Fin du mois de juin 2010 : Achat-test de la MEADE DSI III et retour de ma DMK 41

Pour finir ce mois de juin, plusieurs nouvelles qui furent déterminantes et une nuit de découverte pour observer et tester PRISM V7, avec Pleine Lune, du samedi 26 au 27 juin.

Le premier événement de taille se produisa durant la semaine du 21 au 25 juin 2010 lorsque la Maison de l'Astronomie (Paris) m'a contacté pour m'indiquer que ma DMK 41AF02.AS était revenue d'Allemagne réparée. Cette nouvelle m'incita à me rendre à Paris pour la récupérer.

Arrivé sur place samedi 26 juin au matin, lorsque le vendeur (qui n'est rien d'autre qu'un astronome connu et reconnu répondant au nom de Didier FAVRE) me reçut pour me remettre ma DMK, j'ai eu l'heureuse surprise qu'IMAGING SOURCE m'ait purement et simplement proposé un échange à neuf sans frais de la dite caméra ! Il est clair que cela ne paraît pas très étonnant mais il faut tout de même aussi se dire qu'ils n'étaient pas obligés d'un tel geste très commercial, surtout pour une caméra que j'avais acheté il y a plus de trois ans.

Satisfait par la nouvelle, j'ai finalement décidé d'investir dans une CCD MEADE DSI III. Cette caméra offre des performances encore plus élevées qu'une DMK pour le ciel profond (refroidissement par conviction du capteur, capteur plus grand que la DMK, résolution supérieure, taille des pixels supérieure permettant une sensibilité beaucoup plus élevée, convertisseur 16 bits au lieu de 8 bits, capteur SONY naturellement peu bruité). En somme, la caméra MEADE est spécialement étudiée pour l'étude des objets très faibles et pour les très longues poses (jusqu'à au moins 10 minutes).

Dès la nuit qui suivi mon achat, j'ai pu tester la caméra DSI III directement sur le ciel ainsi que l'autoguidage avec ma DMK 41AF02.AS, le tout via PRISM V7...Bien entendu !!!

En définitive, en une seule nuit, tout le matériel à tester fut presque nouveau : Nouvelle CCD d'acquisition et nouveau logiciel pour acquérir ainsi que autoguider la monture GP. Autrement dit, cela m'a permis déjà d'évaluer le comportement de ce logiciel PRISM V7 qui s'avère tout autant instinctif que puissant. Mais comme toute première nuit d'essai, je n'ai pas pu produire de première image "sérieuse" mais juste des brutes que je garderai pour moi qui témoignent des atouts majeurs de ma nouvelle installation...

Affaire à suivre si le ciel le veut bien !!!

PRISM V7 : Investissement dans le célèbre logiciel complet pour l'astronomie développé par Cyril CAVADORE

Nous arrivons déjà à la fin du mois de juin 2010 et la météo actuelle m'a contraint de ne pas pouvoir faire de test de ma nouvelle acquisition, à savoir le logiciel PRISM V7 de Cyril CAVADORE.

J'aurais préféré entamer une présentation de ce nouvel outil avec une première lumière mais le destin en a décidé autrement.

Pour ne pas vous laisser dans un silence trop long, j'ai donc décidé de faire une petite présentation théorique de ce logiciel incroyable qui, depuis longtemps, s'est fait une très solide réputation dans le monde amateur comme professionnel, en équipant une grande part d'observatoires français et européens (tels que le Pic du Midi, l'Observatoire de la Côte d'Azur, l'Observatoire de Haute-Provence (OHP) ou bien encore l'European Southern Observatory (ESO)), mais aussi des activités de recherche (Centre Universitaire d'Orsay, France) compte tenu de son concept ultra-performant d'interface "tout-en-un" qui permet véritablement de tout faire sans devoir changer de logiciel en cours de nuit ou après la nuit.

C'est ce logiciel qui va bientôt assurer la totalité des opérations conduisant à la production d'images et d'analyses avec mon matériel d'astronomie :

- Contrôle de ma monture allemande GP via le contrôleur MTS-SDi Boxdörfer (Pointage automatique sur n'importe quel astre via un planisphère)
- Autoguidage photographique avec n'importe quel détecteur CCD
- Pilotage de mes caméras CCD (IMAGING SOURCE et MEADE)
- Prétraitements des images
- Traitements des images
- Analyse des images (repérage automatique d'un astéroïde, d'une comète)
- Astrométrie (Mesures de positions d'un astre connu ou inconnu)
- Automatisation d'une liste d'observations

En somme, l'investissement dans ce logiciel sonne pour moi la fin des bricolages avec des petits programmes "freeware" éparpillés un peu partout sur mon portable qui peuvent parfois être incompatibles entre eux. Cet investissement marque également une étape très importante (pour ne pas dire décisive) dans mon implication dans l'astronomie depuis 1999 puisque jusqu'à l'investissement d'un contrôleur Boxdörfer, ce célèbre et excellent logiciel PRISM ne représentait qu'un piètre intérêt par rapport à mon ancienne instrumentation qui ne permettait pas de liaison entre mon PC et ma monture GP.

Tout astronome qu'il soit amateur ou professionnel, lorsqu'il investi dans PRISM, ce n'est jamais un investissement anodin par le fait que ce programme est l'un des piliers majeurs de l'astronomie "à la française" et que celui-ci monopolise la place dans les esprits comme logiciel à la fois dédié aux images du ciel profond de référence publiées dans les plus grands magazines internationaux mais également comme le logiciel presque toujours utilisé par tous les astronomes amateurs "sérieux" qui collaborent régulièrement avec des professionnels dans des programmes d'observations ou de recherche.

Pour ma part, l'investissement dans PRISM se justifie directement pour le pilotage de ma future CCD MEADE DSI III Pro mais surtout parce-que je souhaite m'intégrer très sérieusement dans des analyses, quelles soient photométriques ou astrométriques sur les différents objets que je serai amené à observer avec mes instruments. Ce genre d'analyses s'appuyant sur des algorithmes et des catalogues d'étoiles pointus (jusqu'à la magnitude 16 ou +), il se devait que je fasse appel à un programme spécialisé, renommé, bien au point dans ce domaine afin que mes travaux aient toutes les chances de répondre à la crédibilité voulue.

Désormais, me voilà suspendu à une seule et éternelle inconnue : La météo...

Nuit du 04 juin au 05 juin 2010 : Premiers perfectionnements en autoguidage

Après deux semaines de mauvais temps, voici le ciel qui s'ouvre à nouveau dans la nuit de vendredi 4 au samedi 5 juin 2010. Ce fut l'opportunité pour parfaire ma pratique de l'astrophotographie et notamment de l'autoguidage.

Je tiens à remercier très chaleureusement au passage Cédric ROSADA (http://www.astrosurf.com/rosada/) pour son aide. Cet astrophotographe réalise toutes ses images avec exactement, à quelques détails près, le même matériel que moi (même monture, mêmes moteurs, même contrôleur Boxdörfer) et parvient à poser jusqu'à 10 minutes pour le Halpha des nébuleuses diffuses avec un diviseur optique. Il m'a permis de mettre le doigt sur les quelques détails à ne pas négliger pour obtenir de bons résultats avec ce dispositif. Ce fut donc l'occasion d'appliquer certains de ses conseils sur un objet aussi commun que M13.

Par là même, j'ai pu également tester la précision du GOTO avec un capteur de seulement 1/4" de diagonale (je ne l'avais jusque là testé qu'en visuel). C'est époustouflant : L'objet est systématiquement du premier coup presque au centre du capteur CCD malgré sa très petite surface. Trouver n'importe quel objet sans effort est désormais possible.

Pour procéder à ce test d'autoguidage, la lunette 80ED SKYWATCHER (imageur) et sa lunette guide ORION SHORT TUBE 80/400 (guidage) étaient de sortie et installées en parallèle l'une sur l'autre comme d'habitude avec un équilibrage parfait, tant en Ascension droite que en Déclinaison. Bien qu'il faille très certainement encore revoir certaines choses car tout n'est pas parfait, j'ai clairement pu assister très clairement à un autoguidage fonctionnel puisque le défaut de suivi est très nettement réduit, au point que des acquisitions de 2 minutes présentent dans 90% des cas des étoiles presque rondes. Ce défaut infime de guidage est certainement dû à l'échantillonnage défavorable utilisé entre les deux lunettes ainsi que à quelques valeurs à revoir encore dans PHD Guilding.

Image de M13 :

- 10 poses de 110 secondes
- Traitement sur IRIS
- Caméra IMAGING SOURCE DBK (couleur) 1/4"

Articles les plus consultés depuis les 7 derniers jours...