Week-end du 5 au 7 juin 2009 (1) : Nettoyage de ma lunette ORION SHORT TUBE 80 et préparations optiques...

Dimanche 7 juin 2009, j'ai procédé à une analyse approfondie de ma lunette ORION SHORT TUBE 80. Initialement achetée à l'hiver 2007 pour effectuer de l'autoguidage pour les longues poses, elle n'a jamais été utilisée pour cause de gros soucis personnels survenant brutalement, depuis son achat en occasion à 50% de son prix neuf dans un état "discutable" (poussières, tâches,...). J'ai finalement décidé depuis peu de me remettre à l'astronomie (après donc une pause d'un an et demi) et de reconsidérer l'usage de cette lunette parmi tous les instruments que j'avais pu acheter en la remettant en parfait état d'utilisation.

Bien que n'étant que achromatique, cette lunette pourrait bien se voir attribuer dans un avenir proche la lourde tâche d'être l'instrument me permettant de photographier les phases de la Lune ou le soleil en entier d'une façon rapide et régulière, sans avoir à sortir toute la lourde panoplie de matériel que je suis condamné à sortir à chaque fois pour faire une image (monture allemande motorisée, alimentation, raquette,...) et que je suis également condamné forcément à ranger ensuite...jusqu'à la prochaine fois.

La situation peut paraître exagérée mais au fil du temps, ces manipulations deviennent malgré notre passion, une source très lourde de conséquence de découragement et de lassitude pour beaucoup d'astronomes amateurs.

Souvent l'idéal est de se construire un observatoire personnel fixe mais ce n'est pas toujours possible...

Nettoyage...

J'ai débuté le processus par une révision compléte de la lunette. Longtemps exposée à la poussière dans la vitrine de la Maison de l'Astronomie, cette petite lunette a fini par trouver son propriétaire un soir d'hiver 2007. Malheureusement comme beaucoup de tous ces instruments d'exposition, la poussière s'était déposée sur la surface interne de l'objectif. Il était donc indispensable de nettoyer cet objectif avant d'espérer pouvoir l'utiliser photographiquement. Pour l'atteindre, j'ai donc procédé au démontage minutieux de l'instrument afin de désolidariser l'objectif du tube. Le nettoyage de base a été réalisé avec un liquide et un chiffon doux d'opticien.

Je l'ai fini à sec avec un stylo à décharge de carbone afin d'obtenir un objectif parfaitement propre, sans trace de liquide ni rayure.

Préparations optiques...

Beaucoup plus courte et légère que ma SKYWATCHER 80ED pour une ouverture équivalente, celle-ci est d'un maniement beaucoup aisé sur un trépied photographique. Sans chercheur, on peut pointer le soleil ou la lune dans le viseur de l'appareil photo à court sûr ! A tous les coups, on gagne !!! Je ne souffre pas (c'est incontestable) avec cette lunette ORION de "l'effet de levier" que l'on souffre avec la SKYWATCHER, beaucoup plus longue, qui est un phénomène qui devient très fatiguant à la longue pour pointer et garder l'astre dans le champ du viseur de l'appareil photo.

D'un diamètre de 80 pour une focale primitive de 400mm, on a donc affaire à une lunette ouverte à F/D 5 contre les F/D 7.5 de la SKYWATCHER. Là encore, cette petite lunette est intéressante non seulement pour sa grande luminosité mais également pour sa moyenne focale qui peut en faire un excellent téléobjectif pour la faune, très facilement transportable en voiture.

Tous ces espoirs sont permis d'autant que le système mécanique de mise au point de cette lunette (crémaillère) est paradoxalement mieux fini que celui équipant la SKYWATCHER, ce qui permet un montage fiable et très rigide de l'ensemble (lunette + boitier photo). Tout cela a été testé ce dimanche avec beaucoup de sérieux, avec ou sans barlow CARL ZEISS 2X.


Les tests ont été effectués de jour, sur un soleil timide qui se cachait de temps à autre à travers des nuages menaçants, en utilisant un filtre pleine ouverture en astrosolar. Le but était de pouvoir déterminer le montage à effectuer sur cette lunette pour qu'il soit possible d'atteindre le point de netteté avec la barlow CARL ZEISS afin d'obtenir la focale de 800mm (correspond au cadrage d'une focale de 1200mm avec le capteur DX d'un réflex numérique NIKON).

Comme à mon habitude, j'ai mené les tests avec un vieil argentique MINOLTA XD-5. L'avantage de cette formule est de me permettre de jouer très librement avec mes montages, démontages, échanges incessants d'accessoires jusqu'à trouver la bonne combinaison sans risquer pendant ce test d'exposer mon reflex NIKON aux poussières. Bien que le nouveau NIKON D90 soit doté d'une fonction électronique auto-nettoyante, mieux vaut tout de même continuer de prévenir que de guérir. Vu que le point de netteté est grossièrement le même entre ce vieux reflex et le capteur DX de mon boitier NIKON, je sais que si j'arrive à faire le point avec le MINOLTA, j'arriverai forcément à le faire avec le NIKON.

La focale de 800mm (1200mm dans le viseur du D90) permet d'obtenir une lune de taille respectable, qui reste toutefois suffisamment petite pour qu'il soit possible de photographier une pleine lune en une prise de vue unique. Personnellement, j'affectionne les images qui présentent la lune à ce facteur d'agrandissement (suffisamment grosse pour voir la géographie générale, suffisamment petite pour éventuellement immortaliser un événement telle que occultation, éclipse de lune, conjonction très serrée en assurant une composition aérée qui reste malgré tout parfaitement esthétique...).

Toutefois, je serais sans doute amené à jouer aussi sur l'élasticité (modularité) de la barlow CARL-ZEISS pour obtenir des focales supérieures à 800mm afin d'agrandir la lune encore bien davantage. Avec des bagues allonges, il est effectivement possible de "pousser" la barlow jusqu'à un rapport de 4x, ce qui permet d'obtenir avec la lunette ORION, une focale maximale de sortie de 1600mm (2400mm avec le cadrage du NIKON D90). L'objectif de 80mm permettrait en théorie d'atteindre confortablement cette focale (rapport F/D de 20), sans trop de casse.

Je n'ai pas encore testé ces cas de figure car je n'avais que le soleil comme outil d'évaluation et compte tenu des nombreux passages nuageux, il était impossible d'aller plus loin (soleil trop pâle). On retiendra malgré tout en tous les cas que cette barlow est un élément essentiel dans ces préparations optiques et cela d'autant plus qu'elle est d'une qualité inégalée par rapport aux autres barlow concurrentes au facteur d'agrandissement de surcroît fixe (non modulable).

Affaire à suivre, un soir ou un matin avec une "belle" lune à immortaliser...

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