29 septembre 2010 : Nouvelle photothèque pour poursuivre l'aventure !

La grosse dernière mise à jour de 134 images du 28 septembre 2010 a eu pour effet de condamner l'évolution de mon portfolio d'origine au compteur définitif de 656 images compte-tenu que mon espace disque alloué pour mon site internet se retrouve presque saturé (j'ai conservé 4 Mo de sécurité pour prévoir éventuellement une possibilité malgré tout d'évolution culturelle de mon site internet mais dorénavant pour les nouvelles photos, il conviendra de vous rendre ailleurs...). C'est dorénavant dans ma nouvelle photothèque hébergée par les serveurs d'Orange via l'interface de Pikeo.com que vous pourrez vous tenir au courant de mes futures progressives productions.

C'est un changement qui me fait beaucoup gagner car globalement, la mise à jour de mon portfolio sera moins périlleuse que devoir me farcir intégralement la composition de toute l'interface html de mes albums. Ainsi jusqu'alors, l'intégration de 100 nouvelles images dans mon portfolio initial prenait deux jours de travail alors qu'avec Pikeo by Orange, le temps ainsi que la quantité de travail pour ce type d'intégration devrait pouvoir être divisé au moins par 5 !...C'est à dire à seulement quelques heures !

Sans oublier que Pikeo permet la géolocalisation des lieux de prises de vues ainsi que la confection d'albums intelligents qui se mettent à jour tous seuls ! Pour les amateurs comme pour les professionnels, Pikeo offre donc une interface de présentation et de partage de photographies très efficace, projet initialement motivé par le photographe Yann ARTHUS-BERTRAND en partenariat justement avec l'opérateur Orange.

Dans mon cas, l'unique Giga-octets de mémoire alloué par Pikeo, compte-tenu de la résolution de mes images (taillées et compressées pour internet) représente pour ainsi dire un espace de stockage inépuisable pour un bon nombre d'années de travail (au moins 8000 futures photos).*

28 septembre 2010 : Conclusion de la campagne photographique 2010 et nouvelle mise à jour portfolio


Le mercredi 22 septembre 2010 fut malheureusement le dernier jour de cette longue chasse photographique de trois semaines à cause d'une météo qui se dégrada fortement en fin de cette troisième semaine. Mais globalement, ces trois semaines furent très productives. L'année 2009 fut l'année de la découverte du Pays de Bray et elle fut un très bon cru. Pour cette année 2010, j'ai tenu mon pari de faire aussi bien, pour ne pas dire mieux car contrairement à mon habitude, je suis parvenu à projeter deux sorties matinales qui me permirent d'obtenir des clichés avec une "nouvelle" lumière, un nouveau regard sur le "Bray".

Comme pour beaucoup d'entre nous, je ne suis pas parvenu à respecter mon programme photographique initial chargé et ma foi, fort heureusement car après un tri minutieux, ma campagne photographique de trois semaines en septembre de cette année 2010 s'est conclu par un paquet de 134 images !!!

- 27 photos d'architecture
- 30 photos de faune
- 3 photos de flore
- 18 photos inclassables
- 9 photos noir&blanc
- 47 photos de paysages

Cette mise à jour a aussi précipité une évolution majeure indispensable de mon site internet, à savoir l'ouverture d'une nouvelle photothèque pour accueillir la suite de mes aventures photographiques que je souhaite partager avec vous...

22 septembre 2010 : Un peu d'eau...

Pour changer avec ma production photographique habituelle, j'ai souhaité inviter l'élément de l'eau dans mes compositions en me rendant en famille au bord de la mer, à proximité de la commune tristement célèbre d'Outreau.

Le ciel, investi par de nombreux cirrus et blanchâtre ne méritait pas l'emploi d'un quelconque filtre, si ce n'est l'habituel UV qui permet au bord de la mer un parfait équilibre des couleurs, une atténuation bien visible d'une partie de la brume atmosphérique sur la ligne d'horizon opposant le ciel et la mer, tout en protégeant la lentille frontale de l'objectif d'éventuelles projections de sable, même si la zone visitée possède des plages qui en contiennent très peu.

Je me suis ainsi surpris de réussir l'une de mes meilleures photographies maritimes dans l'axe du soleil. La lumière était si intense que dans tous les cas, j'arrivais à respecter des vitesses de 1/200ème de seconde avec une ouverture de f/16 pour une sensibilité de 200 ISO, qui sont des paramètres jamais atteints dans les terres, sans doute aussi en partie à cause du très puissant "miroir" naturel que représente l'océan par rapport à la lumière solaire. Un bon petit moment d'égarement artistique avant de retourner à mon territoire et à mes activités photographiques habituelles, dès que possible...

20 septembre 2010 : Nouvelle exploration matinale

Pour faire écho à ma précédente exploration du 16 septembre, j'ai renouvelé l'expérience ce 20 septembre 2010 en quittant le domicile à 6h35 afin d'atteindre le Bray sous les toutes premières lueurs de l'aube. Je m'étais décidé à en reprogrammer une dès le 16 septembre midi et j'ai pu, grâce à une météo particulièrement favorable et une bonne préparation, respecter les délais et l'horaire fort matinal de ce nouveau départ.

J'ai ainsi pu faire débuter ma nouvelle série de photos par un second lever de soleil éloquent (en comptant le premier cliché de ce genre daté du 16 septembre)

Les éclairages du matin me permirent de photographier certaines zones jamais encore cadrées compte-tenu que ces zones se retrouvent habituellement les après-midi dans l'axe du soleil. Matin oblige, ces zones sont donc idéalement éclairées d'une lumière feutrée et froide, avec le soleil dans le dos. Les paysages du secteur et certains monuments communaux se révèlent sous de nouveaux angles à la lueur de la lumière naissante.

Comme la photo illustrant ce billet, j'ai fait un peu d'alpinisme sur l'une des célèbres buttes du Bray Picard. Les flancs de ces buttes sont souvent occupés par d'immenses surfaces de pommiers. Normal pour un territoire renommé pour ses cidres et ses calvados AOC. Des habitants tellement fiers de leur patrimoine que certaines buttes recèlent de quelques monuments érigés à la gloire des produits locaux tel que la pomme ou le lait...

18 septembre 2010 : Poursuite des paysages en Pays de Bray

Retour dans mon Bray pour la suite du programme photo, en recommençant par l'habitude des après-midi...

Je me suis notamment attardé devant la butte des betteraves abandonnées par mes chers agriculteurs photographiés le 16 septembre au matin, finalement très interrogatif sur le bien-fondé de faire séjourner aussi longtemps en extérieur une telle quantité de produits.

Les agriculteurs ont une très bonne connaissance des produits qu'ils sèment et récoltent, contrairement à nous les hommes de la ville. Sans doute profitent-ils finalement du week-end très ensoleillé et chaud de ces 18 et 19 septembre pour justement faire sécher les betteraves car s'il y a au moins une chose que je pense savoir, c'est que pour beaucoup de produits, la présence de beaucoup d'eau n'est pas un bon critère, notamment pour le blé.

Mon D90 équipé du NIKON 18-70mm a été utilisé jusqu'à tard dans la journée afin de pouvoir profiter du beau ciel nuageux. C'est seulement arrivé en soirée que j'ai réinstallé le 18-200mm VR II car les passages nuageux offraient des perspectives intéressantes d'éclairages pour construire des images de détails, aux cadrages très serrés.

Après son utilisation le 17 et 18 septembre, j'ai désormais la totale certitude que le 18-70mm est vraiment meilleur que le 18-200mm pour les paysages dans la tranche des focales comprises entre 18 et 50mm. J'émettais encore un doute jusqu'alors mais la qualité des paysages recueillis à Valmy et dans le Bray, ces deux jours derniers, le confirment désormais bien largement !

Outre l'aspect technique, je me suis immobilisé devant un beau paysage pendant au moins deux heures pour guetter et saisir les moindres moments favorables à la capture de la "bonne" image, au gré du cache-cache entre le soleil et les cumulus. Au gré de ces observations, j'ai eu l'occasion d'assister à la peur bleue d'une partie d'un troupeau de vaches. Sur le coup, je n'avais pas compris la raison de cette peur soudaine mais apercevant un animal de couleur marron-crème, étranger au troupeau sautiller de très loin comme un kangourou, j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait d'une biche !

Moment d'observation fascinant...Presque plus que d'appuyer sur le déclencheur pour construire mes photos !

17 septembre 2010 : Paysages et architecture dans la Marne

Pour faire une fracture avec mon "Pays" de Bray habituel, j'ai profité d'une sortie familiale dans la Marne pour me rendre sur le célèbre site de la bataille de Valmy survenue le 20 septembre 1792 et qui marqua la proclamation de la République.

Pour ce faire, j'ai réinvesti mon NIKON 18-70mm revêtit de son filtre polarisant circulaire, spécialement pour l'occasion...

Telle la photo que j'ai produit à contre-jour et qui illustre mon billet, ce fut une période très sombre, très trouble dont on pouvait apercevoir la lueur d'espoir de la victoire d'un nouveau système institutionnel qui allait fédérer tous les français...

Valmy regorge de nombreux monuments à la gloire du courage de nombreux personnages qui eurent rendez-vous avec l'histoire sur le village : Un moulin superbe qui fut abattu par la célèbre tempête de décembre 1999 et qui fut reconstruit complètement et inauguré, il y a quelques années, le 20 septembre 2005 ; une chapelle ; la statue de Francisco de Miranda qui symbolise l'indépendance du Venezuela ; un char de l'armée des Etats-Unis de 1944 ayant participé à sa libération...

Après cette visite formidable des sites militaires et historiques, j'ai bien entendu parcouru l'extérieur ainsi que intérieur de l'église de Valmy qui compte parmi les plus beaux vitraux que j'ai pu voir... Pour un grand amateur d'architecture, Valmy fut une visite très riche et très passionnante en tous points.

Ensuite direction les vignes et les paysages de Champagne !

Sitôt arrivé, j'ai eu la chance d'assister à des villages en totale effervescence par les vendanges. C'est rare de se réjouir des bouchons mais des bouchons provoqués par des files de tracteurs chargés de cagots de grappes de raisin blanc qui se précipitent tous chez eux dans chacune des enseignes que l'on peut croiser sur la route et les ouvriers par dizaines dans les rangs de vignes en pleine cueillette, c'est super distractif !...Et photographique !

Loin de mon Bray, la Marne m'offra quelques paysages avec des lumières que je ne risque pas d'oublier...

16 septembre 2010 : Inversion de polarité !

Après des explorations en "Pays" de Bray uniquement les après-midi et le soir, j'inversa la tendance ce 16 septembre 2010 en partant de nuit un peu avant 7 heures du matin de mon domicile pour rejoindre mon territoire de prises de vue sous la lumière du soleil naissant.

Mes explorations passées les après-midi furent instructives sur la position du soleil la journée. Autrement dit, quand je suis parti ce matin là, ma liste de cibles étaient déjà patiemment pré-établie tel que le point de vue sur l'église de Boutencourt. La veille, j'avais suivi avec anxiété la météo pour le lendemain. On avait annoncé du beau au lever du soleil et ce fut effectivement le cas !

Le matin fait parfois des miracles.

Sur ma route pour ce point de vue, but ultime de mon circuit, j'ai tantôt assisté à un lever de soleil triomphal dans la brume sur l'une des nombreuses buttes du Bray, tantôt fait la rencontre avec un troupeau entier de biches et de cerfs au détour d'un virage très serré classé "dangereux" passant à proximité d'un bois.

La lumière aidant, j'ai poursuivi ma route sur les nombreuses fermes du secteur pour continuer à immortaliser mes veaux et vaches favoris dans des situations inédites offertes par le matin... Vers 10h00, le ciel se chargea moyennement et ayant décidé de rentrer au domicile pour midi, considérant que la cueillette aux photos était bonne, je finis ma course par un passage rituel dans les champs des agriculteurs avec lesquels j'ai peu à peu établi des liens étroits.

Pour finir cette matinée sur une dernière pépite photographique, le matin aidant encore, j'ai pu assister à la récolte automatisée des betteraves fourragères qui semble se dérouler principalement que le matin à la fraîche ou très tard le soir, surement justement pour la qualité des produits qui ne doivent pas beaucoup aimer les forts coups de soleil.

Longtemps candidat des après-midi et des crépuscules jusqu'à la nuit, j'ai désormais la conviction que les séances photographiques du matin peuvent contribuer à d'autres trouvailles car faune du matin n'est pas faune du soir. Lumière chaude du soir n'est pas lumière froide du matin.

Quant à ce "Pays" de Bray en lui-même, il n'a décidément pas fini d'alimenter et de stimuler ma production photographique...

14 septembre 2010 : Encore un mort mais une route de paysages...

En complémentarité à mon exploration et billet précédent, j'ai rencontré un second mort gisant au milieu des vivants !

Mais cette fois-ci, celui-ci n'était point entouré de mes très chères bêtes à cornes (entières ou coupées) mais d'un petit troupeau de moutons.

De toutes mes photos prises depuis que je pratique mon art, ce sont l'une des très rares images qui m'auront nécessité de cadrer très près du soleil (moins de 30°). Mais le sujet laissait tellement peu indifférent que j'ai fait un petit écart par rapport à mes règles de photographie. Trouver ce sujet est encore le fruit du hasard.

La veille, j'avais dressé sur un fichier Excel la liste de communes qui me restaient à explorer dans le Bray Picard pour être assuré d'en avoir enfin fini (tout du moins avec la découverte cartographique) de cette zone. C'est en exécutant ce programme d'observation et de recensement que mon GPS m'a tout droit conduit vers des paysages inédits dont j'ai bien entendu saisi les points tout au long de mon parcours jusqu'au crépuscule afin de pouvoir les répercuter dans ma carte GOOGLE EARTH. Un professionnalisme dans mon travail de pêche à l'image auquel j'ai pris définitivement goût tellement il est rapide, efficace et rigoureux sur le long terme.

Ce 14 septembre 2010 fut donc une route de cueillette de paysages qui me conduisit jusqu'aux dernières lueurs du jour, au point que je regagna le domicile la nuit tombée, heureux de décidément trouver à chaque exploration, toujours de nouvelles bonnes raisons d'aimer le "Pays" de Bray avec ses décors, ses angles de vues, ses petites routes cachées et ses lumières.

Quant à ce NIKON 18-200mm VR II, depuis qu'il a investi la baillonnette de mon NIKON D90, il ne semble plus s'en séparer depuis le début de la première semaine de mes trois semaines de congés réservées à la photo qui s’achèveront le 26 septembre, tellement son usage s'avère finalement presque incontournable, compte-tenu de la furtivité et du contexte dans lequel évoluent beaucoup de mes sujets de photographie et surtout grâce à son rapport réactivité/focales/qualité d'image tout à fait satisfaisant depuis que je l'utilise. Cette année, je dois déjà à cet objectif ultra-zoom en seulement une dizaine de jours la production d'un grand nombre de clichés, qui auraient nécessité autrement une fréquente alternance problématique entre mes NIKON 18-70mm et NIKON 70-300mm dans une atmosphère de bocages (mouches, poussières, humidité) pas toujours saine justement pour ce genre de changements. Et cela d'autant plus que ce NIKON 18-200mm VR II, contrairement au NIKON 70-300mm, est doté comme le NIKON 18-70mm d'un joint d'étanchéité sur la totalité de la circonférence de la baillonnette, ce qui est un vrai "plus" de taille pour mon type de travaux photographiques.

Bref, cette année, j'ai bien conscience de ce qui m'a manqué l'année dernière...

Il y aura bien entendu toujours des personnes "très intelligentes" pour discréditer violemment ce genre d'outil à ouvertures glissantes. A ces personnes, je les invite à ne pas oublier que pendant presque un an, NIKON fut en difficulté pour fournir une copie de cet objectif à tout le monde (en France, il fut notamment en rupture de stock pendant au moins huit mois en 2007), produit victime tout simplement d'un succès presque immédiat, dans la sphère des reporters professionnels affiliés NIKON comme dans celle des photographes amateurs qui font confiance aux produits de cette firme...

11 septembre 2010 : Lequel est mort ? Lequel est vivant ?

Difficile dans une telle photo de savoir des deux, qui est celui qui est vivant, qui est celui qui est mort...

Pour une fois, la littérature me manque pour décrire cette nouvelle séance photographique dans un secteur que je commence à fort bien connaître mais qui réserve constamment malgré tout toujours d'aussi bonnes surprises pour qui veut faire de la bonne photo.

En tous les cas, l'usage de Google EARTH pour la préparation de mes destinations photographiques s'avère de plus en plus pertinent. Je dois notamment à Google EARTH la découverte ce 11 septembre d'un endroit très propice à la photographie que je me suis efforcé de découvrir en réel via l'aide précieuse de mon GPS pour m'y emmener, qui n'aurait pu être découvert autrement tellement il est discret depuis la voie de circulation principale qui passe à proximité. L'analyse attentive des vues satellite de GOOGLE peut s'avérer une vraie mine d'or pour un photographe.

Ce lieu ainsi découvert est tellement intéressant que j'ai prévu d'y retourner lorsque les conditions lumineuses seront plus clémentes pour la photo car hier, sauf en fin de journée, la lumière était très violente et très blanche, comme si le paysage était illuminé par une puissante lampe halogène de 200W ; Le genre de conditions à bannir absolument en photo car les résultats ne sont jamais bons !

Nikon 18-70mm contre Nikon 18-200mm VR II : Qu'en est-il réellement finalement ?

Utilisant assez fréquemment le NIKON 18-200mm VR II depuis le début de mes trois semaines de photo, j'ai pu désormais analyser son comportement optique sur un assez grand nombre de situations.

Initialement, j'étais assez sceptique sur son piqué d'image mais depuis, je m'y suis fait et finalement, je constate que même à 200mm, j'arrive à en tirer des images de grande finesse et très contrastées sur sujets proches et moyennement éloignés, ce qui était pour moi l'usage que je souhaitais en faire donc globalement pas de mauvaises surprises.

Quant au VR II, je m'y suis également très bien fait. Au point que sur certains clichés, il m'a parfois permis de me sortir d'affaire sur des vitesses d'obturation de 1/30ème de seconde à main levée et d'obtenir des images autrement plus vivantes grâce à cette vitesse si peu élevée, tout en conservant étonnamment la netteté !

En revanche, il me semble désormais avoir détecté la raison pour laquelle l'usage de ce 18-200mm VR II doit être utilisé avec précaution pour les paysages : Les aberrations optiques sur les bords de l'image à petites et moyennes ouvertures aux focales courtes (18 à 40mm). Sur ce point, le Nikon 18-70mm fait beaucoup mieux et ne souffre pas de phénomènes aussi visibles ! Une bonne raison certainement de préférer le 18-70mm pour la photo de paysages, même s'il n'est pas optiquement stabilisé.

Ces aberrations sont très bien maîtrisées à f/13-f/16. En revanche, à partir de l'ouverture de f/10 et à fortiori en dessous, on constate une aberration optique sur les bords bien caractéristique des ultra-zooms, même les meilleurs de la catégorie tel que le NIKON 18-200mm VR II.

Sans rentrer dans un pessimisme abattu, ces aberrations optiques ne sont heureusement pas suffisantes pour "tuer" une prise mais pour peu qu'on soit très attentif et exigeant, on constate bien que le rendement du 18-200mm VR II sur les petites focales n'est pas optimal et qu'il convient de fermer le diaphragme au moins de f/13 pour tirer le meilleur de cet objectif.

Enfin, il convient de relativiser que c'est avant tout un objectif pour le reportage et que donc, on s'en accommodera, même pour une image de paysage somptueuse, compte-tenu des nombreuses satisfactions que je dénombre déjà avec cet ultra-zoom pour mes propres productions car il convient de résumer l'utilité de cet objectif au fait que entre obtenir une série d'instantanés de grande valeur souffrant d'une légère aberration ayant nécessité chacune des focales très différentes et entre avoir vu une foule d'images très intéressantes vous passer devant le nez car il vous faudrait sans cesse jongler entre plusieurs objectifs, on fait vite le choix !

Une très légère aberration optique sur le bord de clichés sera toujours beaucoup moins problématique que de se retrouver bredouille à vouloir à tout prix la qualité de l'image sur l'intégralité du capteur...Surtout quant en dehors de ce petit défaut périphérique, le piqué s'avère tout simplement très honorable sur toute la surface de l'image !!

Dans tout, on retiendra donc que tout excès est toujours nuisible !

09 septembre 2010 : Troisième tour !

Après un mercredi horriblement pluvieux, le jeudi s'est soldé par un après-midi ensoleillé. Cette condition me permet depuis le début de mes trois semaines photographiques de respecter mon rythme d'un jour sur deux.

Aujourd'hui, alors qu'il fait beau, j'ai décidé comme j'en ai convenu dans mon programme personnel de profiter de ce jour pour décharger la carte mémoire de l'appareil photo, récupérer les nouveaux points GPS collectés durant mon dernier circuit en voiture et actualiser mon blog. Cela me permet au passage de jongler posément entre jours de production et jours de pur repos. Je parle de "Pur repos" car les journées que je monopolise intégralement pour la photo, bien que ce soit un loisir et donc des moments de plaisir, elles restent malgré tout des journées un peu stressantes car comme tout grand passionné de l'art visuel que je pratique, je vis très intensément ces moments de chasse à l'image de valeur.

Bien que depuis le temps que je pratique la photo, j'en ai déjà vécu beaucoup d'autres, chaque nouvelle journée de photo qui commence, c'est comme la nouvelle page d'un livre de mémoires qu'on écrit. Comme rien n'est jamais écrit ou prévisible à l'avance (comme la date ni les circonstances de notre mort), je conserve la vieille angoisse profonde historique du photographe de revenir bredouille d'une journée de chasse.

Heureusement, les points GPS enregistrés deux jours plus tôt m'ont permis encore une fois de construire de nouvelles images que je n'espérais même pas trouver sur mon chemin. L'humilité a toujours caractérisé ma démarche photographique et il me semblerait très inélégant de dire que toutes les photos que je produis sont le fruit d'une préparation minutieuse. Les lieux sont peut-être prévisibles mais pas la nature de la rencontre, ni le contexte...

En disant cela, je pense à cette route du Bray repérée le 7 septembre qui m'a conduite ce 9 septembre vers un groupe d'ânes sur les hauteurs d'un village ou bien encore à cette vache qui a sans doute accouchée, la nuit dernière, d'un très jeune veau qui arrivait à peine à tenir sur ses jambes et qui se nourrissait du lait de sa mère...

Devant tant de beauté, le photographe n'a qu'à se taire, observer et conserver le meilleur de ce spectacle...

07 septembre 2010 : Second Round...Poursuite des travaux !

Initialement, en ce mardi 7 septembre 2010, Météo France nous avait prévu un déluge de pluie ! Anxieusement, j'avais consulté le matin les prévisions et il s'avérera qu'un créneau ensoleillé était prévu entre 14h00 et 17h00. J'ai donc décidé de prendre la route pour voir ce qu'il était possible d'observer.

En réalité, le soleil persista jusqu'à presque 20h, ce qui me permit de travailler la photographie à ma guise et d'assurer une exploration de nouvelles zones du Bray Picard "Sud", à cheval entre le "Pays" de Bray et le "Pays" de Thelle. En réalité, les prévisions de Météo France semblent accuser un jour de retard car en ce mercredi où je passe à l'écriture, il pleut une bonne pluie ! La seule chose que je peux donc espérer, c'est que Météo France, malgré son retard d'une journée, ait vu juste sur une fin de semaine favorable aux déclenchements.

Dimanche et lundi ne furent pas de trop pour me reposer ainsi qu'étudier tous les points GPS que je glane régulièrement tout le long de mes observations sur le terrain via GOOGLE EARTH. Le fait que GOOGLE EARTH soit capable de récupérer directement tous les points enregistrés sur mon GPS de voiture via un câble USB est un véritable "gros plus". Pour mes travaux, l'outil développé par Google est vraiment un outil formidable pour la chasse aux clichés. Il me permet réellement de suivre avec précision la répartition spatiale précise de mes cibles passées et à venir. Cela me permet le suivi d'un programme photo rigoureux sans dispersion.

En début d'après-midi, la lumière n'était pas géniale. Je me suis dit que en ce jour, je ne ferais pas une belle production. Comme me l'avait conseillé Vincent DECORDE lorsque j'avais 14 ans, à l'époque où il était encore simple vendeur dans une célèbre enseigne parisienne de revente de matériel astronomique, il faut parfois apprendre à tout lâcher et à laisser aller la péniche au gré des courants quand on sent que plus rien ne se passe de magique...

J'ai alors laissé aller la péniche en m'aventurant sur des routes et dans des villages jamais explorés, au gré du plus simple du hasard de la dilettante. Et là...Bizarrement, les clichés se construisent. En quelques heures, sur 75 déclenchements, je dénombre pas moins de 15 clichés de valeur, ce qui est l'un de mes meilleurs rapports de production.

Mon mentor Bryan F. Peterson avait pour habitude quant à lui de dire que la photographie, c'est simple, il suffit de déclencher en abandonnant tous les préjugés ! C'est comme cela qu'on construit les meilleures images !...Il a 100 000 fois raison !

Adopter le même concept et vous verrez que vous ferez tout de suite de bien meilleures photos !

Encore une fois, le concept s'en trouve validé !...C'est au moment où tout semble mal barré qu'il faut se laisser bercer par le hasard...Le hasard ? Peut-être une certaine idée de la providence aussi car ce n'est pas le changement de regard qui a changé la lumière !

Un petit clin d'oeil au photographe Claude Delmas



Je tiens en ce lundi 6 septembre au matin à faire connaître le futur dernier spectacle musical auquel sera associé une projection des photographies étonnantes de Claude Delmas.


Images très originales liées à un concert qui se prépare comme étant tout aussi original, c'est ce que nous pouvons en conclure en tous les cas pour l'instant, en parcourant la fiche de présentation...

Dès lors, je souhaite à ceux qui iront déguster ce grand concert, un très bon 25 septembre au soir !

04 septembre 2010 : Première journée de mon plus gros programme photographique de l'année

Comme à mon habitude, ma plus grande et plus longue période de travail photographique coïncide principalement avec le mois de septembre. L'année dernière, j'avais procédé en choisissant ma période à cheval entre août et septembre. Cette année, j'ai décalé cette période de deux semaines pour réaliser ma chasse photographique exclusivement en plein mois de septembre.

Pendant ces trois semaines de 2010, j'oublie complètement mon métier officiel pour me consacrer complètement à ma passion la plus dévorante et la plus consommatrice d'énergie créative. Cela fait déjà deux mois que j'ai repris avec acharnement, au gré de mes week-ends seulement, la chasse aux images.

Pour le premier jour de ce vaste programme, j'avais décidé de produire des images exclusivement avec le SIGMA 10-20mm. Acheté en septembre 2008, j'utilise très rarement cet objectif Ultra-Grand-Angle car il faut bien avouer que les focales de 10 à 20mm se destinent à un usage très spécifique mais à chaque fois que j'ai eu l'occasion de l'utiliser avec mon ancien boitier NIKON D70 comme avec mon D90 actuel, je reviens souvent avec de très bonnes images à la mise en page toujours détonante.

A sa plus courte focale de 10mm, ce zoom SIGMA permet de couvrir avec un capteur NIKON DX, un angle de champ confortable d'un peu plus de 100°. Le SIGMA demeure le seul objectif Ultra-Grand-Angle de toutes les marques à la date où j'écris ce billet et c'est d'ailleurs toujours le cas depuis son apparition en 2005, a proposer un angle de champ ainsi que cette focale si courte de 10mm pour un Ultra-Grand-Angulaire (les autres marques tel que NIKON avec son très bon 12-24mm, commencent à 12mm). La focale de 10mm est la focale extrême pour la famille des UGA. Pour dépasser les 102° du SIGMA, il faut obligatoirement passer dans la famille des FISH-EYE de 4, 8, 10 ou 15mm dont la formule optique est typiquement conçue pour cela.

L'avantage crucial d'un UGA de 10mm par rapport à un Fish-Eye de 10mm, c'est que malgré un angle de champ beaucoup plus faible, bien utilisé, il permet déjà l'obtention d'effets de distorsions intéressants sur des sujets très proches en avant-plan de la lentille frontale, tout en possédant malgré tout une très bonne maîtrise des perspectives, au point qu'il est parfois difficile de deviner sur certaines photos selon le contexte, si elles ont été prises avec un UGA de 10mm ou un UGA courant de 18mm.

La photo de ce tracteur cadré en portrait sur toute sa longueur illustrant mon billet est un exemple type de la parfaite maîtrise du piqué d'image ainsi que des perspectives dans la conception de cet UGA par SIGMA malgré un angle de champ de 102° et un cadrage impossible à tenir avec un 18mm courant !

En d'autres circonstances, le SIGMA 10-20mm m'a permis également de repartir chez moi le soir avec trois images époustouflantes de l'intérieur ainsi que l'extérieur de l'église de la commune de La Feuillie (76). Pendant un certain temps, je ne pratiquais plus le cadrage portrait pour le paysage comme pour d'autres sujets. Or, depuis les deux dernières sorties photo, j'ai enfin eu l'occasion d'en produire de nouvelles respectant cette orientation.

Après avoir utilisé le NIKON 18-200mm la semaine dernière et le SIGMA 10-20mm ce samedi, je pense avoir trouvé la réponse à cela. Il semble que le cadrage vertical trouve tout son intérêt uniquement aux focales comprises entre 10 et 15mm ou bien aux focales égales ou supérieures à 120mm. C'est une règle un peu stricte pour un art qui ne répond justement à aucune règle établie mais il me semble malgré tout que cette règle semble pouvoir s'appliquer.

Et vous ? Qu'en pensez-vous ?

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