Starbook-S et l'autoguidage : Les premiers pas avec la galaxie Messier 51...

Au cours de la nuit du 17 avril au 18 avril 2010, j'ai procédé à mon premier test d'autoguidage. Comme tout processus censé apporter du mieux, il impose un certain apprentissage.

Le logiciel d'autoguidage fait appel à un paramétrage extrêmement vaste et précis d'au moins 10 valeurs différentes, la nervosité de l'autoguidage étant même paramétrable dans le Starbook lui-même, sans oublier l'importance de l'équilibrage mécanique de la monture...

L'astrophotographie est exigeante. Il s'agit je pense du dernier grand challenge qui me reste à surmonter dans tout ce que j'ai pu expérimenter ou tester : Autoguidage et images du ciel profond à très longues poses (entre 100 et 300 secondes).

L'exercice est d'autant plus délicat que j'ai pu juger durant ce premier test grandeur nature que la monture GP n'est pas facile à guider avec le Starbook-S. Sans aucun doute parce-qu'il y a quelques paramètres logiciels à revoir sur le circuit, notamment dans le logiciel PHD Guiding que j'ai adopté pour sa relative simplicité de mise en route.

Malgré cela, le Starbook-S a encore une fois démontré sa capacité à pointer précisément la cible de qualité que j'avais choisi pour inaugurer ce premier autoguidage : Messier 51 (la fameuse grande galaxie des Chiens de Chasse). Je n'avais pas encore photographié cet objet. Après un alignement sur une seule étoile, le Starbook m'a pointé M51 du premier coup sur le capteur de ma caméra DMK. Autant dire que de ce point de vue, ce produit est vraiment au point.

La seconde phase fut d'instaurer l'autoguidage à proprement dit en trouvant une étoile "guide". Fort heureusement une étoile brillante était disponible dans le champ de la caméra de guidage Meade LPI pour pouvoir calibrer le logiciel d'autoguidage. A la suite d'un calibrage d'environ 50 secondes entièrement automatique, le logiciel est passé en guidage. Magique ! L'ordinateur a pris la main et agit à ma place sur les axes de ma monture GP. Pour une première fois, cela surprend autant qu'on croit enfin la victoire acquise !...Mais non, la galère commence car quand on a une monture sensible comme la mienne, il faut s'attendre à passer du temps pour optimiser le guidage en jouant sur les paramètres logiciel et sur les contextes mécaniques de la monture.

Il m'aura fallu 45 précieuses minutes pour me convaincre que le Starbook-S, conformément à ce que certains utilisateurs ont déjà constaté, souffre de rattrapages intempestifs en DEC (Déclinaison). C'est totalement anormal mais il faut s'y faire. En annulant les rattrapages en DEC depuis les paramètres du logiciel d'autoguidage (mode off), cela permet au guidage de se concentrer exclusivement sur les corrections à faire sur l'AD (Ascension Droite). Instantanément, le suivi a été amélioré et les étoiles bien rondes jusqu'au delà des 110 secondes de pose.

Malheureusement, je suis parvenu à ces performances encourageantes alors que la monture se précipitai en fin de course (altitude élevée pour M51 à plus de 85°). Autrement dit, ma première prise CCD avec autoguidage se limita à 9 poses de 110 secondes chacune.

Ce qui me rassure dans cette aventure, en parcourant de nombreux forums, c'est que même des astrophotographes équipés de très bonnes montures se sont un jour cassé la tête sur l'autoguidage avant d'arriver à des résultats optimaux.

A bientôt pour la poursuite du programme...

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