La neige (du 8 au 9 décembre 2010) : Une belle pagaille en Ile-de-France !


Nous n'avions apparemment pas revu cela depuis l'hiver 1987 ; dans la journée de mercredi puis dans la nuit de mercredi 8 à jeudi 9 décembre 2010, des conditions météorologiques exceptionnelles se sont abattues sur l'Ile-de-France. Par le passé, on a tendance à l'oublier mais ce genre de conditions avaient déjà lieu mais le changement progressif de nos modes de vies depuis les 30 dernières années nous ont simplement fait prendre conscience davantage de l'action extrêmement néfaste de la neige sur l'espace routier.

Comme presque toujours, ce genre de manifestations s'accompagnent de cafouillages politiques ainsi que médiatiques bien malheureux qu'on se passerait bien dans un pays comme le nôtre qui se déclare "moderne" et "civilisé". A croire que les Français et son pouvoir exécutif national ne vivent pas dans le même pays. Cette fracture dans le dialogue même est très inquiétante et se révèle hélas dans de nombreux dossiers. La France, du haut vers le bas, n'arrive plus à se parler et le sentiment palpable de provocation (volontaire ou involontaire) de l’exécutif ne peut en aucun cas conduire à une amélioration de ce dialogue. C'est frustrant...Désolant ! 
Heureusement que je travaille dans une entreprise où les gens savent se parler tranquillement et prendre les décisions qui s'imposent, dans l'optique d'entretenir constamment un esprit d'équipe ainsi que la cohésion sociale, favorables aux plus grandes réussites collectives. Cela me permet encore d'espérer et de croire en les vertus de l'espèce humaine quand elle se doit de cultiver "le bon vivre ensemble" en totale intelligence...

L'erreur est une notion humaine et ne peut en aucun cas être considérée comme un signe d'incompétence pour celui qui l'admet. Tout le monde, que l'on soit puissant ou misérable, se trompe un jour. Admettre qu'on a fait une erreur est une qualité dont on sort toujours grandi (pour soi comme aux yeux de l'opinion). L'absence d'aveu de ses erreurs est manifestation ainsi que signature d'un orgueil certain qui conduit à la stérilité intellectuelle.

Pour ma part, depuis le 7ème étage de la tour où siège mon entreprise, j'ai vécu les heures les plus inquiétantes de mon existence depuis longtemps à la vue du volume important de neige qui ne cessait pas de s'abattre, de 12h00 à 16h15, heure à laquelle un collègue alla me chercher gentiment dans mon bureau pour m'inviter à interrompre mes tâches de la journée pour prendre le train avant qu'il n'y en aient plus. A l'extérieur, la couche atteignait facilement les 15 cm (voir plus !) sur les zones qui n'avaient pas été manipulées par les services techniques de la ville. 
Impressionnant ! En quatre ans où je travaille ici, je n'avais jamais vu cette ville dans cet état !

Cet hiver particulièrement marqué me fait réaliser que ce n'est vraiment pas le moment de circuler dans les petits chemins de campagne reculés du Pays de Bray. Mon responsable hiérarchique ne m'a d'ailleurs pas rassuré du tout lorsqu'il m'indiqua le lendemain matin le nombre de camions et de voitures qu'il aperçu, échouées sur le bord de l'autoroute (axe routier censé bénéficier des entretiens prioritaires nécessaires à la bonne conduite), lorsqu'il arpenta la route du retour vers chez lui le soir.

Bref, la neige c'est beau en photo en vacances ou à la montagne sous les chaussures, sous les raquettes ou sous les skis lorsqu'on peut se déplacer sans véhicule mais sur le bitume comme sur le réseau ferré, cela reste un bien redoutable ennemi...

Aucun commentaire:

Articles les plus consultés depuis les 7 derniers jours...