07/03/2009 (seconde partie) : ...Vous avez dit Humus ?

Outre mon goût certain pour la technique, cette exploration fut une observation passionnante de cette nature qui vit, qui s'agite malgré une mort végétale encore bien présente en ce début de mois de Mars. Occasion d'exprimer également mon attrait pour ce qu'il a de merveilleux dans l'espèce végétale en règle générale.

Seul le sol jonché de feuilles mortes où on observe indiscutablement une certaine régénération, nous fait espérer le meilleur à venir...

Feuilles mortes, il ne faut pas l'oublier, qui constituent les racines du renouveau que l'on appelle précisément l'humus.

L'humus, c'est la vie qui s'oppose à la mort par décomposition. L’humus, parfois nommé terre végétale, désigne la couche supérieure du sol créée et entretenue par la décomposition de la matière organique, essentiellement par l'action combinée des animaux, des bactéries et des champignons du sol. L’humus est une matière souple et aérée, qui absorbe et retient bien l'eau, de pH variable selon que la matière organique est liée ou non à des minéraux, d'aspect foncé (brunâtre à noir), à odeur caractéristique, variant selon qu'il s'agit d'un humus forestier, de prairie, ou de sol cultivé.

Dans le cas précis de l'étang des Trois Sources, il s'agit bien évidemment d'un humus forestier formé en aérobiose, plus précisément de mull, avec une bonne incorporation de la matière organique et de la matière minérale réalisée principalement par les vers de terre, présent dans les forêts à activité biologique intense (comme celle à proximité de cet étang) et les prairies. On ne trouve alors que des débris (feuilles mortes) de l'année précédente voire de l'automne précédent, et une couche d'épaisseur variable de matière organo-minérale de couleur brune. Le sol est riche en éléments nutritifs, la minéralisation s'effectue rapidement.

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