31 juillet 2016 - Mise à jour site internet avec une main qui se réveille



En ce 31 juillet 2016, mon site internet vient de subir sa première mise à jour depuis deux mois dans un climat de renaissance progressive de ma main droite très durement éprouvée par une opération suite à la mésaventure très infectieuse relatée dans le billet précédent. Il faut analyser cette mise à jour de mon portail comme une petite victoire précieuse car ceci signifie que je suis dès lors suffisamment mobile de ma main pour espérer retrouver dans d'assez bonnes conditions mon poste de travail le 16 août prochain, chaque jour étant marquant d'un tout petit progrès significatif vers la guérison de ce membre supérieur. Ce n'est pas tous les jours en effet que l'on se fait ouvrir bien largement la face dorsale d'une main pour en extraite une grande quantité de peaux nécrosées et que l'on se fait "peler" les tendons extenseurs à la pince gouge de cette même zone par un chirurgien (l'un des plus réputés cela dit en passant). 

Depuis deux semaines déjà, suite à mon rendez-vous de surveillance devant l'équipe du même chirurgien, je suis assidument des séances de kinésithérapie pour la rééducation de l'index (enroulement et déploiement) et le "décollement" progressif de la cicatrice. Si la fermeture de la plaie est acquise, celle-ci demeure très fragile avec une chair très tendre de couleur rose bonbon foncé que j'appelle plus communément la "tache de vin" ; une fragilité s'exprimant notamment par un très léger saignement de temps à autre à travers un petit orifice et un risque de re-déchirement en cas de manipulation trop brusque. Dans un tel traumatisme capillaire, il faut se rendre à l'évidence que la récupération sera très longue et qu'il ne faut pas exclure non plus que certaines douleurs demeureront très longtemps après l'opération. Dorénavant libéré des soins infirmiers à domicile tous les deux jours (du 18 juin au 30 juillet 2016), la suite de l'histoire s'écrit dorénavant seul avec le graissage de la plaie avec une crème réparatrice sans parfum ainsi que sans paraben, basée sur une association brevetée d'agents réparateurs et antibactériens combinant Sucralfate, Cuivre et Zinc. Le stade de la cicatrisation actuellement atteinte autorise désormais l'exposition à l'air libre de la plaie sans bandage ni pansement en intérieur, réservant dorénavant le pansement à sa protection antibactérienne lors de mes sorties en extérieur. La cicatrisation totale prendra certainement jusqu'à 3 mois supplémentaires (Novembre 2016)...

Affaire à suivre...!

Deux mois d'arrêt (16 juin - 16 août 2016)




“L'imprévu a ses charmes mais il est perfide, et que de désagréables surprises, cruelles même, il recèle souvent...” dirait l'écrivain et journaliste québécois Damase Potvin (1882-1964) en pareille actualité. Me voici condamné par une épreuve "bête" de la vie à deux mois d'arrêt médicaux (jusqu'à mi-août prochain) et tout autant bien évidemment pour la photographie car il s'agit de ma main droite (celle qui décide, celle qui tranche, celle qui déclenche sur l'instant décisif). Compte-tenu de la nature de l'opération chirurgicale, deux mois ne seront pas un luxe pour que le dessus de ma main puisse se reconstituer correctement avec l'aide bienveillante d'un infirmier venant analyser l'évolution de la situation tous les deux jours. Il y a de ces choses imprévues à l'apparence initialement insignifiante qui modifient pourtant fondamentalement le cours de notre existence et de nos projets.

Qui oserait croire que la morsure et le venin seuls d'une araignée pourraient suffire à produire un tel carnage ? 
Pourtant, la cause d'un tel résultat cauchemardesque est bien véridique. Depuis mon hospitalisation survenue le 16 juin, les langues se délient autour de moi et j'ai découvert les pouvoirs hyper-destructeurs de ces insectes dont nous sommes forts nombreux à ne pas nous méfier, à en sous-estimer la toxicité du venin par ignorance. Aux urgences, tout autant que le chirurgien ayant opéré ma main, personne ne semblait étonné d'un tel dérapage.

Cet autre article notamment représente la mésaventure d'une autre personne sur un pouce de main : Voir

Ainsi soit la vie et je la relativise toujours car après tout, il existe des ennuis de santé bien plus graves...

Un peu de réflexion libre sur la photographie

Jardin du Luxembourg en novembre 2015
Malgré le poids des années, la multiplication de mes blogs et de mes supports d'écriture, Electrons libres conserve intemporellement sa logique : La convergence entre photographie et mes réflexions d'ordre général. Débuté le 1er octobre 2008, bien que parfois concurrencé par mes autres activités (notamment par mon blog sur mes reportages avec le X100T depuis avril 2015), il est de tous les temps mon calepin de notes autobiographiques ou techniques. Ce 361ème article n'échappe pas à la règle, visant à décrypter mon état d'esprit actuel par rapport à ma pratique personnelle de la photo.

Pour appuyer mes pensées, j'ai jugé bon de citer des citations de grands photographes ou écrivains.

William Klein

"Sois toi-même. Je préfère de beaucoup voir quelque chose, même si elle est maladroite, qui ne ressemble pas à l'œuvre de quelqu'un d'autre."

Henri-Cartier Bresson 

"Photographier, c'est une attitude, une façon d'être, une manière de vivre." (1994)

"Si il n’y a pas d’émotion, si il n’y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c’est la photo qui nous prend." (1969)

"Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l'œil et le coeur."

"L'appareil photo est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois. Pour « signifier » le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C’est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression."

"La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants."

"Il y a une fraction de création d'une seconde lorsque vous prenez une photo. Votre œil doit voir une composition ou une expression que la vie elle-même vous offre et vous devez savoir avec intuition quand déclencher. Tel est le moment où le photographe est créatif. Une fois que vous le manquez, il est parti pour toujours."

Bill Brandt

"Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l'enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange."

Robert Doisneau

"Quand on est prisonnier de l'image, cela vous donne toutes les audaces."

Eric Kim

"La photographie de rue, c'est avant tout 80% de culot !"

Anatole France

"En art comme en amour, l'instinct suffit."

Georges-Bernard Shaw

"Le photographe est comme la morue qui pond un million d'oeufs afin qu'un puisse éclore."

Toutes ces citations n'ont pas été choisies par hasard et représentent le vivier de mon argumentaire, de mes observations et des propres critiques que je pourrai éventuellement me faire sur ma propre pratique photographique. Globalement, toutes ces citations donnent justice à ce que j'ai personnellement appris ou ressenti au gré de mes milliers de découpages dans le viseur. Plusieurs points importants se sont détachés de mon analyse que je pourrai donner comme conseil à n'importe quel photographe (surtout s'il débute) :

I) Etre authentique, être sois-même, jamais chercher à copier un(e) autre photographe

II) On est d'autant plus performant avec un appareil photo lorsque notre créativité est guidée par une cohérence dans le but du témoignage et dans les sujets photographiés allant bien au-delà de réaliser simplement de bonnes photographies car le photographe est également tout à la fois, journaliste, poète et romancier.

III) Quand il s'agit d'une quête de témoignage authentique à laquelle on croit véritablement, on est à même, mieux que quiconque, de ressentir profondément le bien-fondé d'un cliché. Dans ces conditions, on peut redoubler d'une audace bien rare pour aller capturer cet instant si difficile en d'autres circonstances moins passionnées. Il faut se sentir impliqué par le sujet.

IV) Abandonner les certitudes pour débrider la créativité en acceptant de prendre certaines photos qui ne semblent pas intéressantes au premier abord. Au développement, il y a fréquemment des surprises.

V) L'instinct est le meilleur moteur de la composition. Il convient de se préoccuper constamment de la composition mais dans la photographie sur le vif, on n'a pas le temps de réfléchir, il faut s'abandonner juste à sentir intuitivement que le moment de déclencher est venu car si on hésite, ce moment ne reviendra plus.

VI) La probabilité d'une bonne photo est extrêmement faible. Il faut accepter de multiplier les essais dans la perspective d'augmenter les chances d'éclosion d'une belle réussite. En d'autres termes, il faut accepter de sacrifier du temps pour aller à l'encontre de ces images ; c'est bien souvent ce que j'accepte seulement et seulement si, de faire quand je suis conditionné à chercher l'image, en dehors de toutes pressions du quotidien.

Ainsi, me semble aujourd'hui parfaitement compréhensible pourquoi la photographie de rue représente fréquemment pour moi un sujet assez difficile car contrairement à d'autres thématiques qui me sont propres, je ne suis motivé, animé dans mes photos urbaines en extérieur par aucun but précis, ne me sentant finalement que trop peu impliqué et trop peu sensibilisé par l'être humain.

S'il n'y a pas de but, il ne peut y avoir une photo ou quand je déclenche malgré cela, elle ne représente rien. La photographie de rue est en recrudescence depuis ces dernières années, tout le monde s'y met et il me semblerait donc que mon esprit puisse également se heurter justement consciemment comme inconsciemment à cette impression dérangeante de faire comme tout le monde, de ne pas être moi-même, de n'être qu'un simple suiveur sans philosophie propre. Avec les vaches, je me sens moi-même et impliqué ; Avec l'homme, je me sens étranger, lointain, déconnecté. De ce fait, il ne peut y avoir d'audace, encore moins de culot dans l'approche de mes sujets dans la rue (disposition pourtant préalable dans la réalisation de bonnes photos dans ce contexte). L'acceptation de soi-même et l'affirmation de soi-même, tels sont les vrais filigranes de la photographie...

Le printemps, tant dans la nature que dans la tête - Couleur ou noir & blanc ?

Nous sommes le tout dernier jour de mars de cette année 2016 et l'envie d'écrire ici devenait nécessaire. Depuis mes meilleurs vœux de ce début d'année, j'ai beaucoup avancé en me débarrassant notamment de l'exposé sur l'imagerie numérique et en mettant à disposition de mes visiteurs les plusieurs centaines d'images de 2015 que j'ai sélectionné (voir). J'ai cessé d'acheter à tout va du nouveau matériel optique, tout comme photographique, car la progression personnelle en est d'autant plus subtile que profonde dans mes travaux car revenir aux fondamentaux est salvateur. C'est bien de changer souvent d'instrumentation pour suivre la course au progrès ou se perdre continuellement dans l'essai de nouveaux accessoires créatifs mais ce changement compulsif continuel d'outils fait-il progresser nécessairement l'expérience même du photographe concernant très justement ces fondamentaux ?

Nous sommes des éternels élèves débutants en photo et je crois bien que le jour où j'ai investi dans mon FUJIFILM X100T pour m'intéresser davantage à l'humain, j'ai poussé la porte d'un nouveau cran supérieur car comme Jean GABIN le disait lui-même en chanson :

C'était l'début, c'était l'printemps 
Mais quand j'ai eu mes 18 ans 
J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS 

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne 
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas 
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

[...]

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !


Ma dernière petite ballade dans le Jardin du Luxembourg à Paris m'a beaucoup fait progresser sur ma très longue réflexion entre la couleur et le noir & blanc. Mieux que des livres, la pratique est un professeur redoutable.

Quand utiliser l'un et l'autre ?

Souvent, les débats n'en finissent pas entre défenseurs des deux écoles avec des arguments parfois bien subjectifs mais qu'en est-il objectivement ? Curieusement, jusqu'à ces deux dernières années (2014-2015), je faisais parti de l'école 100% couleur car mes quelques expériences monochromatiques n'étaient alors jamais à la hauteur de mes attentes. Sans le savoir, mes sujets et compositions étaient parfaitement disposés à une expression en couleur et mon œil me le disait naturellement. La faute au photographe pour des résultats si modestes en monochrome, de bien entendu, tant dans le choix des sujets que dans le traitement d'image employé. DXO Pro 9 m'a apporté un premier progrès significatif en 2014 sur les paysages et les bovins mais il restait à creuser, surtout du côté des sujets et de mes compositions car c'est surtout de ceux-ci dont dépend le choix...


La plupart des photographes de sujets humains, surtout de rue, étaient des grands défenseurs de l'imagerie monochrome et fuyaient la couleur.

Mais pourquoi ?

La réponse m'est venu bien précisément dimanche 27 mars en réalisant des compositions avec des sujets humains dans ce fameux jardin du Sénat : La couleur n'apporte rien aux images, si ce n'est de parasiter mes compositions ! Autrement dit, j'ai la première fois réalisé que la photographie couleur, contrairement à ceux qui claironnent que c'est un gage de facilité, est un art très difficile dans les scènes urbaines très intéressantes mais surchargées en couleurs qui perturbent l’œil du spectateur, au point que l'image paraisse d'une bien banale fadeur !! Avec le noir & blanc, la photo de rue se simplifie à sa simple expression des formes, structures, contrastes au seul service de l'émotion et de la composition pure. Saisir l'instant décisif est déjà un vrai sport en photo de rue mais si en plus, il faut penser à la bonne coordination des couleurs dans la scène, l'exercice de la photo couleur dans ce domaine devient l'ultime haut niveau d'expertise de la photographie. En supprimant la couleur, on augmente considérablement la probabilité de produire des clichés de la rue fonctionnels. 


Meilleurs vœux pour l'année 2016


L'année 2016 débute très doucement. 

Depuis octobre dernier, j'avais disparu de mes blogs et notamment de celui-ci. Il faut dire que les occasions de me manifester se font beaucoup moins nombreuses depuis que j'ai raccroché mon appareil photo depuis début novembre pour me consacrer à mon petit appartement dont je suis officiellement l'heureux propriétaire depuis fin octobre. Après trente-trois années basé dans le Val D'Oise, me voici fraîchement désormais débarqué dans le Val-de-Marne (94) à plein temps depuis le 27 novembre 2015 (date où j'ai commencé à occuper les lieux 24h/24). S'en est en toute logique définitivement fini pour le Pays de Bray avec ses vaches ainsi que ses paysages pittoresques, la photo de rue s'imposant de plus en plus par ma proximité à Paris et ma présence dans un contexte indiscutablement davantage tourné vers l'urbanisme. Mes congés de fin d'année de décembre fut une période contrastée entre travaux d'intérieur d'ameublement et quelques prises de vues sporadiques pour ne pas laisser moisir trop longtemps mon appareil dans son sac, ainsi que m'assurer que je n'avais pas trop perdu la main (tant dans le sens du regard que dans la technique)...

Compte-tenu de ce bouleversement géographique, la mise à jour de fin d'année, couramment effectuée tous les ans, n'aura pas eu lieu. Une mise à jour majeure au cours du premier semestre 2016 aura sans doute lieu quand j'aurai fini de trier toutes mes épreuves depuis avril 2015 ainsi que leur mise en page HTML et quand j'aurai pu prendre le temps d'ouvrir une ligne internet digne de ce nom. Rien ne presse car comme la tortue, je préfère surtout partir à point, d'autant que la vie n'aura jamais portée une saveur aussi exquise que depuis ces deux derniers mois et que la sagesse est une vertu phare de ma personnalité, préférant de beaucoup l'esprit comptable de la fourmi.

On peut débuter tout comme on peut conclure un billet avec la formule annuelle commune, sans en altérer aucunement la force ainsi que la sincérité du message. Je vous souhaite à toutes et à tous, mes meilleurs vœux pour 2016 dans tous les domaines et toujours en particularité sur la santé. 

A bientôt pour de nouvelles aventures photographiques !

Autres réjouissances : Photos de rue, OVF et autres perfectionnements

Après le 29 septembre, j'ai finalement abandonné le Pays de Bray définitivement à cause d'une météo devenant de nouveau incertaine et également surtout emporté par le soucis de couvrir d'autres sujets comme la photographie sur le vif. Jusqu'au dernier jour du 11 octobre 2015, j'ai profité de mes quelques échecs et de mes réussites pour perfectionner ma technique en photographie de rue.

Dreux, Chaumont-en-Vexin, Paris et Saint-Germain-en-Laye seront les lieux de ce perfectionnement.








Fervent des cadrages au cordeau dès la prise de vue car perfectionniste, j'ai très largement utilisé le viseur électronique (EVF) du FUJIFILM X100T depuis son acquisition en février 2015. Le viseur du X100T étant hybride (ce qui fait sa force), en pratiquant la photographie de rue, je me suis rendu compte que cette pratique qui demande une grande réactivité pour saisir "l'instant décisif" exige qu'on valorise très majoritairement l'intuition de la composition structurelle/émotionnelle sur la rigueur d'un cadrage définitif techniquement irréprochable. 


Il s'est avéré que le viseur optique (OVF), bien que relativement imprécis et atteint de parallaxe se révèle terriblement efficace pour la photographie de rue car il laisse l'intuition totalement maître du moment de déclencher dans le cadre blanc rétro-éclairé mais permet également l'anticipation de la sortie ou de l'entrée de certains sujets dans l'image ; le cadrage définitif étant finalement réalisé au développement des RAW sur ordinateur. Echecs et réussites, ils m'ont permis de résoudre un petit nombre d'imperfections de la configuration de mon X100T et d'optimiser surtout l'aspect de l'OVF pour un rapport réactivité/précision maximal en le débarrassant d'un bon nombre d'informations distrayantes.

Des congés finalement tant instructifs que productifs, l'apprentissage étant éternel.

26, 27 et 29 septembre 2015 : Le temps des premières réjouissances


Après une première exploration du Pays de Bray, jeudi 24 septembre, assez pessimiste, une météo des plus favorables annonça le temps des premières réjouissances photographiques à partir du 26 septembre. Pour en profiter pleinement, ce fut tout d'abord un petit tour en Champagne chez mon récoltant (le récoltant familial depuis 1987). Certes déjà présenté, il y a quelques années sur le même blog mais quand il s'agit du merveilleux résultat du X100T en rendu "Classic Chrome" (mon "LEICA du pauvre" que je ne présente plus), c'est toujours un prétexte de plus pour en reparler !


Après le plein en bouteilles effectué, rien de mieux en cette météo particulièrement radieuse de profiter de l'architecture locale de la Champagne pour exercer son oeil. La candidate fut l'Abbaye Saint-Pierre d'Orbais de style roman tardif, édifiée à partir de la fin du XIIème siècle. Dalles, décors et vitraux représentent les moments forts de cet épisode architectural.





Le lendemain, biensûr, pas moyen d'échapper à la tentation : Il faut retourner en Pays de Bray pour profiter enfin de conditions tout à fait dignes pour saluer comme il convient toute la richesse de ce territoire avant de lui dire un long et grand au revoir, pour assez longtemps à mon avis. Enfin, l'occasion de retourner également au plein usage de la couleur après les images monochromes très sombres du 24 septembre. 
Un tracteur retournant la terre et deux races de vaches seront au menu !





En cette période de l'année, les ombres sont longues très tôt en soirée et la lumière dorée se manifeste dès 17h00. Pour un photographe rompu à cette période de l'année, c'est bien entendu tout à fait voulu car la lumière violente de l'été n'est absolument pas adaptée à la réalisation d'images intéressantes. Fin septembre et début octobre, c'est le début des lumières "photogéniques" à des horaires précoces. Ayant pendant cinq ans, de 2009 à 2014, couvert le Pays de Bray avec des reflex et plusieurs objectifs, je dois dire que travailler uniquement avec le cadrage d'un 35mm est très dépaysant ! 

Ceci étant, je ne me sens nullement bridé dans ma créativité car je n'ai ressenti curieusement que seulement deux fois la frustration de l'absence d'une longue focale pour mes amis les bovins...Pour déjà trois centaines de clichés en quelques sorties ! Deux jours plus tard, le 29 septembre, je récidive en jouant du noir et blanc sur mes sujets préférés et j'ose par delà même la FUJICHROME VELVIA dont je n'apprécie pourtant pas toujours la trop grande saturation des couleurs à mon goût mais parfois, cette grande force colorifique peut magnifier certaines images.







J'ose rêver que ces réjouissances puissent se prolonger suffisamment longtemps...Si ce n'est une semaine de plus. Tout ceci appartient encore au futur, nous le verrons bien assez tôt !

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