29/03/2009 : Passage à l'heure d'été

Comme tous les ans, le dernier dimanche du mois de mars a été l'occasion de passer à l'heure d'été.

Cela a impliqué l'avancement de nos montres d'une heure...Et ce n'est pas rien !

Comme à chaque fois, le passage à l'heure d'été apporte avantages et inconvénients dans la pratique de mes loisirs touchant à l'imagerie.

Compte tenu que je ne pratique plus vraiment l'astronomie depuis quelques années, le passage à l'heure d'été est plutôt perçu pour ma part comme un véritable soulagement. Cet hiver 2008-2009 particulièrement rigoureux ne m'aura pas donné l'occasion de pratiquer la photographie nocturne (chose initialement programmée à l'automne), type d'images justement encouragé par l'heure d'hiver. Tant pis ! On verra l'année prochaine et vive l'heure d'été ! J'ai plusieurs fois reporté ces dernières années ma campagne de photographies nocturnes mais j'espère bien que l'hiver 2009 sera plus doux.

Cette heure gagnée sur nos pendules est très précieuse justement le soir car cela signifie que la nuit qui sonne souvent mon retour à la maison, se manifestera beaucoup plus tard et cela d'autant plus que ce changement horaire est également très fortement encouragé par le rallongement des journées jusqu'au 21 juin. En somme, je rentre désormais dans ma pleine période d'activité et d'épanouissement photographique. Seule dernière inconnue : La météo. J'espère que cette année 2009 m'offrira toutes les conditions requises pour tirer le maximum de mes jours de libres (week-end, RTT) et de mes congés éventuellement programmés.

Je ne pouvais finir ce nouvel édito sans entrer plus en détail dans le sujet de l'heure d'été, en ce qui concerne ses fondamentaux législatifs.

L'intérêt de l'heure d'été réside, selon ses promoteurs, dans les économies d'énergie qu'elle est censée permettre, sur la base d'une meilleure utilisation de la lumière solaire naturelle pendant la période estivale ; cette approche est cependant rejetée par ses détracteurs et mise en doute par la Commission européenne qui parle d'économies relativement limitées. D'après cette dernière, le maintien de l'heure d'été en Europe devrait être essentiellement motivé par le confort des loisirs en soirées estivales. Cette mesure est principalement utilisée dans les régions tempérées, où les variations saisonnières de luminosité rendent la mesure pertinente.

En France, l'heure d'été a été proposée par le député bas-alpin André Honnorat puis instituée en juin 1916 (loi votée en avril 1916) et abandonnée en 1946 avec une certaine confusion entre zone libre et occupée pendant l'Occupation (la zone occupée étant à l'heure allemande). C'est le 28 mars 1976, suite au choc pétrolier de 1973, que l'on a rétabli l'heure d'été (après une interruption de 1946 à 1976) : l’objectif était d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage en soirée.

Petit détail supplémentaire : Jusqu'en 1995, le retour à l'heure d'hiver se faisait le dernier dimanche de septembre à 3 h, mais depuis 1996, il s'effectue le dernier dimanche d'octobre à la même heure (ce qui induit un déséquilibre au profit de l'automne - voir plus loin).

Le changement d'heure estival a été introduit dans l'ensemble des pays de l'Union européenne au début des années 1980. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l'UE, il a été décidé d'harmoniser les dates de changement d'heure en 1998, par la directive 2000/84/CE du Parlement européen et du Conseil.

Nous en resterons à ce dernier point...

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