L'ordinateur d'Apollo 11 : Un exploit technologique !

Les premiers pas sur la Lune en ce mois de juillet 1969 par les astronautes américains de la NASA furent un événement sans précédent pour toute la planète entière. Malgré tout, je n'ai pas honte de dire que j'aurais pris du temps à réagir à cet événement par le simple fait que je n'avais pas grand-chose à exprimer sur ce sujet.

Et pourtant, il y a bien quelque-chose qui mérite toute l'attention et qui mérite que l'on publie un billet sur cet événement : C'est l'apparition d'un tout nouvel outil à cette époque, qui allait permettre la réussite de la mission. Ce nouvel outil, c'est l'ordinateur.

On a souvent tendance à l'oublier, mais en 1969, l'ordinateur n'est encore qu'au stade d'embryon et pourtant, il va jouer un rôle décisif dans cette conquête de la Lune par l'homme.

Atteindre la Lune, cela répond à une foule impressionnante de paramètres et l'homme seul n'aurait pu les maîtriser, sans être assisté d'une machine à calculer grandeur nature qu'est l'ordinateur.

Nous sommes bien loin de la miniaturisation d'aujourd'hui et des écrans LCD couleur qui équipent les ordinateurs de notre époque, lorsque ceux-ci s'imposent dans la mission Apollo 11. Les performances sont en effet dérisoires en 1969 (CPU de 1 MHz, RAM de 4 Ko et ROM de 36 Ko) pour un poids total de... 32 kg !!!

Ces ordinateurs ne s'embarrassent donc d'aucun code superflu et vont permettre simplement de réaliser l'essentiel de la mission : Calculer des vitesses, les trajectoires, des distances et actionner des commandes.

Malgré que ces ordinateurs soient des dinosaures de l'informatique, je suis assez surpris des performances que l'on pouvait en tirer. La performance pour l'époque, qui demeure même encore aujourd'hui un véritable exploit technologique, c'est que ces ordinateurs étaient capables d'exécuter 8 tâches en même temps !
Il fallait au moins cela pour faire du programme Apollo, une victoire éclatante !

La nécessité pour le programme Apollo d'emporter un ordinateur eut pour conséquence de booster la recherche dans ce domaine. L'AGC (Apollo Guidance Computer) était l'un des premiers ordinateurs à faire appel aux circuits intégrés, ce qui eu pour conséquences le développement exponentiel et la réduction des coûts de cette technologie électronique.

La mémoire informatique fut également au centre des recherches.
Le premier ordinateur x86 commercialisé en 1981 avait déjà plus de 8 fois de mémoire que l'ordinateur AGC des missions Apollo.

Enfin, cet exploit technologique ne s'arrête pas aux AGC embarqués dans les modules envoyés vers la Lune. A 40000 kilomètres des astronautes, les informations collectées par les AGC étaient récupérées en temps réel par un ordinateur au sol dans la base de Houston. Un certain ancêtre d'internet, j'en concluerais personnellement. L'ordinateur au sol permettait en fonction des informations collectées pendant l'aller vers la Lune d'assurer le guidage à distance des modules spatiaux pour le retour vers la Terre.

On concluera que les retombées de cette mission Apollo furent considérables au cours des plusieurs décennies qui suivirent. Une raison réellement valable de rédiger ce billet et de respecter ainsi que comprendre les 150 milliards de dollars de coût du programme. Plusieurs inventions, aujourd'hui démocratisées, sont les résultats des nombreuses recherches motivées par cet exploit :

- Le GPS pour la localisation précise d'un objet fixe ou mobile.
- Les télécommunications (internet, vidéo-conférence, liaison téléphonique directe par ondes radios,...etc)

Aucun commentaire:

Articles les plus consultés depuis les 7 derniers jours...