30/04/2011 : Livre sur les races bovines

Les bovins sont mes animaux préférés. Les gens sont presque toujours très surpris de cette connivence et fascination naturelles que j'ai pour ces animaux. Mes petits voyages en Pays de Bray sont constamment l'occasion de croiser la route de beaux spécimens que je m'efforce de photographier, surtout en milieu naturel dans les prairies ou alors dans les exploitations agricoles lorsqu'un agriculteur à la bonté de m'inviter à passer les grilles de son portail. En tous les cas, un bovin est un animal qui me parle énormément.

Pourquoi tant de fascination pour ce genre de mammifères ? Nul ne le sait, même pas moi mais une chose est certaine, c'est que quand je suis en présence d'un bovin, il s'instaure toujours une communication étonnante dans le regard ou dans les attitudes. J'arrive à les "comprendre", même s'ils ne parlent pas. Situation troublante autant que déstabilisante. 
C'est certainement la manifestation indirecte de ma douance (voir les billets parlant de ce sujet) qui provoque ce genre de comportement. Cette particularité cérébrale "hors norme" qui caractérise une population de 2,3% d'individus comme moi, me permet sans doute de ressentir des choses en présence de ces animaux que la plupart des individus ressentent peut-être beaucoup moins intensément ou alors pas du tout, ce qui fait effectivement de moi constamment un être aux passions décalées mais j'assume !... 
J'ai pu constater avec le temps que j'avais effectivement notamment une intuition, une perspicacité d'observation et un odorat particulièrement développés, en discutant avec un assez grand nombre de personnes. L'odeur très légère d'une peinture, même âgée depuis plusieurs mois ; l'odeur d'un gâteau mangé à plusieurs dizaines de mètres ou bien l'odeur délicate d'un parfum n'échappent pas mon odorat ; pas plus qu'une scène intéressante n'échappera à mon regard scrutateur. Cela étant, je ne suis absolument pas infaillible et les sens ont aussi leur part de surprises, de limites ainsi que de caprices. De plus, je ne suis pas aussi catégorique sur de telles manifestations car je demeure convaincu que n'importe quelle personne passionnée peut exercer son regard photographique et devenir un très bon photographe avec de l'expérience. Le talent est aussi quelque-chose qui se travaille...

En me promenant en librairie ce jour, je suis tombé sur l'excellent ouvrage de 324 pages publié en septembre 2010 de Bernard DENIS, professeur honoraire de l'Ecole nationale, vétérinaire de Nantes, membre de l'Académie d'Agriculture de France, président de la Société d'Ethnozootechnie. Rédigé en collaboration avec Laurent AVON, spécialiste de la conservation des races animales, chef de projet de l'Institut de l'élevage de 1977 à 2009, c'est un immense puits d'information ethnologique pour le passionné de bovins que je suis. 

Bien organisé, plusieurs dizaines de pages sous le chapitre 3 sont consacrées dans l'ouvrage aux races de bovins très fréquemment rencontrées dans le Nord-Ouest de la France (donc en Pays de Bray), autrement dit la race primaire Batave du groupe Hollando-Flamand, dérivés du Durham, race Normande. Cette population au cordage court et fin, l'isolant franchement des autres groupes de bovins, est le bétail par définition des Flandres et des Pays-Bas qui a de tout temps une réputation laitière, réputation très justement caractérisée par le Pays de Bray, Pays du lait et de la pomme.

Illustré de très nombreuses photos ou illustrations datant pour certaines du XIXème siècle, l'ouvrage permet d'avoir une connaissance réellement pointue sur l'histoire et la caractérisation des 53 races de vaches présentes en France et notamment celles qui croiseront ma route de photographe...

Informations ouvrage :

Races bovines par Bernard DENIS - Editeur Castor & Pollux
ISBN 978-2-35008-026-0

Avril 2011 : Les voyages immobiles...

Depuis quelques temps, malgré une météo très favorable à la photo, je traverse paradoxalement une période où la mobilité en Pays de Bray a laissé place à des voyages immobiles caractérisés par une stérilité photo-artistique temporaire. Il convient en effet des fois dans l'existence, de savoir faire un arrêt sur image pour réfléchir sur soi. On sait toujours mieux qui nous sommes que lorsque nous savons d'où nous venons, au travers des chemins de la méditation...

Ma façon d'être dans les objectifs de vie qui me tiennent à coeur a toujours été le seuil d'un perfectionnisme exacerbé et je ne sais pas bâcler mes réalisations. Je préfère encore abandonner ou remettre à plus tard un projet que d'en faire naître un, truffé d'imperfections. 
Je ne sais pas me disperser sur plusieurs occupations à la fois, par soucis d'y exploiter à chaque fois tout mon potentiel ainsi que d'explorer toujours à fond les voies empruntées. Perfectionnisme qui m'a d'ailleurs posé quelques soucis d'improductivité dans ma vie passée car il me faut déjà trouver mes réalisations conformes à ce que je voulais obtenir pour être épanoui. Mes pires ennemis : L'ennui et l'insatisfaction.

Un esprit comme le mien se trouve en résonance favorable avec sa richesse intérieure ainsi que le monde extérieur, seulement et seulement si, lorsqu'il atteint l'ultime seuil émotionnel d'extase dans tout ce qu'il crée. De ces voyages immobiles actuels, c'est la réflexion, la prise de recul avant d'espérer pouvoir poindre de nouveau une motivation pour écrire avec la lumière.

Indubitablement, depuis deux mois, j'ai retrouvé sur ma route un morceau de moi-même, un morceau de mon histoire oubliée. Je pensais que j'en reviendrais assez rapidement à la photo et que ce ne serait qu'un rappel de très courte durée mais tout porte à croire que je ne suis pas au bout de mes surprises. Plongé dans la lecture, investi dans les forums, j'en viens à une certaine renaissance spirituelle excessivement profonde...

Amoureux des images, des mots, des métaphores, il n'existe pas meilleure satisfaction pour moi que de donner vie à mes espérances, à mes rêves, à mes idéaux les plus fous.  Pas d'idéal : Pas de défit : Stérilité et désillusion !

08/04/2011 : Blog "Douance, psychologie et philosophie" ou le déblocage cérébral

Le mois de mars 2011 a été un électrochoc intellectuel pour moi. 
En moins d'un mois, à cheval entre la mi-mars et ce début avril, mon cerveau s'est brutalement réattribué un potentiel littéraire inhibé.

Suite à un évènement déterminant en ce début d'année 2011, s'est éveillé en moi une rage de communiquer, une rage de vivre mon identité, une rage de ne plus me faire écraser, une rage créatrice que je n'avais plus manifesté depuis plusieurs années.

En seulement trois semaines, quatre actions marquantes :

  • Lecture du livre "Difficulté & souffrance de l'adulte surdoué" de Cécile Bost
  • Création du site internet "La douance : Un handicap plutôt qu'une chance !"
  • Lancement de mon blog "Douance, psychologie et philosophie"
  • Intégration de forums pour rencontrer et discuter avec des "zèbres" (nom humoristique pour désigner les enfants et adultes surdoués) comme moi qui se sont découverts récemment ou redécouverts suite à une situation cruciale dans leur vie...

En parallèle de la photographie, j'ai toujours eu l'esprit éveillé sur bon nombre de sujets qui peuvent être importants d'aborder autour des thèmes de la douance, psychologie et philosophie. Mon cerveau n'attendait que cette prise de conscience, il n'attendait que la compréhension de ce que je suis dans tout mon atypisme, pour s'exprimer mieux et plus intensément. Mais, il aurait été très indélicat pour mes visiteurs de se voir se mélanger toutes ces découvertes ainsi que libres réflexions sur ces trois grands thèmes qui ne les intéressent pas forcément, avec mes nombreuses activités photographiques.

De tout temps, mon plaisir d'écrire avec les mots a toujours été aussi fort que celui d'écrire avec la lumière mais la motivation n'y était pas... C'est alors en toute logique de ne pas brouiller le message de chacune de mes deux activités que ce fut la naissance de ce nouveau blog tourné entièrement sur mon attachement pour la langue française et pour l'expression écrite.

02/04/2011 : Un peu de flore avec le NIKON AF-S 35mm f/1.8


En ce 2 avril 2011, j'ai profité de l'aprés-midi pour reposer mon cerveau en effervescence depuis plus de deux semaines maintenant, sur le fameux sujet de la douance. Depuis cette durée en effet, mon cerveau est particulièrement mobilisé sur ce dossier à travers mon petit site internet, les forums pour discuter avec mes semblables les "zèbres", ce qui fait que j'en oublie malheureusement un peu la photo ! Mais là, aujourd'hui, j'ai réellement senti le besoin de décrocher, de l'occuper à autre chose que de la psychologie ou du bavardage pour le reposer.

Il faisait beau, c'était prévu. J'avais programmé initialement de sortir en Pays de Bray pour poursuivre mes expérimentations avec le nouveau NIKON AF-S 35mm f/1.8 mais finalement, j'ai senti que mon cerveau de zèbre était vraiment trop occupé par cette psychologie pour me lancer dans la conduite. C'est bien le problème  pour cohabiter avec cette différence, quand le cerveau est trop mobilisé par un sujet, c'est impossible de lui dire "stop" !
J'avais peur d'être trop distrait par ce cerveau qui ne cesse de réfléchir et qui fait assez souvent d'un zèbre, une personne dangereusement distraite dans ces moments-là. Trop distant, je ne me sentais vraiment pas en pleine possession de mes moyens pour me lancer dans cette aventure de conduire car j'avais peur de faire des bêtises sur la route. Bref, une question de pure sagesse pour ma sécurité comme pour celle des autres...

C'est donc dans le jardin que j'ai procédé à la poursuite de mes quelques essais sur de la flore. Ce fut l'excellente occasion de constater que cet objectif NIKON est décidément très impressionnant pour les gros plans de fleurs et pour les compositions très minutieuses. Jouer avec la profondeur de champ est un réel plaisir avec une focale fixe. L'absence de bague de zoom m'impose également d'être beaucoup plus imaginatif dans mes compositions, ce qui est personnellement perçu comme un beau défi pour construire des images donc je suis un photographe épanoui...

Je ne sais si cela provient de ma curieuse façon de réfléchir, de percevoir les choses, de "sentir" la créativité photographique, mais je trouve que travailler avec une focale fixe de 35mm s'avère beaucoup beaucoup plus aisé qu'avec un objectif trans-standard 18-70mm ou 18-200mm couvrant pourtant la même focale. Nous pourrions facilement croire le contraire car une focale fixe impose obligatoirement de grandes restrictions sur les possibilités de cadrage par rapport à un objectif zoom qui permet plus commodément toutes les déclinaisons de l'ultra-grand-angulaire au petit téléobjectif.

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