27/03/2011 : Mini-site internet sur la douance


Je ne souhaitais pas encombrer mon blog avec trop de billets sur la douance, j'ai donc conçu un petit portail pour en parler plus en détails pour ceux qui s'y intéresseront. Cette pathologie cérébrale souffre encore de beaucoup de préjugés et d'incompréhension. Vivre avec cette pathologie, c'est se sentir obligatoirement "différent" en société car le cerveau d'une personne atteinte de surefficience mentale n'est jamais à l'arrêt, connaît des sur-régimes assez fréquemment de la pensée et fonctionne surtout à l'inverse de celui d'une personne "dans la norme". Ses 5 sens et sa sensibilité interne sont exacerbés. La douance implique alors que la personne "réfléchit" davantage plus avec ses sensations, son intuition ainsi que sa créativité (l'inné) que par l'esprit logique de ses acquis.

"La question du surdon chez l'adulte peut sembler sans importance ou marginale, surtout dans le milieu psychiatrique qui est bien plus souvent habitué à s'intéresser au handicap et au déficit. Et pourtant, le surdon n'est pas seulement un don, mais parfois aussi source de difficultés (sociales, affectives, etc.) et de souffrance." Christophe Lançon, psychiatre, professeur des Universités-Assistance publique des Hôpitaux de Marseille, 31 janvier 2008.

25/03/2011 : Nouvel objectif dans mon sac à dos - Le NIKON AF-S 35mm f/1.8 DX


Le jeudi 24 mars 2011 au soir, j'ai investi dans mon cinquième objectif photographique, mon premier en focale fixe. Je m'étais presque toujours dit un jour que je m'offrirai un objectif semblable au MINOLTA 50mm f/1.7 que j'utilisais en argentique sur l'appareil photo MINOLTA XD-5 de mon père. Compte-tenu du facteur de conversion dû à la taille du capteur DX, le NIKON AF-S 35mm f/1.8 DX permet d'obtenir à quelques détails près la surface visuelle d'un 50mm (correspondant au format normalisé de la pellicule 24X36).

C'est un objectif de très haut niveau qui se distingue par plusieurs facteurs :
  • Très lumineux
  • Autofocus précis, nerveux et réactif
  • Contraste élevé
  • Piqué irréprochable
  • Image parfaitement plane
  • Absence d'assombrissement des bords (vignettage) comme constaté sur la plupart des objectifs zoom trans-standards
  • Vraiment pas cher (moins de 300 €)

Vendredi 25 au matin, temps ensoleillé. Je n'ai pas manqué de le tester concrètement sur des fleurs en intérieur avec le flash NIKON SB-900 ainsi qu'en extérieur bien-sûr car il a aussi la particularité d'autoriser une mise au point minimale à 30 cm du sujet.

Image d'exemple :

NIKON D90 + NIKON 35mm f/1.8 DX + Flash COBRA NIKON SB-900
Vivement des tests sur des paysages lors de mes égarements en Pays de Bray...

La douance : Compléments d'information et hérédité

Lors de mon précédent billet, c'était l'heure de briser un tabou sur moi-même, vieux de plus de quinze ans, durée durant laquelle je jouai même à cache-cache avec moi-même n'acceptant point l'évidence, préférant me dissimuler derrière le talent photographique que j'expose sur mes portails internet depuis 2003.

C'est un état de fait tout à fait méconnu de mes visiteurs que j'aurai gardé trop longtemps à l'ombre ainsi que à l'écart de mes plus fidèles connaissances, de peur d'être raillé et d'essuyer d'éventuelles moqueries par absence d'explication. Mais aujourd'hui, à l'âge de 28 ans, j'en viens à la maturité nécessaire pour assumer pleinement ma différence et ne plus avoir de crainte, quant à en parler publiquement.

La douance est un sujet tout aussi sensible à aborder que le sont toutes les différences neurologiques (tel que le syndrome d'Asperger également), qui font qu'un enfant ou un adulte, n'aura jamais une vie aussi simple que la grande majorité de la population. Pour éviter de stimuler inutilement l'incompréhension mais surtout la susceptibilité de mes semblables, je préfère désigner cette différence intellectuelle qui concerne les adultes par les termes douance ou bien encore adulte à haut potentiel mais jamais le terme surdoué (le plus utilisé hélas !), qui me fait carrément bondir. 

Le terme douance fait d'ailleurs beaucoup parler de lui dans le milieu des experts car c'est le mot le plus "doux" pour la désignation de cette différence que je préfère de beaucoup, à tous les autres. Mais il convient de garder à l'esprit qu'un sujet identifié comme "doué" peut très bien n'être doué en rien ! En somme, je conclurai donc le sujet comme j'avais commencé à le faire dans mon précédent billet, sur le fait que finalement, être atteint de douance, ce n'est pas être plus intelligent que les autres mais c'est manifester une intelligence si différente ainsi que si particulière, qu'elle s'accorde très mal avec le tissu social traditionnel.
C'est ce conflit entre l'individu "doué" et le tissu social ambiant que l'on nomme si justement, la Dyssynchronie sociale. Cette dyssynchronie entre la marche intellectuelle hyper-active, très approfondie, très obsessionnelle de l'individu "doué" sur les sujets qui mobilisent pleinement son cerveau et la marche souvent beaucoup plus superficielle conduite par la société en général, a pour tendance de créer des adultes très mal dans leur peau qui peuvent se trouver présentés comme bourrus, exigeants, agressifs, parfois méprisants, insupportables.


La douance est génétiquement héréditaire. Mon père, mon grand-père paternel, mon arrière-grand-père paternel étaient des personnes présentant sans nul doute un fonctionnement cérébral équivalent au mien, c'est-à-dire donc différent du reste de la grande majorité des individus. Même si cela n'a jamais pu être prouvé par des tests, ma soeur ainsi que mon frère aînés présentent également de nombreux traits comportementaux de douance. Dès lors, toute mon attention se portera dans quelques années sur mes futurs enfants, qui seront susceptibles d'être conditionnés neurologiquement exactement pareils !!!

La douance : Un handicap plutôt qu'une chance !

Il est extrêmement rare que j'en vienne à m'égarer aussi longtemps à la pensée libre, en dehors de toute production photographique. Pourtant, en ce moment, je traverse une période où il me devient nécessaire de briser certains tabous...Un tabou sur moi-même en tous les cas !

Je n'ai jamais été autant électron libre qu'en ce moment précis.

Je traverse une période actuelle assez trouble où il me devient nécessaire de tirer conclusion d'un certain nombre de faits qui marquent mon existence depuis trois mois environ. Période trouble durant laquelle paradoxalement, je n'ai jamais bénéficié d'une vision aussi nette sur ma personne et sur les autres, bénéficiant d'une lucidité à toutes épreuves !

Mon pèlerinage, à la fois photographique et philosophique d'une semaine au Pays de Bray, du 7 au 13 mars 2011, m'a permis réellement de me poser les bonnes questions existentielles et d'en tirer des conclusions, même si la plupart des personnes ne s'encombrent pas avec ce genre de considérations.

Une personne a joué un rôle immense dans cette prise de conscience si violente sur moi-même. Je croyais ce passé d'enfance, ce passé d'adolescence, ce tabou obligé, réglé enfin comme une pendule lorsque je fus parvenu à l'âge adulte, voire enterré, voire mieux encore si c'est carrément l'oubli ; Mais tôt ou tard, à travers une personne que vous aimez tout particulièrement, que vous admirez passionnément, celui-ci peut resurgir brutalement, parfois avec fracas, vous rappelant que vous aviez effectivement négligé de prendre en compte votre différence trop encombrante pour passer inaperçue dans vos bagages !

Vous êtes alors contraint d'admettre qui vous êtes vraiment et de revenir aux sources pour réfléchir afin de tirer bénéfice de ce type de rencontre révélatrice sur votre chemin de vie. Cette personne répondant aux douces similitudes de l'une des plus grandes déesses grecques, a su faire mouche dans mon esprit du bout de l'une de ses flèches. N'est-il pas vrai que le meilleur miroir pour soi-même, ce sont les autres ?

Incontestablement, mon esprit s'était égaré trop longtemps dans les bras de la Lune tellement je me sentais aimé, apprécié, admiré, entouré par cette personne au visage à la peau sombre comme la nuit dont la seule présence faisait mon équilibre ainsi que ma joie. Mais le bonheur n'étant que le silence du malheur, j'en suis vite redescendu pour toucher à la réalité et en tirer les vraies raisons de croire encore en la notion d'épanouissement, alors que vous n'avez jamais été aussi proche de perdre toutes les personnes qui comptent le plus pour vous.

Croyez-le sincèrement, la douance n'a jamais rendu quelqu'un heureux !
Bien au contraire, cet état de fait qui provient directement de la façon de réagir de mon cerveau a bien des revers dans la vie quotidienne que je refilerai bien volontiers aux voisins !

A chacun son profil, à chacun sa façon de penser, à chacun sa façon de fonctionner

La société Française, pour ne parler qu'elle, est ainsi composée d'au moins 65 millions de profils différents qui s'efforcent de cohabiter sur le même territoire ainsi que sous une même et unique identité nationale, quelqu’en soient leurs différences sociales, physionomiques, culturelles, religieuses, diplômantes...Et intellectuelles ; Autant de profils avec leurs spécificités... 

Saisir le profil d'un individu, c'est le comprendre pour mieux l'intégrer au sein d'une collectivité, au lieu de le marginaliser. Marginaliser, en règle générale, a toujours pour effet extrêmement négatif la désolidarisation d'un groupe d'individus et je me sens ainsi bien mal à l'aise pour aborder mon cas personnel qui représente tout de même le même quotidien d'une fourchette de mieux en mieux identifiée, de curieux individus, qui ont bien du mal à trouver leur place dans la société des ultra-majoritaires.

Personnellement, depuis ma plus tendre enfance, mon profil atypique ne m'a pas fait que des amis et même parfois, il me conduira plusieurs fois à vivre à l'écart des autres car pour ceux qui ne sont pas éveillés à ce type particulier de profil, le rejet pour anormalité est très courant. C'est en 1994, à mon entrée en phase d'adolescence, que après bien des années d'errance dans l'ignorance, que l'on me révéla les tenants et aboutissants de ce profil ; Révélation qui me permis de l'accepter. Ma différence, sous ses aspects apparents d'important favoritisme, n'est absolument pas un atout car encore aujourd'hui, malgré les nombreuses émissions et les nombreux articles publiés sur celle-ci depuis le début des années 2000, elle souffre toujours d'énormément de préjugés. 

J'appartiens à ces "zèbres" (hommes et femmes) représentants de seulement 2,3% de la population française qui ont et auront toujours un mal fou à trouver leur place dans notre vie sociale de tous les jours à cause d'un cerveau monté à l'envers (comprenez-le avec humour !). Bien des fois, j'aurai bien envie de ne pas appartenir à cette petite population d'adultes un peu perdus voués à souffrir principalement de Dyssynchronie sociale (découlant souvent d'une Dyssynchronie scolaire vécue jusque-tard durant la vie étudiante) car Dyssynchronie rime avant tout avec handicap avec autrui.

Le plus difficile à vivre avec cette Dyssynchronie étant le fait que je ne suis pas plus intelligent qu'un autre...Mais différemment intelligent. Mon profil de fonctionnement en "arborescence" fait que je pense concrètement (quasi physiologiquement) différemment de la grande majorité de la population. D'une idée qui me traverse la tête en jaillissent tellement d'autres d'un seul coup d'une façon totalement désorganisée et incontrôlable que cela me conduit bien souvent à un sur-régime de la pensée. Mon incapacité à mettre mon cerveau en pause, en repos, en paix également, découle sur un hyper-fonctionnement intellectuel permanent qui a son revers dans ma vie sociale de tous les jours.
Résultats du grand revers de cet hyper-fonctionnement :
  • Une estime de soi basse : J'ai eu pendant très longtemps une image assez déplorable de moi-même jusqu'à ce que je parvienne à trouver mon équilibre dans une activité extra-professionnelle. Malgré tout, je manque toujours assez souvent de confiance en moi ;
  • Une hypersensibilité : Ma sensibilité exacerbée me joue des tours dans notre société individualiste (donc peu sociale) particulièrement cruelle ;
  • La culpabilité de sentir mon potentiel et de ne pas pouvoir le réaliser comme la société souhaiterait que je le réalise ;
  • Une lucidité cruelle qui m'amène notamment à une remise en cause permanente de moi-même alors que les autres ne se posent pas ces questions ;
  • Un besoin permanent d'anticipation et de maîtrise sur tout ce que je fais et sur tout ce que j'entreprends, au point que au cours de ma scolarité, dans le monde professionnel ou même dans ma vie personnelle, mon incapacité de vivre le "Carpe Diem" n'est évident pour personne ! De plus, cela a pour effet de développer chez moi un perfectionnisme presque obsessionnel dans tout ce que j'entreprends avec enthousiasme. Professionnellement parlant, je peux alors être assimilé parfois, à tord, pour une personne très lente dans mon travail, voire bourrue...
  • Difficulté de rapport avec les autres qui s'exprime par des activités solitaires, souvent par nécessité car se sentir différent éloigne des autres et se faire repérer comme différent me fait fuir. Quand des liens se nouent en entreprise ou autres, demeure le problème de l'incompréhension d'un fonctionnement différent par mon entourage professionnel, amical ou même parfois familial.
Le tableau que je dresse de moi est assez noir car il contrebalance le tableau clinquant qu'on se fait habituellement de cette petite population d'individus qu'habituellement on envie, on se dit qu'elle est vernie et que tout lui réussira.

Heureusement, pour peu qu'un employeur, qu'un collaborateur, qu'un humain tolérant tout simplement, me fasse confiance, me comprenne, mon profil atypique n'est pas que souffrance et douleur. Des tests très sérieux complémentaires m'ont révélés en 1996, un bel atout qui a aussi son revers : Un Quotient Créatif très élevé. Une double peine en quelque-sorte (!) car si on ne me donne pas les moyens d'exprimer cette boulimie permanente de créativité à un poste professionnel ou dans n'importe quelle activité (même de loisir), mon potentiel et ma motivation s'éteignent progressivement.

Voilà pourquoi, dès que j'en ai l'occasion, le temps, l'envie, je m'en vais rejoindre les doux paysages du Pays de Bray, seul endroit où mon activité cérébrale semble se raisonner, semble vouloir se reposer un peu, d'une seule et même fréquence avec celle de la nature...

Avec le nombre des années, l'humour, la créativité, l'originalité et surtout l'attachement naturel à vouloir relever des défis sont les portes de sortie de ce fonctionnement neurologique à part et de cette personnalité bien complexe...

12 mars 2011 : Mise en ligne de mon mini-site sur le Pays de Bray


Depuis ce 12 mars 2011, mon mini-site de présentation du Pays de Bray est en ligne sur GOOGLE SITES. 
Il permet de mettre en valeur le secteur géographique pour lequel je me suis progressivement spécialisé dans les reportages photographiques depuis l'été 2009.

C'est un petit peu ma carte de visite électronique.

9 mars 2011 : Troisième séance photo...Et peut-être déjà la dernière du mois !

Pour ce mercredi 9 mars 2011, je suis parti du domicile vers 6h35 en direction de mes cibles pour la photo. Il faisait si beau encore la veille que j'espérai bénéficier ce matin d'un beau lever de soleil sur mes paysages normands.

Malheureusement, dès mon départ, il me fallu me résoudre que le ciel était chargé et ne s'ouvrirait pas de sitôt. D'ailleurs, ce fut rapidement confirmé par un ciel qui ne s'ouvrit pas avant 11h30 (trop tard...!...Car la lumière à cette heure n'est jamais douce donc non productive).

Cela étant, le plus étonnant est encore d'avoir pu constater que depuis 15h00 environ, le temps s'est très clairement dégradé à la pluie très fine alors qu'on attendait initialement les premières pluies pas avant samedi 12. Autrement dit, si la tendance ne s'inverse pas, si ce n'est le temps d'une journée avant dimanche, on peut dire que ma séance photographie matinale de ce mercredi 9 mars est peut-être la dernière du mois. 

Quoiqu'il en soit, si c'est le cas, pas de regrets ! Pas de regrets car finalement, sortir ce matin était la meilleure des décisions car c'était la meilleure partie de la journée malgré un ciel laiteux et brumeux, totalement uniforme. Secondo, j'ai été une fois de plus touché par la chance par des contacts avec les agriculteurs qui semblent se bonifier avec le temps. Aujourd'hui, je ne remercierai jamais assez un agriculteur qui m'invita à visiter son exploitation de vaches pour faire des photos de ses plus belles bêtes. Jamais, je pense, je n'avais encore approché des bovins d'aussi près.

Sans compter une autre exploitation agricole où j'ai failli me faire "agresser" par 3 chiens. Heureusement, ce sont de très bons chiens de garde qui se sont avérés très dissuasifs dans leur rôle mais absolument pas méchants. C'est une prise de contact assez particulière avec la très agréable propriétaire de cette exploitation que je n'oublierai pas (humour) !...

7 mars 2011 : Poursuite du programme

Le Pays de Bray, une idée de géant ! © Arnaud FIOCRET
La météo semblant se maintenir au beau étonnamment depuis maintenant presque deux semaines, c'est avec enthousiasme qu'après un dimanche de total repos durant lequel je n'ai point produit que je poursuivi mon programme photographique.

Le ciel n'étant pas aussi brumeux que samedi, le soleil était donc très violent en début d'après-midi ce qui était une gêne certaine pour la photographie. Mais comme en mars les éclairages évoluent très vite, j'avais bon espoir de pouvoir assez rapidement bénéficier de la bonne lumière pour construire des images avec du sens.
Mais comme jamais rien n'est certitude, j'étais toutefois assez anxieux à l'idée de revenir bredouille et cela d'autant plus que mes kilomètres étaient calculés au plus juste à cause d'une autonomie limitée en carburant de ma voiturette de tourisme.

Mais heureusement, il arrive que ce genre de contraintes faisant bien les choses, il s'avère qu'elles peuvent être salutaires comme s'il y avait une certaine émergence de providence. Notamment précisément ce lundi, cette optimisation des kilomètres m'a fait découvrir à mon insu de nouvelles routes, des nouveaux décors susceptibles un jour de finir sur la surface sensible du capteur CMOS de mon boitier...

Les conditions lumineuses de mars, l'état de la végétation, un ciel bleu profond sans aucune structure (nuages totalement absents), la distance moyenne plus importante des sujets à photographier me contraignent actuellement à travailler exclusivement avec mon NIKON 18-200mm VRII. En cette période de l'année, les très différentes focales couvertes par cet objectif s'avèrent vraiment très  utiles pour construire toutes sortes d'images ; L'absence de structure dans le ciel ainsi que l'absence de végétation développée en cette période de l'année expliquant à elles-seules l'inutilité du filtre polarisant et d'un objectif plus spécifiquement orienté paysages comme mes NIKON 18-70mm ou SIGMA 10-20mm. Sous les lumières douces du couchant, le NIKON 18-200mm VRII présente un étonnant excellent piqué à toutes les focales. En revanche, en lumière plus forte, en période notamment estivale, la forte aberration chromatique qui caractérisent ces objectifs à tout faire semble en limiter la définition aux focales les plus courtes (18 à 50mm), le NIKON 18-70mm présentant alors un bien meilleur rendement à ces focales, même par lumière solaire très intense (voir les quelques articles précédents publiés courant du mois de septembre 2010).

5 mars 2011 : Retour en Pays de Bray pour un exil intérieur...


Enfin ! Enfin ! En ce samedi 5 mars 2011 débutaient mes congés d'une semaine. La météo étant enfin favorable du même coup, j'en ai profité pour regagner mon territoire photographique emblématique du Pays de Bray pour reprendre mes reportages. Depuis décembre, j'avais été privé de photographie en extérieur par la météo puis par un sinistre automobile. Cette semaine de repos est pour moi aussi l'occasion de me vider la tête et de tenter de prendre le dessus sur une vie personnelle qui a été pas mal chamboulée depuis les trois derniers mois, entre succès mais aussi grandes désillusions d'ordre sentimental. Le moins qu'on puisse dire pour un photographe de bovins, la vie est parfois très vache et il convient de conserver un cap positif malgré ces peines qui entravent parfois le destin...


Cet exil en Pays de Bray pendant une semaine est aussi pour moi synonyme d'exil intérieur afin de m'interroger sur moi-même et sur les décisions à prendre pour l'avenir. Le Pays de Bray depuis maintenant plus deux ans m'a apporté beaucoup de stabilité dans mon existence. Tout le long d'une vie, on rencontre des gens, hommes ou femmes, qui nous apportent chacun un éclairage sur notre chemin, que ce soit dans la sphère professionnelle comme dans celle du privé. Il est alors courageux de tendre l'oreille, d'écouter et d'en tirer l'enseignement. Tel le fameux karma, les évènements heureux sont là pour nous motiver sur la voie choisie tout comme les situations au goût d'inachevé ou bien tout simplement d'échecs au goût finement amer interviennent pour nous faire réagir. La nature humaine est animée de choses fabuleuses comme la fraternité, l'amour envers son prochain, l'empathie mais aussi faite d'aspects assez sombres, tantôt tranchante, déterminée, indéboulonnable, sans concession, sans pitié mais également d'une angoissante mutabilité, instabilité et perversité.

La photo a toujours été l'occasion de m'interroger durablement sur le rôle de l'humain sur terre, surtout lorsqu'il s'agit de nature au travers de la rencontre des agriculteurs, grands acteurs de la terre. La photo ne semble trouver pour moi sa réelle force de communication (on pourrait même parler de communion) que si elle s'accompagne d'un solide égarement philosophique. 
C'est en retournant en ces paysages, en cette agriculture, dès ce samedi, que j'ai pu retoucher immédiatement à l'essentiel afin de me ressourcer. Loin des villes, la certitude du lendemain ainsi que la notion purement matérialiste s'effondre et n'existe plus. L'esprit devient plus clairvoyant, plus malléable et permet d'apprécier les vraies valeurs d'une existence avant tout gouvernée par nos rêves, aspirations et objectifs. Toute activité terrestre n'échappe pas à cette règle qui veut (et cela beaucoup plus en photo qu'ailleurs) que même avec toute la peine du monde et les meilleurs préparatifs qui soient (attente de la bonne lumière, connaissance du terrain, bonne orientation solaire,...etc) que certains buts se dérobent inlassablement en dehors du collimateur et ne peuvent pas toujours être atteints ; La notion de certitude n'existant finalement que pour les choses passées et le présent mais jamais pour les évènements à venir. Seule doit donc demeurer l'espérance qu'il faut garder à tout prix car elle a pour vocation de ne jamais décevoir et de nous conserver vivants.


C'est ainsi que ce samedi, ma route a enfin croisé spirituellement la route d'un agriculteur qui m'avait aperçu depuis deux ans le photographier et photographier le secteur où il pratique son activité. Le contact s'est fait spontanément alors qu'il était particulièrement disponible, en train de charger son tracteur apparemment en engrais. Il est certain que nous nous reverrons de nombreuses fois à l'avenir pour encore bien d'autres vues... En seulement quelques heures de l'après-midi, j'ai déclenché plus de 140 fois (une libération après près de 5 mois d'interruption). La lumière rasante et douce de ce mois de mars se révèle particulièrement adaptée à la photographie et cela notamment sur les bovins que j'ai pu surprendre.

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