3 nuits d'astronomie pour essayer mon nouveau contrôleur : L'excellent Boxdörfer MTS-3SDi...Adieu STARBOOK-S !

Après bien des déboires avec mon STARBOOK-S, j'ai pris la décision radicale de changer de système de pilotage et de motorisation pour ma monture GP. Pendant une semaine, j'ai donc pris contact avec l'entreprise Axis Instruments gérée par Emmanuel Mallart.

Cette très petite entreprise est spécialisée en matériel haut de gamme pour l'astronomie, tant pour choisir une monture allemande à l'erreur périodique (EP) extrêmement faible que pour investir dans des systèmes Boxdörfer très perfectionnés dont elle est reconnue comme l'unique revendeur national en France.

Le mardi 18 mai 2010, après une semaine de discussion avec Emmanuel Mallart et deux semaines de délai entre le départ de ma commande et l'envoi de mon produit, j'ai reçu mon contrôleur Boxdörfer MTS-3SDi accompagné de tous les câbles nécessaires à son alimentation et à l'utilisation de toutes ses fonctionnalités informatiques.

Il me convient de souligner tout le sérieux d'Emmanuel Mallart dans la transaction : Le produit est arrivé dans un colissimo recommandé portant les spécifications "FRAGILE" et dont l'intérieur était complètement blindé avec du papier journal. Les produits étaient eux-mêmes enveloppés dans des pochettes à bulles, ce qui permis de garantir de trouver des produits en parfait état à l'intérieur du paquet.

Nombreuses ont été les personnes qui furent satisfaites de ces contrôleurs et c'est en très grande partie l'excellente réputation D'Axis Instruments qui se reflète dans la plupart des forums qui m'a définitivement convaincu que le contrôleur Boxdörfer PowerFlex MTS-3SDi pouvait être le meilleur remplaçant à envisager face à ma totale insatisfaction avec le STARBOOK-S. Ce contrôleur offre pour le principal avantage de me permettre de bénéficier du silence et de la précision des moteurs pas à pas MT-1 que j'utilisais à mes débuts avec la fameuse raquette VIXEN DD1 que beaucoup connaissent (la raquette de pilotage classique de la monture GP pour faire court) pour un suivi ainsi qu'un autoguidage photographique précis ainsi qu'un GOTO lent d'une précision "chirurgicale".

J'ai prévu prochainement de consacrer une page complète sur mon site officiel pour décrire en détail la solution Boxdörfer que j'ai mis en oeuvre pour ma pratique de l'astronomie. Mais dés lors, grossièrement, je tire de mes trois nuits d'essais de ce système (21, 22 et 23 mai 2010) des premières conclusions :

Comportement des moteurs

- Les moteurs MT-1 pilotés par ce contrôleur sont d'un silence absolu, même utilisés en vitesse rapide (32x). On ne fait absolument pas la différence entre l'état ON et OFF du mouvement sidéral ! On a véritablement l'impression que le moteur d'Ascension droite est toujours à l'arrêt...Or, quand on jette un oeil à l'oculaire de l'instrument lorsque le contrôleur est en mode ON, on se rend compte que l'objet est bien immobile et littéralement verrouillé au centre de l'oculaire par l'action du moteur !

- Le pilotage en micropas des moteurs (1/64ème pas) garanti un déplacement ultra-régulier et très onctueux des objets dans l'oculaire (lors de l'affinement d'un pointage par exemple) comme sur un tout petit capteur de 1/4" d'une webcam. C'est très plaisant notamment pour l'imagerie lunaire ou planétaire (surtout quand on travaille à de très longues focales égales ou supérieures à 2000 mm).

Le GOTO relatif sur des objets

Sous réserve de ne pas avoir la surprise d'avoir un axe de déclinaison qui tourne dans le mauvais sens (problème qui trouve rapidement sa résolution en inversant le sens du moteur via le DIP switch n°10 du contrôleur), le GOTO "lent" qui ne dépasse pas la vitesse de 32x avec les moteurs MT-1 est d'une très surprenante précision. Comme la plupart des utilisateurs, j'ai opté pour un GOTO relatif via un logiciel de planétarium capable d'envoyer des instructions au contrôleur respectant le standard LX200 via un port série. Ce choix permet de diriger automatiquement l'instrument sur n'importe quel objet de la voûte céleste (récent ou ancien, mobile ou statique, temporaire ou permanent). Ainsi, n'importe quelle comète, galaxie, nébuleuse et même un astéroïde peuvent être dénichés les doigts dans le nez en partant d'un objet de référence telle qu'une étoile brillante proche de l'objet convoité sur laquelle on aura préalablement calibré le logiciel ainsi que le contrôleur (d'où le nom de GOTO relatif).

Dès que les deux moteurs s'arrêtent, je fus surpris de trouver les différents objets désirés jamais bien loin du centre (et parfois même en plein centre) de l'oculaire de mon Célestron 8.

L'autoguidage

C'est la partie que j'ai pour l'instant étudié le moins avec ce nouveau contrôleur car c'est le domaine qui impose le plus de travail d'optimisation mais j'ai malgré tout, pour voir, effectué un premier test avec mon autoguideur MEADE LPI. Mon logiciel d'autoguidage prend en main le contrôleur sans aucun problème via le port série en langage LX200 pour lui envoyer les signaux de rattrapage.

Avec l'assurance et le total silence qui caractérisent les moteurs MT-1, il est amusant de constater que le logiciel d'autoguidage fait son travail et envoie régulièrement les corrections nécessaires à destination des moteurs AD et DEC pour maintenir le plus précisément possible l'étoile guide dans son réticule.

Avec le logiciel de chez Boxdörfer Elektronik MTSconfig, j'ai exploré la configuration de mon contrôleur et j'ai constaté que la vitesse de correction octroyée par défaut pour l'autoguidage est de 1,5x la vitesse sidérale. Peut-être cette vitesse peut elle être modifiée (plus lente ou plus rapide) pour optimiser encore les résultats du guidage.

L'alimentation

Le passage au contrôleur MTS-3SDi m'a imposé de passer à un nouveau type d'alimentation, à savoir une batterie de voiture. Longtemps habitué à alimenter mon ancienne raquette DD1 ou mon ancien Starbook-S avec le bloc de 8 piles LR20 fourni par VIXEN, j'étais sujet à des pannes d'alimentation à répétition.

Avec une batterie de voiture de 12V et d'une capacité de 40 Ah, on bénéficie d'une grande marge d'action pour un bon nombre de nuits et cela d'autant plus que la consommation en courant de moteurs MT-1 en mouvement sidéral est ridicule (environ 0,2 A par moteur selon certaines sources) ; jusqu'à seulement 0,8 A par moteur lors d'une séquence de pointage GOTO (32x la vitesse sidérale).

Conclusion

Les premiers tests me laissent sur une note globalement positive voir d'enchantement pour ce contrôleur. J'abandonne avec joie mon STARBOOK-S bruyant au suivi catastrophique pour ce contrôleur qui répond indiscutablement à la rigueur de pointage et de suivi que l'on attend en astrophotographie sérieuse.

Avec le MTS3-SDi, je possède désormais sans nul doute la solution d'informatisation de ma monture GP la plus performante et la plus précise.

Nuit du 22 au 23 mai 2010 : Tests de mon nouveau contrôleur Boxdörfer avec le célestron 8 pour le planétaire




Durant la nuit du 22 au 23 mai 2010, j'ai procédé à un test de mon nouveau contrôleur Boxdörfer avec le Célestron 8 équipé d'un crayford JMI à mise au point électrique et ma caméra Imaging Source DBK 21AF04.AS (capteur couleur 1/4" - résolution 640 x 480). Cela faisait longtemps que mon célestron 8 n'avait vu le ciel. Les cibles du test : La lune et Saturne.

La Lune a été photographiée au foyer de 2000mm de focale tandis que Saturne a été agrandie avec une barlow BAADER CARL-ZEISS 2x (4000mm de focale).

Les images de la Lune ont été l'occasion de tester la vitesse lunaire que permet de sélectionner le contrôleur, une nouveauté agréable qui n'existe pas avec une raquette DD1 ou le Starbook-S et qui améliore grandement la qualité du suivi sur la Lune tant en visuel que photographiquement. Pour l'imagerie lunaire avec une caméra CCD telle ma DBK à petit capteur, cela s'avère très performant pour respecter un cadrage précis ainsi que la haute-résolution.

Les altitudes moyennes de Saturne et de la Lune tandis que parfois des cirrus se présentaient fréquemment devant mes cibles, s'exprimaient par un ciel turbulent et des images qui "turbulotaient" assez fort. Tant pour la Lune, la résolution est très bonne grâce à une vitesse d'obturation que j'ai pu faire monter jusqu'à 1/200ème de seconde tandis que la fréquence d'acquisition de la caméra atteignait les 30 images/seconde pour combattre les effets destructifs de la turbulence atmosphérique ; Saturne fut beaucoup plus difficile avec une vitesse qui ne pouvait pas monter au delà de 1/15ème de seconde à cause de sa luminosité bien plus faible en rapport avec une focale doublée (4000mm).

Malgré tout, globalement, la bonne qualité du suivi obtenu avec le contrôleur Boxdörfer permet de garder verrouillée n'importe quelle planète à très longue focale au centre d'un tout petit capteur 1/4" pendant de très longues minutes, au point que je n'ai eu aucun problème à filmer Saturne pour récupérer une moyenne de 2000 images par vidéo alors qu'avec une raquette DD1, c'était la guerre pour la maintenir tranquille sur un capteur de dimension identique.

Le virus de l'astronomie m'a de nouveau contaminé !!

22 avril 2010 puis 2 mai 2010 - Premiers sursauts photographiques


Parallèlement à l'astronomie, j'ai repris la route avec mon sac à dos depuis le jeudi 22 avril dernier en me rendant dans la commune de Corbeil-Cerf. J'ai renouvelé l'expérience le dimanche 2 mai en allant explorer pour la première fois l'est de Beauvais avec pour unique objectif de faire des repérages (pas de photos).

Depuis le début du mois de mai, il faut dire que la qualité du ciel n'étant plus compatible pour l'astronomie, j'en profite pour conduire quelques déplacements entre deux éclaircies pour établir un nouveau plan de bataille photographique pour l'année 2010.

Globalement, pour ces deux premières après-midi de repérages, je n'ai pas pu encore retoucher à la photographie de paysages, m'étant contenté de photographier les extérieurs de deux églises, certainement par soucis de recueillir un peu de spiritualité divine avant de poursuivre...

Puis, il faut dire aussi que sur ma route, j'ai trouvé le "gibier" en paysages très maigre, bien que certains éclairages furent intéressants le 2 mai mais malheureusement en présence de sujets médiocres. L'est de Beauvais semble très décevant et peu productif pour les types d'images que j'affectionne. Ce côté "sauvage" qui me motive considérablement en photo ne transparaît pas.

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