :
  1. L'imagerie
  2. Les bovins
  3. Le haut potentiel intellectuel
  4. Volcans et planète Terre
  5. Les systèmes
  6. Comprendre les hommes
Je vise à pouvoir publier une mise à jour très importante de mon portail internet pour début octobre afin d'en finir enfin avec ces très énervants logos animés dégradants "En construction" sur la plupart de mes pages. Bien entendu, il restera la lourde tâche d'approfondir et de rédiger mes dossiers mais ces diagrammes, j'en suis sûr, devraient apporter ce sentiment, oh combien positif, que je sais user d'une vision à très long terme dans l'établissement de mes exposés en ligne.

A l'heure actuelle, après deux jours de travail, les maquettes de tous mes témoignages ne comptent plus une seule page en construction ce qui est vraiment très motivant pour la suite. Parallèlement, il me reste à développer les photos de samedi 1er septembre du château de Vincennes et celles du dimanche 2 septembre de Théméricourt + Vigny, afin de les rendre consultables en public. En complémentarité, le château de Vincennes est un sujet trop intéressant pour s'en limiter aux photos et j'ai décidé d'en constituer un dossier spécial au sein de mon portfolio...

Bref, vous l'aurez compris ; je suis décidément très (trop ?) exigeant envers moi-même. Je déplore ne pas avoir pu amorcer mes congés sur les "chapeaux de roues" mais si j'apprend à être un minimum indulgent avec moi-même, je dois avouer que ces quatre premiers jours ont été au contraire très positifs et très productifs. J'ai beau le rêver très fort, je ne peux être à la ville, aux champs et au moulin en même temps ! Je n'ai pas été inerte, loin de là et il me faut apprendre à me féliciter de ces premiers pas, même s'ils n'apportent absolument rien de neuf à ma production artistique.

Fin de ma prose... A bientôt.

2 septembre 2012 : Musée du Vexin Français à Théméricourt et l'église de Vigny

Musée du Vexin Français - Théméricourt (95)

Intérieur de l'église de Vigny (95) avec ses perspectives perturbantes...

Le lendemain de mon exploration des entrailles du château de Vincennes, j'ai visité le Musée du Vexin Français à Théméricourt et fini ce week-end par des photographies de l'intérieur de l'église de Vigny. Retour au premier plan pour la seconde fois du D7000.  Je n'avais jamais photographié l'intérieur d'un musée et cela semblait bien éloigné de mes objectifs...Pourtant, là encore, en espérant que mes visiteurs n'en soient pas déroutés, j'ai usé mon appareil dans pareil endroit. Il faut dire que Musée du Vexin Français rime avec pittoresque, culture, campagne, nature et...Bovins, mon blasphème est pardonnable !

Pour une fois, je ne serais vraiment pas bavard... A très bientôt !

01 septembre 2012 : Château de Vincennes

Panoramique en deux images du château de Vincennes depuis le haut du Donjon culminant à 50 mètres

Ciel bleu profond, pas un nuage à l'horizon, soleil puissant sur le château de Vincennes...Telle est l'introduction de ma page du 1er septembre 2012. D'une météo semblable à ma visite du Parc des Buttes-Chaumont au début du mois d'août, il m'a fallu accepter dès le départ que mes images en extérieur ne présentent qu'un intérêt limité, tout au plus celui de photographies "très amateur" ; Pour l'artistique, on repassera plus tard ! Heureusement, les chèques vacances de mon employeur compatibles avec de nombreux musées font quelques miracles ; Pour 8,50 €, il est possible de visiter l'intérieur de la Chapelle et du donjon : Ouf ! Enfin de l'action !

Le château de Vincennes mérite la visite que ce soit pour sa Chapelle ou son donjon. Je ne saurais évaluer le nombre de vidéos à regarder dans le Donjon et le nombre de panneaux à lire sur l'histoire de cette place-forte érigée entre le 14ème et le 17ème siècle mais je noterai juste que se concentrer sur le seul aspect intéressant pour moi de la photo m'a contraint à ne pas porter beaucoup d'importance à l'aspect historico-culturel du château, beaucoup plus sensible en ce qui me concerne à son aspect purement esthétique. Pour les visiteurs souhaitant réellement étudier notamment le Donjon dans ses moindres détails mais aussi la chapelle, il existe des visites guidées avec des spécialistes sans majoration du prix du ticket. Mais là encore, homme de liberté, j'ai préféré la réaliser moi-même car ma foi, on peut très bien s'en passer car la brochure en français avec ses schémas en trois dimensions est excellente et internet regorge par ailleurs de nombreuses documentations sur ce monstre militaire.

En se baladant entre les bâtiments, vous serez sans doute surpris de rencontrer des militaires en treillis. Le château de Vincennes est classé monument historique seulement depuis 1993 et il a subi au cours de la dernière décennie de 2000 à 2006 d'importants travaux de restauration. Encore aujourd'hui, il reste des zones du château en cours de restauration et dont l'accès sera progressivement réattribué au public. Sous la propriété du Ministère de la Défense et de la Culture, il est le plus vaste château royal subsistant avec son donjon culminant à 50 mètres, abritant désormais le service historique de la défense.

Petite anecdote, en 1964, le président de la République Charles De Gaulle avait projeté d'abandonner l'Elysée pour installer ses bureaux dans le château de Vincennes mais ce projet fut abandonné à cause d'autres priorités...

26 août 2012 : Du Louvre à la Tour Eiffel...

Panoramique en deux images depuis les couloirs du Louvre avec vue sur l'arc de triomphe du Carrousel

Le 26 août 2012, j'ai déambulé dans Paris pour m'exercer à la photographie dans les fourmillements de la capitale. Pour un photographe de paysages pittoresques du Pays de Bray et de bovins, je ne doute pas un instant que je déroute un peu mes plus fidèles visiteurs d'en être arrivé à pratiquer de temps à autres ma photo sur la capitale Parisienne comme la plupart de mes confrères/consoeurs. Paris est pourtant le carrefour incontournable pour tout artiste désirant élargir son champ de vision et aiguiser sa réactivité en vue de maîtriser absolument toutes les ficelles de l'imagerie. Ce n'est certainement pas mon mentor Brian F. Peterson qui dira le contraire ; L'esprit créatif peut être exercé partout à partir du moment où on s'efforce d'aller au delà des idées reçues pour se dépasser sans arrêt. Je ne suis pas un homme du bitume mais un homme de la campagne mais je dois reconnaître que Paris m'éblouit de plus en plus par les nombreux sujets de toute beauté qui s'intègrent parfaitement dans le cadre d'une photo. Paris est un défi pour moi ; On m'aurait dit il y a un an que j'allais m'épanouir "imageriquement" dans cette ville, je n'aurais cru personne et je n'aurais même pas cru en moi-même...!

Le NIKON COOLPIX P7100 m'a indiscutablement fait dépasser un stade décisif dans la pratique de mon art. Ces exercices dans Paris seraient totalement impossibles sans lui car je réserve vraiment le reflex pour la campagne et je trouve le compact parfait pour sa discrétion en grande agglomération. J'ai eu un peu de mal à m'habituer au début à la visée sur écran LCD pour composer mes images mais désormais, après presque deux mois d'utilisation, j'arrive à en tirer une très grande partie de son potentiel sans gêne particulière pour un habitué de la visée reflex. Cette excursion dans Paris, du Louvre à la Tour Eiffel ainsi que ma sortie récente il y a deux semaines à Braine (02) furent les occasions d'intégrer la parfaite interchangeabilité entre mon reflex et mon compact sans perte de compétence ni perte de repères entre les deux.

Le gros point positif de cet après-midi parisien fut le ciel présentant enfin les belles structures en cumulus que j'affectionne tant dans mes images. Celles-ci évitent les images à la cruelle sensation de vide dans les ciels (surtout s'ils occupent une large partie des images) comme je peux le déplorer trop souvent. En cette fin août, nous allons bien entendu pas nous plaindre qu'il fasse très beau alors qu'entre juin et la mi-août, les épisodes pluvieux furent fréquents. Je ne boude pas mon plaisir bien évidemment de pouvoir déclencher et revenir fréquemment chez moi avec la carte mémoire bien remplie afin de pouvoir faire fonctionner le laboratoire numérique.

Du Louvre à la Tour Eiffel avec le fameux Trocadéro et ses fontaines, en passant par l'Assemblée Nationale, mon oeil curieux n'a pas manqué un seul instant de saisir ce qui me semblait tout à fait approprié de cadrer...En fin de journée, le ciel se chargeant un peu plus en nuages compliquant la gestion de la lumière devenue pâle et difficile, j'ai jugé bon que l'heure était au rangement de l'appareil et au retour dans ma campagne par le train du soir...

18 août 2012 : Eglise Abbatiale de Braine (02) et visite d'une ferme...

Le 18 août 2012, j'avais rendez-vous avec l'histoire de famille. L'église Abbatiale Saint-Yved d'un petit village de Picardie, Braine (02), coupé par un cours d'eau, la Vesle, affluent de l'Aisne fut le point de convergence de toute mon attention de photographe. Pour ce faire, je m'étais efforcé dès la veille de recharger une batterie et de remettre en service mon fameux NIKON D7000. Temporairement rétrogradé pendant des semaines par mon récent compact NIKON COOLPIX P7100, le rendez-vous était trop d'importance et il convenait d'appuyer ma confiance sur le seul vrai boitier que j'utilise pour construire de véritables "grandes" images : Le reflex numérique. Le perfectionnisme reprenait obligatoirement le dessus sur la spontanéité incarnée par le P7100 concernant l'immortalisation de l'intérieur de ce monument religieux beaucoup trop rarement accessible à cause des risques de pillage de son mobilier intérieur (juste deux ou trois fois par an tout au plus) pour risquer de revenir avec des productions médiocres...


L'église Abbatiale Saint-Yved n'est pas un monument négligeable car il convient de ne pas oublier qu'elle est avant toute chose la nécropole des comtes de Dreux, s'il vous plaît ! Résidence de plaisance des principaux rois mérovingiens et carolingiens, Braine est une terre très chargée d'histoire. Classée monument historique depuis 1840, l'église au style très gothique est très caractéristique de l'architecture de la fin du XIIème siècle. L'intérieur méritait vraiment d'être découvert et photographié et sur ce point, mon choix dès le départ pour le 18-200mm VR pour couvrir mon reportage s'est révélé excellent car le plafond est très haut à certains endroits et l'on ne boude donc pas les longues focales. La stabilisation est incontournable pour garantir la netteté à des vitesses basses, prenant soin de ne jamais dépasser les 2500 ISO de sensibilité afin de garantir une qualité tout à fait constante d'un cliché à un autre. J'avais emporté mon pied MANFROTTO sur un petit chariot à roulettes pour réaliser des clichés en longue pose à 100 ISO mais après quelques déclenchements, il s'est avéré plus efficace de travailler à mains levées à hauts ISO car il me fallait respecter qui plus est, l'horaire d'un baptême et que je n'avais finalement réellement qu'une heure devant moi pour produire le maximum d'images possible. Devant le nombre de sujets intéressants à saisir, j'ai vite fait le calcul que le trépied était un boulet et que je gagnerai mon temps à travailler autrement. J'ai eu la chance de faire la connaissance via mes parents de la charmante dame chargée de surveiller de l'église et de préparer les cérémonies. N'est-il pas vrai que la vie est bien faite lorsqu'on en vient à apprendre que cette dernière est l'épouse d'un responsable d'exploitation agricole. Après ma série de photos de l'église, il m'apparaissait évident que je ne pouvais occulter la nécessité de finir ma journée dans cette exploitation pour retrouver mes amies les vaches...Des Prim'Holstein, bien-sûr ! Une race décidément devenue incontournable dans le paysage pour la carrière laitière de part son très extraordinaire rendement !


Exploitation tenue par la famille Hennart située à l'extrême bord du village de Braine, j'y ais été accueilli comme un prince et l'agriculteur chargé de la traite m'a appris beaucoup et notamment ce que internet ne nous apprend pas toujours sur la nature même du lait, "hormonalement" parlant... Première fois très émouvante pour moi que fut ce moment unique où je glissais mes pieds dans une salle de traite  dont le sol est trempé par les souillures des animaux ; on se sent par ailleurs brutalement tout petit devant la taille imposante des vaches et au milieu de tous les tuyaux. Les mouches étaient bien évidemment de la partie et ont un peu sali la lentille frontale de mon objectif (fort heureusement protégée par un filtre UV) par des dépôts de purin dans lequel elles allaient se tremper régulièrement mais c'est le prix à payer pour affronter ce que j'appelle très affectueusement "la vraie vie". Mes bras étaient mouchetés de tâches également laissées par ces satanées mouches mais la vraie satisfaction, ce furent les images collectées : Des documents d'un rare réaliste comme je les aime !!! Il convient de se rendre compte de la marge énorme existante entre l'authentique lait sortant des pis de la vache dans la machine de traite et le très confortable pack de lait stérilisé que l'on trouve dans un supermarché. J'aime toucher le vrai et j'en conclurai ne pas avoir été déçu du tout par l'expérience !

Ce 18 août 2012 restera incontestablement dans mes annales comme l'un de mes meilleurs reportages depuis fort longtemps... :)


11 août 2012 : Parc de La Villette et Parc des Buttes-Chaumont

Panoramique de la cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette en travaux en trois images - Août 2012

Sous un ciel au soleil écrasant sans un nuage, ainsi se déroula ma première réelle excursion photographique parisienne avec mon compact Nikon COOLPIX P7100. Exactement les conditions pendant lesquelles aucun photographe ne travaille en temps normal et pendant notamment moi-même, j'ai absolument horreur de travailler mais je n'avais pas le choix donc on bricole et on essaye de se montrer imaginatif. Après quelques week-ends hésitants sous une météo souvent chargée voire carrément pluvieuse, j'étais en "manque de photo" à l'image du toxicomane à la recherche de sa dose et ce samedi 11 août 2012 fut une occasion de satisfaire une partie de cet appétit.

Une image avec un ciel bleu désespérément vide a vraiment de quoi me frustrer mais j'ai fait avec les circonstances en cessant de me plaindre en laissant pour une fois mon perfectionnisme de côté compte-tenu que je retrouvais les plaisirs de faire des images après quelques semaines d'abstinence forcée par les conditions climatiques. Le panoramique de 3 images ci-dessus de la cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette illustre à lui seul avec sa géode, la violence et pauvreté de l'éclairage disponible. Je ne m'attarda pas plus longtemps en ce lieu car ce ciel bleu m'énervait vraiment trop ! Tout n'est jamais négatif en ce monde et j'ai fini par accepter cette météo lorsque je m'aventura dans le Parc des Buttes-Chaumont (XIXème arrondissement), noir de monde en pareilles conditions pour les habitués aux bains de soleil, allongés comme des lézards devant le bombardement incessant d'UV-A et d'UV-B. 

Le Parc des Buttes-Chaumont ou la Côte-d'Azur ?

A raison de faire fonctionner mon esprit créatif sur des sujets en dehors des grands-angles laissant apparaître cet horrible ciel bleu et par exclusion des zones en plein soleil en privilégiant les espaces ombragés, je suis parvenu à capturer de bonnes images notamment sur le mouvement de l'eau en abusant délibérément de vitesses d'obturation lentes. Au milieu de ces centaines d'esprits simples singeant tous la même chose, je suis convaincu qu'il y a toujours sa part du gâteau à prendre en qualité de photographe. Observation et patience reste le bi-moteur le plus prometteur en toutes circonstances. Ce qui est toujours fort amusant est la forte propension de regards tournés en ma direction laissant facilement deviner l'étonnement de ces lézards de verdure devant mes travaux d'imagerie : "Qu'il-y-a t-il d'intéressant à photographier ?". Ce compact, le P7100, bien qu'il soit nettement plus gros qu'un compact ordinaire fait finalement office d'une vraie discrétion par rapport à un reflex et je suis certain que si j'avais voulu le faire, j'aurai pu oser très aisément quelques clichés de rue sans provoquer la moindre réaction négative vis à vis de mes sujets humains anonymes. Avec cet appareil, je passe véritablement pour le touriste de passage prenant des photos souvenirs mais certainement pas pour le photographe expérimenté que je suis en réalité. Tout est purement le fruit d'un fait psychologique : Vous vous présentez avec un reflex, cela peut poser problème ; vous vous présentez avec un compact, tout le monde vous ignore bien gentiment comme si vous n'existiez presque pas ! C'est super ! Tant pis pour eux si j'en abuse alors pour faire de l'art impunément ! Je suis indiscutablement entré dans une incroyable progression de ma vision de photographier que je pourrai appeler "le lacher-prise". Moi qui craignait tant mes pairs par le passé, "les autres", je me suis beaucoup détendu vis à vis de leur présence et aujourd'hui, je m'en fiche pas mal de leur avis s'il me faut me "ridiculiser" pour pratiquer mon art, ce risque est parfois le prix à payer pour obtenir une bonne photo. 

Je suis désormais, sans abandonner les décors vallonnés de mon Pays de Bray et dénaturer ma personnalité bien particulière, tout à fait mûr pour pratiquer la photographie dans toutes les circonstances possibles telle que la grande ville de Paris, très loin initialement de mes sollicitudes d'artiste. Reste maintenant à organiser ma rencontre avec la bonne lumière avec les bons sujets et je ne serai plus très loin d'accorder mon talent entre les paysages de la campagne et ceux composant la ville...

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

20 et 21 juillet 2012 : Le compact NIKON P7100 s'impose durablement dans mon outillage photographique

Le 20 et 21 juillet 2012 ont confirmé l'installation durable du NIKON COOLPIX P7100 dans la liste de mon matériel photo régulièrement utilisé. Mes différentes utilisations de ce compact m'ont très largement convaincu qu'il s'agissait décidément d'un appareil très discret aux performances très sérieuses capable de me faire oublier beaucoup plus souvent que je ne le croyais initialement l'usage de mes gros reflex. Travailler avec le P7100  devient toujours plus tous les jours un plaisir et cela même s'il me manquera toujours sur ce modèle le confort irremplaçable de la composition à travers un viseur optique précis (celui de ce compact étant bien trop peu précis et cela d'autant plus si on réalise des cadrages serrés avec de longues focales). Pour les compositions, c'est donc sur l'écran LCD que je les réalise, chose que je n'avais guère l'habitude. Le samedi 14 juillet, j'avais fait une grosse erreur en ne faisant pas confiance aux cotations d'encombrement que j'avais relevé concernant mon compact, ce qui découla sur une erreur de choix du sac en magasin.



Housse LOWERPRO Santiago DV30

Fidèle à LOWERPRO pour le choix de mes sacs photo, je souhaitais trouver le moyen à ce qu'il ne quitte jamais ma ceinture. Malheureusement, le P7100 est un compact pour amateurs très exigeants et professionnels d'un encombrement hors catégorie (un peu plus gros que la taille standard maximum de la plupart des compacts) ce qui le place dans la gamme des hybrides, bien qu'il s'agisse très justement d'un compact ! La solution initialement caduque fut le choix de la housse coquée LOWERPRO Santiago DV 30 dans lequel le P7100 n'arrive pas à s'y glisser à quelques millimètres près. Cette solution aurait pu être parfaite car protégé dans une coque très rigide, transporter mon compact aurait pu être fort sécurisant pour sa santé à long terme car j'étais au moins sûr qu'il ne souffrirait pas de la violence de certains usagers que l'on rencontre souvent lorsqu'on se déplace dans Paris via les métros ou dans des RER bondés. Le mal étant parfois un bien, j'ai demandé remboursement de cette housse suite à mon erreur pour partir immédiatement à la recherche d'une autre solution beaucoup mieux adaptée pour son transport. C'est dans cette continuité que j'ai trouvé le meilleur pour mes reportages en mode "light" dans le sac LOWERPRO Edit 120 :


Ce sac très discret permet dans un volume parfaitement optimisé à l'extrême de transporter un véritable arsenal photographique complet :
  1. Le compact NIKON COOLPIX P7100
  2. Un trépied de poche MANFROTTO MP3-D01
  3. Une batterie NIKON de rechange pour éviter la panne sèche
  4. Le câble USB de transfert des photos
  5. Le chargeur de batterie
  6. Une très puissante soufflette pour les poussières
  7. Des lingettes pour nettoyer mon objectif en cas de souillures accidentelles
  8. Des cartes mémoire supplémentaires
Ma dernière trouvaille est le trépied de poche MANFROTTO MP3-D01 pour les poses longues nocturnes ou d'intérieur pour les églises. Avec ce petit trépied, il devient possible d'assurer une parfaite stabilité de mon compact ou même de mon reflex puisqu'il est capable de soutenir jusqu'à 1,5 kg de charge !

Après avoir fort longuement travaillé pendant six ans avec du matériel très lourd, je me suis confectionné le pendant en sa version ultra-légère parfaite lorsque je souhaite pratiquer la photographie avec discrétion et légèreté. C'est par soucis de pouvoir photographier Paris et sa plus propre banlieue que j'en suis arrivé là mais à la longue se dessine un véritable plaisir dans l'utilisation de ce nouvel équipement dépassant le simple aspect sporadique. Ce nouveau compagnon modifie même ma façon de regarder et la nature de mes sujets d'intérêt. Travailler léger, j'y prend goût pour la raison bien simple qu'il en découle une production photographique dont la qualité est en parfaite continuité avec le reste de mon portfolio débuté avec mes reflex, tout en ayant un volume et un poids absolument ridicule de matériel à transporter sur mon épaule. La qualité des compacts experts est en hausse constante depuis les toutes dernières années et il devient désormais possible de faire de la "grande" photo sans se charger. Là où le NIKON COOLPIX P7100 a indiscutablement passé tous mes tests d'exigences les plus stricts pour un appareil compact, avec brio, c'est dans le domaine de l'architecture d'intérieur. Il m'a littéralement bluffé pour la qualité des images produites à 800 ISO, cela en était même impensable...

La cathédrale de Pontoise et l'église Notre-Dame de Pontoise se sont révélés des tests décisifs fort encourageants où j'ai réalisé pas moins d'une dizaine d'images entre 400 et 800 ISO qui sont des oeuvres véritables et validées. Comme ce genre de satisfactions n'arrivent jamais seules, j'ai redécouvert au passage les joies du panoramique par assemblage en réussissant à prendre 6 images à main levée et à les assembler via une solution informatique sur Macintosh particulièrement efficace. Au delà de l'imagerie de haut niveau dont je suis l'un des piliers de l'amateurisme depuis quelques années, j'ai redécouvert avec joie avec le NIKON COOLPIX P7100 les plaisirs de la photographie simple, spontanée,...Les poches presque vides !! :) En imagerie, la technique est devenue ma grande oubliée pour me consacrer exclusivement à la pertinence d'un résultat car c'est avant tout m'exprimer qui est devenue ma règle d'or d'artiste-photographe...

8 juillet 2012 : Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900

Autoportrait avec un Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900 

Et voilà, le test de l'assemblage du compact Nikon COOLPIX P7100 avec mon flash cobra professionnel Nikon SB-900 est chose faite ! Si on en regarde attentivement la toile, aucune image de démonstration ne circule pour montrer ce qu'un petit compact expert de la sorte (le haut de gamme ultime du catalogue des compacts de la marque jaune) est capable de produire comme clichés avec un flash externe digne de ce nom (également le haut de gamme ultime du catalogue des flashs externes de Nikon avec le récent SB-910). Cela est décevant car ce n'est pas très encourageant vis à vis des photographes qui souhaiteraient savoir "ce que cela donne" pour faire un choix. Je suppose que les acquéreurs du P7100 sont sans doute pour une grande partie des amateurs se suffisant à son utilisation courante en extérieur ou avec son flash intégré. Ne pas s'équiper d'un flash externe, c'est pourtant grandement se limiter sur les capacités créatives en intérieur de n'importe quel boitier équipé d'une griffe pour monter ce type d'accessoire. Pourtant, je ne suis pas sans ignorer que des professionnels utilisent le P7100 comme second petit appareil pour les reportages et en sont très contents.

Etant un fou de photographie de tous les instants et possédant un tel arsenal investi du temps de mon reflex Nikon D90, il me suffisait juste d'introduire 4 piles dans le SB-900 et de le monter sur le P7100 pour me permettre de dépasser l'inconnu afin d'illustrer concrètement sur la toile les capacités déjà annoncées vraiment étonnantes d'un tel duo très haut de gamme pour le reporter souhaitant emporter le matériel le plus léger et le plus discret possible (quoique le flash SB-900 n'étant pas l'accessoire se faisant de plus discret !!). La première utilisation de ce duo hors norme m'a permis d'observer déjà certaines bizarreries dont il me reste au moment de rédiger ce billet à en trouver l'explication ultérieurement. Toutefois, cela ne remet en cause la suite de mon constat très élogieux sur ce tandem.

Pour première lumière, j'ai visé une assiette Alsacienne située à plus de cinq mètres de distance en haut d'un meuble avec l'objectif du P7100 réglé sur sa focale la plus longue de sa partie téléobjectif (équivalente à la focale de 200mm du format 24x36) :


Comme avec un reflex, en fonction de l'ouverture choisie et de la variation de la focale, il est intéressant de constater que le P7100 et le SB-900 ne font qu'un seul et même corps. Le SB-900 s'adapte en permanence à l'état du P7100 (en marche ou en veille et à ses paramètres). Un confort d'asservissement entre les deux compères de la même firme nippone qui fait vraiment très professionnel, correspondant tout à fait à ce que l'on est en droit d'attendre d'une mesure i-TTL. Ce type de mesure est une technologie visant à réunir toutes les informations nécessaires en une fraction de seconde pour le dosage équilibré très précis de la lumière du flash par rapport à la lumière ambiante.

Un regard sur le cliché à 100% valide la qualité d'image de ce compact, digne d'un reflex :


L'électronique, l'objectif ED et le flash SB-900 font des merveilles. Le fait de pouvoir travailler en données brutes grâce au format RAW, le format .NRW très exactement pour le P7100 présente un plus incontestable pour les photographes qui aiment tout maîtriser. Quelques prises de vues en jpeg de qualité normale m'ont convaincu que pour un usage ordinaire où on ne souhaite pas passer des heures à traiter ses images devant l'ordinateur, le P7100 est bluffant et impose déjà sa supériorité dans la catégorie des compacts.

Un fruit aussi basique que le melon m'a permis d'activer le mode MACRO parmi les paramètres pour observer très attentivement le comportement du duo :

Structure d'un melon en gros plan avec un Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900 

Là encore, stupéfaction ! La qualité d'image est encore et toujours au rendez-vous !
Et les tomates ?

3 tomates dans un plat avec un Nikon COOLPIX P7100 + Flash professionnel Nikon SB-900 

Décidément, on en oublierai presque que ce n'est qu'un compact...Sauf que tenir le P7100 dans les mains quand il est équipé du SB-900, ce n'est pas si facile car il faut sans cesse faire attention de ne pas avoir un petit doigt malicieux qui aille se balader pour tacher la lentille frontale de l'objectif. La compacité a ses avantages mais aussi ses inconvénients...Encore une fois !!

J'espère que ce petit billet vous aura convaincu que le compact n'est plus une option à négliger, même pour un professionnel, le format 4:3 inhérent à tous les petits appareils n'étant pas un obstacle.

Par avance, bons shoots pour ceux qui se laisseront convaincre par ma démonstration !

Dossier sur le Parc Jean-Jacques ROUSSEAU à l'occasion du Tricentenaire de sa naissance



Ce jour, j'ai publié mon dossier photographique sur le Parc Jean-Jacques ROUSSEAU dont les images ont été réalisées il y a tout juste un mois. Né en 1712, cette année se voit être la célébration du tricentenaire de la naissance de ce grand esprit. Oeuvre de son créateur, l'autodidacte Marquis René de Girardin, il témoigne du romantisme à l'anglaise et de la sensibilité pour la nature de ce dernier.

Il abrite sur son île aux peupliers le tombeau originel de ROUSSEAU avant son transfert au Panthéon.

30 juin et 1er juillet 2012 : Utilisation réelle du Nikon COOLPIX P7100 en extérieur par temps ensoleillé



Le 30 juin et le 1er juillet 2012 furent l'occasion d'utiliser le compact NIKON COOLPIX P7100 en vue de la réalisation de mes premières images en situation réelle par beau temps très ensoleillé : 
  • Samedi 30 juin, Parc Départemental de la Courneuve 
  • Dimanche 1er juillet, commune de Silly-Tillard et Tillard 
Après développement des RAW des images sélectionnées, j'ai pu constater que photographier avec un compact quand on est habitué au reflex est un véritable exercice d'adaptation, compliqué mais absolument pas impossible. La vision optique d'un reflex directement au travers de l'objectif utilisé est tellement une opération confortable que devoir se faire au cadrage électronique derrière un écran LCD en plein soleil n'est pas une migration anodine pour qui souhaite travailler "léger". Cependant, la migration s'avère beaucoup moins difficile que prévue initialement pour moi car je ne compte pas d'erreurs conséquentes de cadrages dans mes images par rapport à ceux habituellement obtenus avec un reflex, sans doute parce-que je m'applique, faute de pouvoir trouver une argumentation plus adéquate pour expliquer le succès de ma flexibilité dans ce basculement.

Depuis hier soir, vendredi 6 juillet, toutes mes premières images réalisées avec le NIKON COOLPIX P7100 sont visualisables via mon diaporama JOOMEO présentant comme d'habitude toutes mes nouvelles images. Je ne compte pas de déception majeure, la qualité d'image étant vraiment au rendez-vous surtout dans le domaine du portrait quand j'analyse les résultats sur le visage de mon modèle du samedi dans le Parc de la Courneuve.

Rien de surprenant compte-tenu de la taille du capteur numérique et de la nature de l'objectif d'un compact, on souffre rapidement de diffraction avec le P7100 lorsqu'on atteint l'ouverture de f/8. Cette diffraction fait perdre très nettement en piqué (bien assez largement récupérable avec un masque flou en post-traitement sans toutefois être la panacée). J'apprend à mes dépends que travailler avec un compact, c'est apprendre à travailler avec un diaphragme fréquemment très ouvert pour avoir de la définition, ce qui n'appartient absolument pas à mes habitudes lorsque je travaille avec un reflex où mes ouvertures sont souvent supérieures à f/10. Qui plus est, je constate que la notion de profondeur de champ avec un compact est presque un débat inutile car j'observe pas de réel changement pour l'instant entre une ouverture de f/2.8 et puis celle de f/8 avec le compact tandis que les changements de diaphragmes avec un reflex sont parfaitement identifiables sur l'étendue de la profondeur d'une photo quelque-soit la focale utilisée. Pour produire des ouvertures isolantes assez fortes entre le sujet et son fond, il m'apparut plus pertinent avec le P7100 de travailler avec le facteur de zoom qu'avec la valeur du diaphragme !!

Si la qualité d'image s'avère très impressionnante pour un appareil de poche, il convient de se convaincre tout de même des limites de ce type d'outil dans la gestion de certains paramètres cosmétiques d'une image. Le compact aplanit la profondeur de champ d'une image, c'est un fait. Convient t-il alors de le destiner à des applications photographiques où le compact est vraiment le bienvenu, c'est à dire principalement les instantanés en milieu urbain où l'aplanissement de la profondeur n'est pas un drame, presque même un avantage. Dans tout inconvénient, il existe toujours un avantage et je n'ai pas tardé à l'identifier en réalisant une image d'intérieur à 800 ISO.

A 800 ISO, le P7100 délivre des images d'une netteté surprenante avec un bruit numérique peu visible. Face à un reflex, le P7100 se défend vraiment très bien. Apparemment, le processeur d'image EXPEED C2 fait des miracles et cela se voit. Expeed C2 optimise les performances du capteur CCD. Claires et fidèles, les images allient des couleurs éclatantes, un bruit réduit au minimum et des dégradés subtils pour des photos et des vidéos irréprochables. Rien de surprenant si des contacts en photo m'ont révélés qu'un certain nombre de professionnels travaillent avec le P7100 pour sa discrétion mais aussi pour son avantage : l'aplanissement de la profondeur de champ justement permettant de travailler avec ce compact à pleine ouverture de f/2.8 (à 28 mm) tout en garantissant une netteté en grand angle sur l'intégralité de l'image. Une ouverture de f/2.8 est très précieuse surtout dans certaines conditions comme les musées où le flash peut être interdit. Une si grande ouverture permet d'obtenir des vitesses compatibles avec la prise de vue à main levée tout en pouvant rester dans des sensibilités faibles (de 400 à 800 ISO) où le P7100 produit de très bonnes images. A fortiori, le P7100 permet alors de saisir des scènes à la volée en faible lumière (crépuscule ou édifice mal illuminé) dans lesquelles le reflex se retrouverait presque en difficulté.

A l'image du fameux proverbe "On a toujours besoin d'un plus petit que soi", le P7100 impose son utilité et cela même si on possède déjà un reflex bien plus performant dans son équipement habituel. Les professionnels ont largement contribués à l'intégration d'un bon nombre de fonctionnalités dans ce P7100 et ses possibilités étonnantes pour un compact n'y sont certainement pas étrangères... 

Le seul inconvénient réel d'un compact, c'est la plus étroite dynamique entre les hautes et basses lumières que celle caractérisée par un reflex (on le constate dans la même photo ci-dessus publiée dans ce billet en exemple). Plusieurs fois, j'ai constaté la nécessité de sous-exposer la mesure de la cellule d'au moins -0,7 IL afin de ne pas cramer le ciel ou même carrément l'arrière-plan. Une image avec un ciel cramé n'est jamais beau à voir surtout si dans la réalité, le ciel est bleu et contient des nuages. La compensation d'exposition pouvant être réglée entre -3 IL et +3 IL grâce à la molette prévue à cet effet, permet de contrecarrer efficacement ce phénomène. Travaillant toujours en RAW, il est presque toujours possible ensuite en laboratoire numérique (sous NIKON CAPTURE NX 2) de récupérer les détails dans les zones volontairement sous-exposées tout en conservant un ciel structuré. Faire de la bonne photo avec un compact est également une question de savoir-faire. En cela, je reste convaincu que le P7100 se destine naturellement tout particulièrement au portrait sur le vif, le reportage discret de rue et toute application où cette restriction dynamique ne pose pas de problème.

Reste maintenant à tester le duo en i-TTL du P7100 avec mon flash professionnel SB-900, très certainement l'objet de mon futur billet à vocation technique. J'ai en ce sens déjà creusé toutes les options possibles de paramétrages du P7100 par rapport au flash et ce sera certainement encore l'occasion de faire l'éloge de ses belles possibilités...

Le NIKON COOLPIX P7100 : Un nouveau compagnon de route


Depuis le samedi 23 juin 2012, mon équipement photographique vient de s'étendre jusqu'au compact expert. Au milieu de mes deux reflex, le NIKON D90 et le NIKON D7000, ce compact fait figure presque d'intrus car on voit mal au premier abord un artiste-photographe comme moi s'abaisser à travailler avec un compact. Ces petits appareils numériques conservent aux yeux de beaucoup la mauvaise image d'outils équipés de fonctions trop basiques pour la créativité, d'une optique de médiocre facture, produisant des images de qualité très moyenne au format JPEG uniquement.

On oublie trop souvent qu'avant l'apparition des reflex argentiques puis numériques ultra-performants et...encombrants à objectifs interchangeables, beaucoup de photographes illustres produisirent des images inoubliables dans la mémoire collective avec de petits appareils dénués d'automatismes et autres joyautés nées du modernisme. Je pense en disant cela notamment à Robert Doisneau qui utilisait l'appareil le plus compact possible pour pouvoir être en mesure d'avoir toujours le moyen sur lui, dans sa poche ou autre logement, de saisir l'instant mémorable. Il convient de rappeler encore une fois à mes lecteurs que c'est le photographe qui fait la photo et non, le matériel.

Comme beaucoup de photographes, je regrette de ne pas toujours avoir à portée de main un appareil facile à transporter, discret, doté de fonctions très élaborées pour saisir certaines scènes. Je compare bien volontiers très élogieusement le NIKON COOLPIX P7100 à la compacité et à l'efficacité de certains petits LEICA utilisés par Robert Doisneau. Ce compact à un look rétro pouvant pousser à rire. Toutefois, il conviendrait de ne pas sous-estimer ses capacités de mesure de la lumière, la qualité optique de son zoom 28-200mm et en finalité la qualité des images qu'il peut produire. Dès sa mise en route et son utilisation, j'ai rapidement constaté que le P7100 était un véritable compact pour photographe averti pouvant rivaliser la plupart du temps dans des situations courantes en extérieur ou intérieur avec la qualité de travail atteinte avec un reflex. Le P7100 s'illustre par un certain nombre de caractéristiques faisant de ce dernier l'un de mes appareils photo à part entière :

  1. Son silence absolu à la prise de vue permettant une discrétion qu'aucun reflex ne peut prétendre (le miroir basculant d'un reflex émettant toujours un bruit clairement audible, même pour les plus performants d'entre-eux). 
  2. Production des images en RAW (format .NRW pour les compacts) permettant de bénéficier de la pleine qualité brute du capteur CCD, sans aucune compression. Cela possède un sens déterminant car les images sont ainsi pleinement améliorables sous Capture NX2 et on bénéficie des mêmes performances qu'un reflex en post-développement. 
  3. Griffe pour flash cobra externe compatible avec mon flash professionnel NIKON SB-900. Un détail de poids car on peut de cette façon bénéficier d'une lumière artificielle très puissante, de très bonne qualité par illumination indirecte. On bénéficie entre-autres des performances de la mesure infrarouge d'un tel flash pour les mesures. Avec ce compact, il apparaît très clairement de cette manière possible, de se montrer également pleinement maître de la gestion créative de la lumière artificielle. 
  4. Les modes semi-automatiques comme la priorité à la vitesse, priorité à l'ouverture, les optimisations d'image et des possibilités de personnalisation très avancées que seuls les reflex pouvaient prétendre comme le choix du type de mesure (matricielle, spot...) ou bien encore le choix manuel de focalisation parmi plus de 12 collimateurs d'AF. 
  5. Un objectif non démontable intégré à focale variable 28-200mm de très bonne qualité constitué de deux lentilles ED et d'un système VR de compensation des vibrations pour les vitesses d'obturation lentes. 

Ces caractéristiques font du P7100 le meilleur moyen d'atteindre une grande légèreté du matériel sans sacrifier la qualité des images et des possibilités. Les essais réalisés en extérieur, le 23 juin après-midi, parlent d'eux-mêmes. Une image RAW (format .NRW) de 10 millions de pixels (3648 x 2736 pixels) produite par le P7100 pèse environ 15 Mo ! Pour info, le poids d'un RAW (format .NEF) de 16 millions de pixels produit par un reflex NIKON D7000 pèse 20 Mo. Cette faible différence provient du fait que le RAW d'un compact (format .NRW) n'est pas compressé contrairement au RAW (format .NEF) d'un reflex. Tout du moins au niveau du poids des fichiers RAW, le compact P7100 impose indiscutablement d'emblée à ma grande surprise la très haute qualité de ces images. Au moment de développer en TIFF, le contenu des fichiers RAW de ce compact ne déçoit pas et le poids reste contenu autour des 30 Mo pour du 8 bit. Voici des exemples d'images produites avec ce compact lors de mes tests dans le jardin familial que vous pouvez visualiser en grande taille (1500 x 1125 pixels - Qualité 80%) en cliquant dessus pour en apprécier correctement la qualité :

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/125ème seconde - F/5.6 - 100 ISO - Focale de 13 mm

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/100ème seconde - F/8 - 100 ISO - Focale de 42.6 mm

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/100ème seconde - F/8 - 100 ISO - Focale de 42.6 mm

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/30ème seconde - F/8 - 100 ISO - Focale de 42.6 mm

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/400ème seconde - F/3.5 - 100 ISO - Focale de 10.7 mm

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/200ème seconde - F/4 - 100 ISO - Focale de 18.1 mm
Compensation d'exposition de -0.3 IL

NIKON COOLPIX P7100
Priorité à l'ouverture ; 1/200ème seconde - F/4.5 - 100 ISO - Focale de 10.7 mm

On notera le côté exotique des valeurs de la focale de l'objectif mais aussi de l'ouverture de cet objectif zoom qui varie seulement entre f/2.8 et f/8, seuls détails rappelant qu'il s'agit bien d'un appareil photo compact !! Autre détail beaucoup subtil montrant les limites d'un tel compact est la très faible différence de profondeur de champ observée dans certains cas entre deux images prises avec des ouvertures pourtant radicalement différentes. Cette faible variation découle de la petitesse du capteur DTC 1/1,7" du P7100. Ce sont dans ces petits détails décisifs où surgissent les vraies limites de ce compact et qui justifient à elles-seules la supériorité incontournable d'un boitier reflex quand on veut travailler davantage la photo.

Articles les plus consultés depuis les 7 derniers jours...