31 juillet 2010 : Au dessus de Gournay-en-Bray

J'ai profité d'une sortie collective en famille pour faire du tourisme pur afin de partir encore et toujours, à la découverte et au repérage de nouveaux lieux pour la photo, sur lesquels je retournerai ultérieurement pour faire les images définitives.

Cet après-midi était donc presque une sortie "mains dans les poches" durant laquelle j'ai surtout beaucoup observé. J'en ai profité malgré tout pour utiliser mon NIKON D90 jusqu'à des sensibilités de 2000 ISO pour faire quelques maquettes d'intérieur de deux intérieurs d'églises qu'il faudra venir refaire tout seul en prévoyant cette fois-ci le trépied et les longues poses à basse sensibilité.

Ce secteur exploré en Haute-Normandie s'est avéré apte à offrir des clichés très intéressants. Le paysage est certainement le domaine qui demande la plus grande part de travail de repérage. Ce genre de sortie juste pour regarder n'est jamais une perte de temps, même si je ne produis pas des clichés exploitables dans l'immédiat. Compte tenu de mes moyens de mobilité, cette sortie collective m'a autorisé également à évaluer le trajet le plus adéquat pour me rendre sur ces nouveaux lieux.

Le cru 2010 pourrait prendre la signification de "toujours plus haut, toujours plus loin" puisque cette évaluation des trajets m'autorise à espérer un petit voyage au bord de la mer au mois de septembre sur le secteur de Dieppe pour contraster un peu avec la vie de la Terre...

Image : Fontaine de Forges-les-Eaux

24 juillet 2010 : Entre Beauvais et Gournay-en-Bray

En ce samedi 24 juillet 2010 après-midi, la lumière n'était pas bonne pour la photo (ciel souvent bien couvert avec des éclaircies extrêmement timides). Malgré tout, toujours avec l'appareil photo dans le coffre de la voiture, je me suis décidé à sonder un secteur nouveau du Beauvaisis pour voir ce qu'il avait à offrir comme points de vue.

Cette zone est un triangle isocèle qui s'étend entre Beauvais et Gournay-en-Bray, comprenant notamment les communes de Blacourt, Lhéraule ou bien encore Savignies.

Ce samedi s'est soldé encore avec beaucoup de déclenchements, avec seulement 4 photos qui se détachent réellement du lot. Du reste, cette année, après une année 2009 particulièrement bonne, j'ai du mal à "décoller" ; Pour l'instant dans ce domaine, je n'ai pas eu véritablement de coup de coeur réel pour la moindre de mes photos appartenant à ce nouveau cru 2010. J'ignore s'il s'agit d'un ressenti tout à fait relatif, découlant de la hausse de mon exigence personnelle dans la qualité de mes productions ou s'il s'agit réellement d'une chute afin, j'espère, de mieux rebondir !

En tous les cas, ce qui est certain, c'est que l'année 2009 avait été très bonne pour la photo et que par voie de conséquence, je suis condamné à faire encore mieux cette année ou tout du moins aussi bien. Ces nouvelles productions se déroulent donc surtout dans un contexte de repérage de nouveaux lieux afin d'être en mesure de renouveler mon style en exploitant des sujets inédits.

J'ai ainsi pu découvrir des cibles intéressantes, d'autres beaucoup moins, dans des conditions lumineuses inadaptées. Mon expérience me dit malgré tout que la qualité de mes images devraient s'améliorer à partir d'août car la période de mai à juillet n'a jamais été reconnue comme la meilleure en ce qui concerne les éclairages (soleil qui se lève très tôt et qui se couche tard donc par conséquent lumière trop violente tout le long de la journée).

Ce n'est pas un hasard que j'ai décalé cette année mon programme photo de trois semaines en plein mois de Septembre (sous réserve que mon souhait d'une bonne arrière-saison pas trop pluvieuse se concrétise) car j'avais constaté l'année dernière que en travaillant à cheval sur la fin août et début septembre, la qualité des éclairages était encore trop juste pour que mes productions soient optimales.

17 et 18 juillet 2010 : Reprise de la photo

Après un long abandon de la photo pendant presque deux mois, période durant laquelle je fus très pris par l'élaboration de mon nouveau matériel astrophotographique, j'ai repris la route des paysages le 17 juillet au matin, dans la région de l'Oise qui constitue pour moi mon puits à sujets : Le "Pays" de Bray...Bien sûr !

C'est l'occasion pour moi de m'exercer pour être en mesure d'attaquer au mieux la meilleure période de ma saison photo (août à octobre). Je pratique jamais la photo durant l'hiver car le sentiment de mort de la nature en sommeil qui en découle n'est pas l'idée que je me fais de la photo d'art. Pour moi, la photo, c'est un large panel de couleurs et la vie. Mon réflex dort au moins cinq mois par an. Mais peut-être cette année ferais-je une exception à cette règle ? On verra bien ! Toujours est-il qu'actuellement, c'est la période que je préfère, je me sens comme un poisson dans l'eau (euh...Pardon ! Comme un petit-fils d'ancien agriculteur sur ses terres !) avec le temps venu des moissons...Mon odorat et mes yeux apprécient !!!

Mince ! Je me répète sans doute...Je pense l'avoir déjà dit mais bon, cela est important de le rappeler pour ceux qui me découvrent et qui découvrent par delà même, ma démarche photographique propre à ma personnalité.

Pendant que je faisais mes photos le dimanche 18 juillet en fin d'après-midi, le premier quartier de Lune me guettait : Pour preuve que les deux baskets dans la terre et le nez dans les bottes de pailles, l'appel du ciel n'est jamais bien loin pour qui sait l'entendre !

Après un tri très sévère de mes 70 prises de vues sur les deux moitiés de ces deux journées, il ne reste que 6 élues au total. Le sens du cadrage, le sens du message, le sens de la lumière...Tout a un prix dans une photo. Je mesure le gâchis en déclenchements mais merci le dieu "numérique" de permettre ce genre de travail de construction graphique autour de mes sujets sans qu'il m'en coûte un sou... Mon très respectueux mentor Bryan F.Peterson (l'un des spécialistes mondiaux des photos prises à la lumière du jour), du temps de l'argentique, gaspillait parfois 3 pellicules de 36 poses avant de détenir la seule et unique très bonne photo ! C'est pas si mal finalement !...Peut-être ne suis-je pas encore assez exigeant !

La bonne photo, il faut aller la chercher et la mériter...Sinon, c'est pas la peine !

De toutes les façons, entre ciel et terre, je serai toujours un homme partagé...

Nuit du 10 au 11 juillet 2010 : Repérage de l'astéroïde Pallas

J'ai pu profiter entre le 10 et le 11 juillet 2010 d'une nouvelle nuit d'observation à proximité immédiate de la nouvelle lune, avec un ciel bien découvert et bien noir pour contribuer à de nouveaux tests matériels divers avec ma DMK :

- Autoguidage avec PRISM V7
- Nouvel enregistrement du PEC dans mon contrôleur Boxdorfer
- Pointage de diverses cibles avec C2A pour le GOTO

Tous les tests ont donné satisfaction. Parmi les tests, le plus intéressant fut de piloter ma monture GP avec C2A pour effectuer deux acquisitions de 30 secondes de pose espacées de 20 minutes sur la zone du ciel où devait se trouver l'astéroïde Pallas. Je n'ai dépouillé les deux images CCD que ce 14 juillet afin de les pré-traiter sous IRIS et les analyser tranquillement sous PRISM V7.

La procédure de "blink" que tous les observateurs d'astéroïdes connaissent pour faire des comparaisons d'images animées a permis sous PRISM V7 de mettre immédiatement le doigt sur la position de l'intrus, au bon endroit prévu par C2A...C'est à dire au centre du champ CCD ! Le pointage GOTO est donc terriblement efficace et on peut donc se permettre des acquisitions d'images à l'aveuglette tout en sachant que la cible est forcément dans le champ ! Il est vrai que les tests faits sur des objets du ciel profond avaient déjà démontré la précision du GOTO mais son usage sur un sujet tel qu'un astéroïde qui se confond parfaitement parmi les étoiles rend l'usage de ce GOTO d'autant plus surprenant !

L'image en tête de mon billet est tout simplement l'addition des deux acquisitions en question sous IRIS. Alors que toutes les étoiles du champ (de magnitudes comprises entre 10 et 12,5) restent parfaitement ponctuelles au moment de l'addition, le brillant astéroïde Pallas de magnitude 9,6 au moment de l'observation, est repérable (flèche rouge) tout simplement par son dédoublement illustrant l'ampleur de son déplacement en seulement 20 minutes, au foyer de ma lunette de 600mm de focale.

Ce même jour, j'ai retrouvé de vieilles ampoules Philips de...200W qui devraient faire l'affaire pour faire mes PLU (Plages de Lumière Uniforme) permettant le nettoyage informatique de mes futures images CCD avec ma nouvelle DSI III, lors des prétraitements sous PRISM V7. Je me suis bricolé un petit support permettant de monter l'une de ces ampoules sur un petit pied photo afin que la manipulation de ce type d'éclairage haute puissance soit aisée en pleine nuit. Un diffuseur placé devant la lunette aura pour office de répartir uniformément cette lumière sur le capteur de ma CCD afin d'obtenir de bons PLU.

A la prochaine pour de nouvelles aventures...

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